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6 décembre 2022 2 06 /12 /décembre /2022 09:00
Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.

La fraîcheur et la brume n'auront découragé personne ! Nous sommes 26 à Ainhoa, bien décidés et bien couverts...

Nous avons le privilège de traverser à pieds ce site classé parmi les "Plus Beaux Villages de France". Il semble cependant complètement endormi à cette période de l'année. La fermeture des commerces et les travaux en cours n'enlèvent rien au charme indéniable de ces maisons anciennes aux façades et colombages rouges ou verts, parfaitement entretenus. L'une d'entre-elles daterait de 1641, si l'on se réfère aux indications gravées au-dessus des portes.

Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.
Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.
Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.

 A la sortie du village, en direction de Dantxaria, nous entamons tranquillement la montée vers les modestes sommets locaux. Une solide grimpée nous attend plus tard pour atteindre le col des Trois Croix (513 m), toujours parsemé des restes de cartouches près des palombières désormais en sommeil.

   La brume est encore là, mais l'ascension du pic ATXULEGI (616 m) et du pic EREBI (583 m) nous laisse espérer un rayon de soleil pourtant promis par les prévisions météo ! Le point de vue habituel sur la côte, les Pyrénées et la Rhune n'est que partie remise !

Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.
Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.
Col des 3 Croix. Atxulegi ( 616 m ) et Erebi ( 583 m ) depuis Aïnhoa. Jeudi 01 décembre 2022.

 Nous entamerons assez vite la descente pour rejoindre la Chapelle de l'Aubépine (ARANTZA - 388 m), lieu privilégié pour un pique-nique original. De timides rayons de soleil viendront enfin réjouir les coeurs ! Ce site très bien entretenu mérite une attention particulière. Nous sommes sur les flancs de l'ATSULAI.

  Tout près de la Chapelle figurent trois croix géantes sur lesquelles "s'éternisent les Condamnés". Au sol, sont exposées 26 stèles tabulaires et discoïdales, symboles de l'art funéraire basque.

  Un petit panneau discret situé sur la grille d'entrée indique, en quatre langues, l'origine de cette Chapelle. Un berger aurait aperçu ici la Vierge Marie dans un buisson d'aubépine et se serait écrié : "Arantza zu"... ( Vous, dans un buisson d'aubépine ! ").

  Nous redescendrons vers le village par la piste carrossable jalonnée d'une douzaine de croix blanches (13?). Chaque année, le lundi de la Pentecôte, un pélerinage est organisé ici en direction de la Chapelle.

  De retour au parking, le traditionnel verre de l'amitié se partagera à Dantxaria, où les ventas et les stations-essence sont toujours aussi attractives !

  La fin de l'année approche à grand pas. Chacun pense déjà à notre repas traditionnel de Noël qui se déroulera le 15 décembre à Macaye.

Gilbert.

Photos :
Anita.
Guy.

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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 09:59

Rappelle-toi Anita,
Il pleuvait sans cesse sur Marouette ce jour-là
Et tu nous attendais souriante,
Épanouie, ravie, ruisselante,
À sept heures du matin
Rappelle-toi Anita
Il pleuvait sans cesse sur Marouette
Tu souriais, la tête déjà en Aragon,
Ravie de nous emmener par-delà les monts.

Je paraphrase Prévert, pardon à lui, mais j'en rajoute : non seulement il pleuvait sur Marouette ce troisième lundi d'octobre mais aussi en Aragon trois heures plus tard et 240 kilomètres plus loin.

De fait, parvenus à Villalangua, le point de rendez-vous, rappelle-toi Anita, tu as dû changer tes plans et annuler la randonnée que tu avais prévue à la Foz de Salinas pour nous faire découvrir le village abandonné de Salinas Viejo et une magnifique cascade. Tu nous as invités à remonter dans nos voitures et à nous rendre à l'hôtel où, bien que notre arrivée ne fusse prévue qu'en fin d'après-midi, nous avons été très bien accueillis.

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Sur place, le soleil était revenu et nous avons pu pique-niquer sur la terrasse de cet hôtel de luxe, face à un paysage de rêve.

Mais avec toi, Anita, pas question de farnienter ni même de profiter du spa, sitôt le café avalé, tu nous as entraînés en direction du petit village de Liñas de Marcuello où nous avons garé les voitures et enfilé nos chaussures de randonnée.

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Le large chemin pierré que tu nous as fait prendre s'élevait en douceur, idéal pour une première mise en jambes. Serpentant à flanc de montagne, le camino natural de la Hoya de Huesca – c'est son nom – n'a pas tardé à nous offrir un panorama incroyable sur les sierras environnantes.

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Très vite, nous avons aperçu l'ermita de San Miguel puis, tout près, l'ermita de Nuestra Señora de Marcuello qui se dressaient, l'un et l'autre, au faîte d'un pic. À peine le temps de faire une, deux, trois, puis une centaine de photos de groupe, nous sommes redescendus vers Liñas de Marcuello pour reprendre nos voitures en direction du Castillo de Louarre.

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Celui-ci, construit sur un éperon rocheux à 1071 mètres d'altitude, se compose de plusieurs ailes et bâtiments, dont la majorité est en très bon état de conservation. Construit au XIe siècle, le castillo était une pièce maîtresse pour le roi Sanche III le Grand lors de la reconquête par les Chrétiens de cette Tierra Plana. Au cours de la période du haut Moyen Âge, le château de Loarre et celui de Marcuello revêtaient une importance stratégique de premier ordre dans le système défensif aragonais face à la position musulmane de Bolea.

En raison de sa beauté, de son caractère unique, de son emplacement et de son bon état de conservation, ce château a servi de décor, à de nombreuses reprises, pour des films, dont le « Le royaume des cieux », réalisé par Ridley Scott en 2004, est le plus connu.

Le soleil commençant déjà à décliner, nous avons regagné nos hôtels respectifs où nous nous sommes préparés pour la soirée avant de nous retrouver sur la terrasse pour l'apéritif (merci Jacques!) puis, à l'intérieur, pour le dîner.

Le lendemain, c'était quasi grasse matinée avec un petit-déjeuner à 8 heures et départ pour la rando à 9

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Il faisait beau ce deuxième jour, rappelle-toi Anita,et rien ne pouvait contrarier ton projet de nous faire faire le grand tour des Mallos de Riglos. Situés sur le piémont pyrénéen, datant de 20 à 30 millions d'années, les Mallos sont formés de conglomérats du miocène, sédiments de galets cimentés par du gravier et du sable, déposés dans les cônes de déjection qui se déversaient jusqu'à l'ancienne dépression centrale de l'Ebre. Ces alluvions ont été érodées, donnant la forme de ces murs coniques très impressionnants. Les teintes rouges de la roche sont produites par l'oxydation des matières ferreuses.

Le grand tour que tu nous proposais faisait 12 kilomètres de long et demandait, selon toi, 4 à 5 heures de marche. Mais bon, il faut ce qu'il faut, c'est dire du temps à notre groupe de 33 randonneuses et randonneurs pour bavarder, faire pipi, prendre des photos, faire pipi, pique-niquer, faire pipi, piquer un petit somme, faire pipi, bavarder, c'est plutôt 6 à 7 heures au total qu'il nous a fallu, avant de nous retrouver sur la terrasse d'un café pour boire qui une caña, qui un Schweppes, qui un ice tea...

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Au retour, nous nous sommes faits belles et beaux pour le Président de Bayonne Accueille qui nous offrait l'apéritif du soir, à savoir une sangria. Merci Président !

Le troisième jour, rappelle-toi Anita, était le dernier du séjour et la rando que tu nous proposais était, drôle de coïncidence, prévue sur le chemin du retour à Foz de Lumbier. Le lieu est inconnu des GPS, du moins de Google Maps, ce qui a entraîné un retard au démarrage pour certains, ébahis de se retrouver au milieu de nulle part avant de parvenir, non sans mal, au bon point de départ.

Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022
Trois jours en Aragon avec Anita et Bayonne Accueille  17-19 octobre 2022

Le Foz de Lumbier est une gorge creusée par la rivière Irati au sein de la montagne. Ses deux extrémités sont étroites, ce qui en fait une réserve naturelle exceptionnelle. Autrefois, une ligne de train reliait Pampelune à Sanguesa, d'où le passage à travers des tunnels creusés dans la montagne. La ligne a été exploitée jusqu'en 1955, permettant l'exploitation des ressources forestières du massif.

Encore une rando facile, disais-tu Anita, et là encore c'était vrai. Nous l'avons parcourue d'un pas tranquille et le souffle long par grand vent avant de nous attabler dans une aire de pique-nique pour le dernier casse-croûte en commun.

Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin, Anita ! Il fallait déjà reprendre la route de Bayonne, à deux heures de là.

Merci de ta superbe organisation. Nous étions aussi tristes de te quitter ce mercredi qu'heureux de te retrouver le lundi précédent à potron-minet sous la pluie.

Car, rappelle-toi Anita : il pleuvait sans cesse sur Marouette ce jour-là !

Jean-Philippe

Photos :
Betty et Freddie.
Jean-Philippe

Mado :
17 octobre

18 octobre
19 octobre

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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 14:15

Juste avant de vivre " Échappées belles " en Aragon, Anita nous propose une belle randonnée d'automne en Navarre, au coeur d'une forêt de hêtres surplombant deux lacs de retenue. Cette aire naturelle de loisirs se situe sur la commune de Leurtza.

Nous quittons Marouette (24 "sportifs") pour prendre l'autoroute en direction de Biriatou puis Pampelune et Santesteban. Une dernière portion de route étroite et sinueuse de 8 km nous permettra d'atteindre le petit village de Urrotz, jusqu'au parking aménagé au bord d'un des lacs (Altitude 680m). Une sculpture de la grenouille vermeil (rousse), emblème de Leurtza, nous attendait

SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.

Nous entamons ce pittoresque circuit en boucle en empruntant une passerelle surplombant ce lac au niveau d'eau nettement inférieur à la normale.

SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.

Cet itinéraire parfaitement balisé (GR 12) nous invite gentiment, au frais et sous les jeunes hêtres, à atteindre la ligne de crête convoitée, après un sérieux effort dans le dernier kilomètre. Durant cette première ascension, nous avons pu admirer de nombreuses palombières métalliques. À l'exception d'un chasseur, accompagné de ses trois chiens et d'un coup de fusil entendu par hasard, nous n'avons, semble -t - il, gêné personne.

SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.

Un petit crochet nous permettra d'admirer le dolmen de Pittortzar, trace indélébile de notre histoire.

SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.

Les sommets dénudés du Soratxipi (1069m) et Munazorrotz (1022m) nous offrent un panorama exceptionnel.

SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.

C'est le lieu idéal pour un pique- nique bien mérité. Les bergeries, les troupeaux et la "pelouse" révèlent ici une forte activité pastorale.

SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.
SORATXIPI ET MUNAZORROTZ. Jeudi 13 octobre 2022.

La descente sera émaillée de quelques arrêts consacrés à la cueillette de champignons repérés par l'oeil acéré de certaines randonneuses...

De retour au bord des lacs, nous nous attardons un instant au coeur des installations offertes aux visiteurs ( Tables, sièges, barbecue...) et la possibilité éventuelle d'organiser ici une petite fête familiale ou entre membres d'un club de randonnée.... Un contact sympathique sur place avec une responsable de la gestion de cet Aire Naturelle de Loisirs de 400 hectares nous en laisse l'opportunité. Le simple tour des lacs pourrait servir d' "apéritif " !

Nous avons parcouru une douzaine de kilomètres, sur environ 500 mètres de dénivelé, dans la bonne ambiance habituelle de ce groupe qui rêve déjà d'Aragon.

Gilbert.

 

Les photos :

Betty et Jean-Philippe.
Mado.

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 18:48

  12,9 km – dénivelé de 505 m

 

En ce premier jeudi du mois d'octobre, Anita nous propose d'escalader l'Arradoy décrit comme le premier sommet simple d'accès près de Saint-Jean-Pied-de-Port. Une randonnée facile, accessible à tous, nous a-t-elle vanté dans la présentation, qui nous permettra de découvrir le chemin du génie, réalisé au XVIIIe siècle pour renforcer la sécurité militaire de la citadelle de Donibane Garazi.

De fait, vingt-neuf randonneuses et randonneurs (l'espèce masculine n'a pas encore tout à fait disparu) répondant à son appel embarquent à potron-minet (8 heures !) dans six voitures en direction de la mairie d'Ispoure, le point de départ.

L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022
L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022

Randonnée, promenade, balade ? On hésite sur le terme à employer tant la montée vers le pic d'Arradoy est aimable et progressive. Elle emprunte d'abord une petite route bitumée qui ne tarde pas à laisser place à un large chemin pierré aboutissant à une aire de pique-nique panoramique, idéale pour la pause-banane traditionnelle.

L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022
L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022

Après s'être amusés de voir Lupin, un petit chien gentleman-cambrioleur, on repart sur un chemin forestier qui, lui aussi, grimpe gentiment avant de redescendre tout aussi gentiment pour retrouver une petite route qui nous conduit jusqu'au démarrage du fameux chemin du génie, serpentant à flanc de montagne. Pas beaucoup d'efforts à fournir et pourtant la joyeuse troupe s'étire en longueur. Il faut dire que la saison de la chasse aux champignons a commencé et que certaines randonneuses font preuve d'un rare talent pour les détecter sur le bas-côté.

L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022
L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022

Parvenus au sommet, nous nous arrêtons pour pique-niquer. L'endroit n'est pas très confortable, les amateurs de sieste s'en plaindront, mais il fait beau, la température est agréable, la compagnie aussi, on profite de ce moment de bien-être.

L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022
L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022
L'Arradoy au départ d'Ispoure. Jeudi 6 octobre 2022

La descente est un peu plus raide que la montée mais sans difficulté aucune. Nous retrouvons l'aire de pique-nique. Au lieu d'emprunter le même chemin qu'à l'aller, Anita nous fait passer au milieu des vignes d'Irouleguy, le célèbre vin basque. Quelques grappes ont échappé aux vendangeurs, en quantités suffisantes pour nous permettre de goûter au goûteux raisin.

Un dernier passage par le hameau de Mitchadoy et nous nous retrouvons sur la place de la mairie d'Ispoure où nous attendent sagement nos voitures. Un dernier verre pour la route ? Mais oui, bien sûr ! C'est au Café de la Paix de St Jean-Pied-de-Port que nous le prenons avant de nous séparer jusqu'à la prochaine fois.

Jean-Philippe

Les photos :
Betty.
Mado.

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27 septembre 2022 2 27 /09 /septembre /2022 10:56

Les Aldudes méritaient bien une nouvelle visite de notre joyeuse équipe !
Anita nous proposait donc de caracoler sur les lignes de crêtes, frontières naturelles entre la vallée des Aldudes et Valcarlos.
Nous étions 17 ( 3 héros ! ).
Après 1h30 de route riche en anecdotes et recettes de cuisine (!) au delà de Urepel, nous entamions sérieusement les hostilités en direction des plus hauts sommets de cette magnifique région : Achistoy (1230 m), puis Txapelari (1211 m) et Laurigna (1279 m). La météo idéale et ce décor sublime réjouissaient les coeurs ! Les ruines des redoutes napoléoniennes installées sur la ligne de crête nous rappelaient l'histoire déjà mouvementée entre nos deux pays dans les années 1810.
Quelques obstacles viendront pigmenter un peu notre périple : à deux reprises, Nous avons tenté (avec succès !) le franchissement d'une clôture haute et particulièrement armée de barbelés. Dans la joie et la bonne humeur, tout le monde ou presque s'en est bien sorti !
Après un pique-nique réparateur, nous entamions la descente sous la surveillance d'un vol de corbeaux presque agressifs. Ce retour par un joli sentier forestier clôturait cette belle randonnée accessible à tous (10 km, environ 400 m de dénivelée).

Gilbert.

Les photos sont de Freddie.

Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.
Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.
Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.
Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.
Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.
Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.
Achistoy1230 m, Txapelari 1211 m, Laurigna 1279 m. Jeudi 22 septembre 2022.

Après 1h30 de route riche en anecdotes et recettes de cuisine (!) au delà de Urepel, nous entamions sérieusement les hostilités en direction des plus hauts sommets de cette magnifique région : Achistoy (1230 m), puis Txapelari (1211 m) et Laurigna (1279 m). La météo idéale et ce décor sublime réjouissaient les coeurs ! Les ruines des redoutes napoléoniennes installées sur la ligne de crête nous rappelaient l'histoire déjà mouvementée entre nos deux pays dans les années 1810.
Quelques obstacles viendront pigmenter un peu notre périple : à deux reprises, Nous avons tenté (avec succès !) le franchissement d'une clôture haute et particulièrement armée de barbelés. Dans la joie et la bonne humeur, tout le monde ou presque s'en est bien sorti !
Après un pique-nique réparateur, nous entamions la descente sous la surveillance d'un vol de corbeaux presque agressifs. Ce retour par un joli sentier forestier clôturait cette belle randonnée accessible à tous (10 km, environ 400 m de dénivelée).

Gilbert.

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 10:55

Ca y est, l’école a repris et les balades aussi !
Maîtresse Anita a donc décidé de nous amener faire notre devoir : MARCHER !
C’est dans la vallée des Aldudes qu’elle nous a amenés, à la rencontre du porc KINTOA .

Petit rappel historique

Le porc KINTOA bénéficie aujourd’hui, grâce à 29 éleveurs d’une appellation AOC.
C’est donc dans les années 80 que ces quelques éleveurs se sont mobilisés pour sauver cette race appelée alors à disparaître de nos assiettes.
Le porc KINTOA est un porc issu à l’origine de la race «Pie noir du Pays Basque» qui doit son nom à un fait qui remonte au XII ième siècle.
En effet, à cette époque, les rois de Navarre percevaient une taxe sur les porcs qui transhumaient dans les montagnes royales qui était le droit de glanage, taxe appelée communément «la quinta».
D’où le nom de porc KINTOA !
L’élevage de ces porcs fait aujourd’hui l’objet d’un cahier des charges très strict.
Cet élevage se fait évidemment en plein air car le porc KINTOA est issu de la famille des porcs ibériques, marcheurs et rustiques, supportant les variations de température et se nourrissant de tout ce qui jalonne leur parcours (plantes herbacées, fruits secs, glands et racines… ).


Voilà donc pour l’histoire qui nous amène, nous les 23 ou 24 marcheurs, qui s’étaient donné rendez vous à Marouette en ce beau jeudi de Septembre, pour parcourir les crêtes sur la ceinture intérieure de la vallée des Aldudes.
23 ou 24 car le doute, au long du chemin, s’était installé dans la tête de notre maîtresse.
On ne savait plus très bien si l’on en avait perdu un ou une (peut-être mangé par les cochons) ou si Anita ne savait plus compter !
Bref, il n’y en avait en fait que 23, OUF !!!
Nous entamions donc la montée, raide au départ, jusqu’au col de LEPEDER où se pratique, à la saison, la chasse de la palombe ; chasse aux filets dressés entre les arbres situés de part et d’autre du col.

 

OTSAMUNHO ET ERROLA. Jeudi 15 septembre 2022.

C’était en suite une promenade de santé pour tous (sauf un que je ne nommerai pas !) vers le col de MIZPIA situé à 832 m d’altitude où nous «croquions» la traditionnelle banane

OTSAMUNHO ET ERROLA. Jeudi 15 septembre 2022.
OTSAMUNHO ET ERROLA. Jeudi 15 septembre 2022.
OTSAMUNHO ET ERROLA. Jeudi 15 septembre 2022.
OTSAMUNHO ET ERROLA. Jeudi 15 septembre 2022.

pour en suite rejoindre les sommets des monts OTSAMUNHO et ERROLA, d’où la vue sur la vallée des Aldudes était resplendissante.

Picnic pris sur le sommet, au milieu des pételles de moutons, sans ombre et pas un nuage, mais peu importe, le plaisir d’être là et tous ensemble n’en valait-il pas la peine ?

 

Après la traditionnelle petite «sieste», nous entamions la redescente, en boucle, cheminant par le sentier de découverte du petit cochon : vous savez, ce petit noir et blanc aux grandes oreilles qui lui cachent les yeux et qu’on appelle KINTOA.


La descente était jalonnée de petits cailloux qui roulent sous les chaussures, alors : KAXU !

Néanmoins, nous sommes tous parvenus au bar chez Oteiza où nous avons savourer bière et jus de pommes artisanaux ! Humm !!

A remettre….

Longueur de la balade : 15Kms (environ)

Dénivelé : 660m

Jacques A.

Les photos :

Betty.

Mado.



 

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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 17:28

16 km, dénivelé de 400 mètres.

Jour de rentrée. Dans la cour de récré, pardon sur le parking de la Marouette, personne ne pleure, au contraire des sourires illuminent les visages, randonneuses et randonneurs semblent heureux de se retrouver, arborant qui un nouveau sac à dos, qui une nouvelle coiffure, qui de nouvelles chaussures.

Pour cette première randonnée de la nouvelle saison qui commence, Maîtresse Anita, infatigable et toujours aussi attentive, est de nouveau aux commandes pour conduire sa petite classe.

Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022

Elle nous propose un parcours effectué trois ans auparavant, presque jour pour jour, à savoir l'ascension du mont Ortzantzurieta  en démarrant de la Croix-Thibault, une quinzaine de kilomètres au-dessus de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Arrivée au départ de la randonnée, la troupe s'insère dans le flot quasi ininterrompue de pèlerins de Compostelle qui s'élancent en direction de Roncevaux, le terme de leur première étape.  Après une première montée permettant de se dérouiller les jambes, le chemin s'aplanit et s'élargit. Maîtresse Anita profite d'un arrêt pour nous présenter les petits nouveaux et petites nouvelles, nous priant de ne pas y aller trop fort sur le bizutage prévu en octobre, lors du séjour en Aragon.

Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022
Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022

À peine reprenons-nous la route qu'un SMS sur nos téléphones mobiles nous apprend que nous avons franchi la frontière espagnole. Après un nouvel arrêt pour la traditionnelle pause banane, nous continuons à grimper lentement mais sûrement jusqu'au col de Lepoeder à 1401 mètres d'altitude où nous abandonnons les pèlerins qui se préparent à entamer la rude descente vers Roncevaux.

Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022
Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022
Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022
Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022
Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022

Nous empruntons, pour notre part, un large chemin pierré presque plat. Il ne faut pas s'y fier. La conquête du mont Ortzantzurieta va en effet nous obliger à nous élever de 170 mètres, ce que à quoi les plus prudents renoncent, préférant s'arrêter. Les autres poursuivent, plus ou moins rapidement, et se regroupent sur le plateau à 1570 mètres d'altitude. Juste le temps d'une photo et ils descendent retrouver le reste de la troupe.

Le mont Ortzantzurieta depuis la Croix-Thibault. Jeudi 8 septembre 2022

Il est déjà l'heure de pique-niquer, Maîtresse Anita saisit l'occasion pour nous parler en long et en large du petit séjour de 3 jours prévu en Aragon du 17 au 19 octobre. Il suscite l'enthousiasme, 38 d'entre nous s'étant déjà inscrits.

Le retour se fait ensuite d'un pas tranquille par le même chemin qu'à l'aller, ce qui nous permet de croiser des pèlerins qui, malgré l'heure avancée, continuent à se diriger vers Roncevaux.

Nous retrouvons nos voitures à la Croix-Thibault où l'heure est au règlement de comptes, du moins ceux du covoiturage.

Quelques derniers babillages et nous nous séparons en nous disant à jeudi prochain... si vous (et la météo) le voulez bien !
Jean-Philippe.


Les photos :
Jean-Philippe.

Betty.
Mado.

 

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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 11:18

À Bayonne, ce mardi 6 juillet 2022

 

Ma très chère bonne, recevoir vos missives relève pour moi d'un émerveillement qui ne se tarit jamais. J'en ai, à chaque fois, le cœur tout réchauffé.

Réchauffé... le mot n'est sans doute pas le mieux choisi alors que, me sachant partie à Marseille, vous vous inquiétiez des effets de la canicule sur ma santé. Je vous rassure. Sur les rives de la Méditerranée, la température était tout ce qu'il y avait de plus commune pour la saison. Je ne vous dirai pas que je n'ai pas souffert du fait des innombrables vêtements que la décence nous oblige, nous les femmes, à porter mais certainement dans des proportions moindres que mes amies restées au Pays basque.

Cette escapade dans la cité phocéenne et ses alentours avait été prévue de longue date par la baronne Anita de Olhats dont j'ai déjà eu maintes fois l'occasion de vous parler. Une maîtresse femme assurément qui, sous un abord avenant et souriant, sait faire preuve d'une grande fermeté. Une main de fer dans un gant de velours si neuf mots pouvaient suffire à la résumer.

De la fermeté il en fallait pour réussir à tenir un groupe de près de quarante personnes cinq jours durant et surtout à les réunir un lundi matin à potron-minet. Vous le savez bien ma bonne, je ne suis pas de celles qui pensent que le monde appartient à celles qui se lèvent tôt, mais, en la circonstance, je m'étais fait violence. J'étais donc bien à l'heure pour déposer mes malles dans le coche qui devait nous conduire à Marseille.

J'ai retrouvé là nombre de connaissances connues et moins connues. Ma mémoire, pourtant bonne, peine parfois à retenir les noms et les titres de tous. J'écris tous mais je devrais rectifier en « toutes » tant la gent féminine écrase dans ces voyages la masculine. Espérons qu'une réforme de l'orthographe nous permettra un jour de mieux affirmer notre supériorité.

Fatiguée de m'être levée si tôt, j'eus bien piqué un somme dans le coche mais c'était bien mal connaître mes compagnes de voyages dont parler semble l'occupation favorite. En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, je fus informée des tout derniers potins de la cour. Vous savez combien j'en suis friande, ne fut-ce que pour vous en faire part, je ne vais donc pas me plaindre. Ces babillages ont permis aussi que le voyage parusse plus court qu'il ne l'a été en réalité. Vue du pays basque, la Provence n'est pas au bout du monde mais presque.

Il me faut en tout cas féliciter la baronne de Olhats pour le choix de son cocher dont la conduite a été soulevé l'admiration de tous, tant il lui fallait d'adresse pour, une fois parvenus dans Marseille, se frayer un chemin dans les étroites ruelles.

L'auberge qui nous accueillait pour quatre nuits était de bonne facture et seyait à notre rang. Elle était même dotée d'un étang dans lequel, le soir venu, les goélands de passage plaisaient à se tremper.

Mais ce n'était évidemment pas pour villégiaturer que la baronne nous avait invités à Marseille. Dès le lendemain, elle nous embarquait une nouvelle fois à potron-minet dans le coche en direction de la côte sud-ouest. Une demi-heure aurait normalement dû suffire au cocher pour emmener au point de départ, mais c'était sans compter avec Marseille et ses embarras. Figurez-vous qu'un des tunnels que nous devions emprunter était bloqué par une charrette qui s'était renversée ! Et pas un officier de police à l'horizon pour contraindre quelques manants à la relever.

Voyant le temps s'écouler, la baronne prit l'initiative de nous faire aller à pied. Nous dûmes emprunter successivement un coche souterrain puis un coche urbain qui daigna conduire notre groupe jusqu'au départ de la promenade. Il était déjà onze heures quand nous commençâmes à marcher et le soleil était déjà brûlant.

Nous empruntâmes alors un sentier, dit du Président, lequel nous offrit à nos regards, au fur et à mesure que nous élevions, des panoramas d'une beauté inouïe. Qu'en ces lieux bénis par les dieux, le bleu du ciel et de la mer est profond ! Marchant le long des crêtes rocheuses et des éboulis, nous serpentions entre le genêt de Lobel et les silhouettes tortueuses du pin d’Alep, alors que parvenaient à nos narines les doux parfums du romarin et du thym. C'est à cette occasion que j'appris que le mot calanques désigne une « vallée creusée par une rivière, puis récupérée par la mer ».

À cause du retard pris le matin, nous ne pûmes aller jusqu'à Marseilleveyre où la baronne de Ohats souhaitait nous emmener. Sans regrets pour certains trop heureux d'échapper à la longue marche inscrite au programme.

Le lendemain, nous nous levâmes de nouveau aux aurores avec, au programme, une marche vers les calanques de Sormiou et plus si affinités. Aucun d'embarras cette fois-ci pour notre cocher qui put nous déposer sans encombre à l'arrêt des coches urbains. Comme la veille, un soleil ardent accompagnait nos pas alors que nous commencions à prendre de la hauteur. Aussi, après quelques kilomètres, la vue d'une petite crique où paressaient sur le sable quelques autochtones souleva les cris d'enthousiasme... surtout de celles qui préféraient s'économiser. Alors qu'elles se dévêtaient déjà pour se jeter à l'eau, les autres, poursuivirent leur ascension à travers les calanques, nonobstant la pente rude et de délicats passages à franchir. Nous découvrîmes alors un merveilleux petit port où nous pûmes nous arrêter quelques instants pour nous restaurer. Nous bouclâmes ensuite la boucle pour rejoindre nos compagnes que nous avions abandonnées le matin, heureuses au moins en apparence de nous retrouver.

Le troisième jour, un tout autre programme, plus tranquille, nous était proposé. La baronne de Ohlats avait en effet décidé de nous lâcher la bride toute la matinée durant. Nous pouvions, à notre choix, nous reposer à l'hôtellerie, nous baigner dans l'étang réservé aux goélands ou bien partir à la découverte de Marseille... ce que je fis. La cité phocéenne mérite d'être vue et visitée, je ne vous dirai pas le contraire ma bonne. Son port est l'un des plus charmants qui soient, partagé entre les frêles esquifs des pêcheurs et les gros navires des armateurs qui nous apportent soie, épices et compagnie. J'en fis le tour, admirant le bagout des marchandes de poissons à la langue haut perchée.

Mais, le temps file à toute vitesse, l'après-midi commençait, il était déjà l'heure d'embarquer dans la felouque qui devait nous faire découvrir les calanques de l'intérieur, c'est-à-dire du côté mer. La croisière dura pas moins de trois heures, heureusement qu'il n'y avait pas de houle, nous n'eûmes à déplorer aucun vomissement. Les paysages que nous traversâmes étaient sublimes, c'était un enchantement pour les yeux que nous ramenâmes le soir même emplis d'étoiles.

Le quatrième et dernier jour, une nouvelle marche devait nous conduire, au départ de Cassis, jusqu'aux calanques de Port-Miou, Port-Pin et En-Vau. Le soleil et la chaleur étaient toujours au rendez-vous, sans atteindre, Dieu merci, les températures que vous connaissiez au même moment à Bayonne. Cassis est un joli village, rattaché au comté de Provence, baigné par la Méditerranée. Nous nous en éloignâmes très vite pour rejoindre la première calanque de la matinée, celle de Port-Miou. Mais nous nous arrêtâmes un peu avant pour admirer le panorama du haut des falaises. Redescendant, nous découvrîmes une nouvelle plage que quelques jeunes oisifs locaux avaient déjà investie. Comme deux jours auparavant, quelques uns et unes de notre groupe choisirent de s'y arrêter pour s'y baigner et s'y reposer. Mais la majorité choisit de suivre Anita, pardon la baronne de Olhats, qui a toujours bon pied, bon œil et bon commandement. Avec elle, il n'est point question de désobéir aux ordres donnés, quelle maîtresse femme ! Considérant ainsi qu'il était un peu tard pour aller jusqu'à la dernière calanque prévue, elle réduisit la boucle que nous devions suivre avant de retrouver la calanque de Port-Miou où nous attendait le premier groupe beaucoup moins fatigué que nous et pour cause !.

Fatigué ? Il ne fallait pas le rester longtemps en tout cas car le soir même, la duchesse Annie connue pour son amour de la fête et des plaisanteries coquines avait organisé une soirée de gala sur le thème « Ô mon beau marin, la Marine est à toi ». Même si l'assemblée comptait en réalité moins de marins que de Marine, la fête fut très réussie. Ah si vous aviez vu ma bonne le visage ébahi des autres clients de l'auberge nous voyant défiler avec nos beaux costumes rayés bleu et blanc en chantant la version paillarde de « Allons à Messine pêcher la sardine ! »

La duchesse Annie souhaitait que nous dansions jusqu'à l'aube mais c'était oublier l'âge vénérable de beaucoup d'entre nous. J'eus bien aimé, comme elle, me contorsionner sur la piste de danse et me pâmer dans quelques bras virils mais ces journées à carapater à travers les calanques m'avait épuisée. Je pris donc le parti de me coucher tôt.

Le lendemain, le voyage de retour se fit sans encombre. Nous gagnâmes Bayonne en fin d'après-midi, alors que le ciel se couvrait et que la température baissait, Dieu soit loué.

Voilà ma bonne quelques échos de mon voyage à Marseille. J'espère que mon récit vous aura égayé et compte sur vous pour me donner rapidement de vos nouvelles.

Marie de Rabutin Chantal

Marquise de Sévigné

p.p. Jean-Philippe

 

Les photos :

Jean-Philippe.

Jacques.

Guy

Mado.

 

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5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 10:43

Jeudi 2 juin2022 – 13 km – dénivelé de 248 m

La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)

En ce premier jeudi de juin, Anita nous propose de découvrir en Espagne le site biotope protégé de Leitzaran, la rivière qui pénètre en Gipuzkoa depuis le territoire navarrais de Leitza. Très encaissée, elle coule avec de nombreux tours et détours, tout au long de l'étroite vallée qui débouche sur la rivière Oria, à la hauteur d'Andoain.

La rando des mille marches (Leitzaran)

Le profil atypique de la randonnée n'est pas sans rappeler le dessin du serpent ayant avalé un éléphant que fait Antoine de Saint-Exupéry dans son Petit prince.

La rando des mille marches (Leitzaran)

Il est à peine 9 heures du matin quand notre vingtaine de randonneuses et randonneurs s'élance du parking du parc Otita où démarre la marche. Les débuts sont des plus faciles, nous suivons un large chemin pierré qui nous amène jusqu'à la centrale hydroélectrique de Bertxin. Premier arrêt au pied de l'escalier aux mille marches dont l'escalade doit éprouver autant les organismes que les volontés. Mais ce n'est pas ce jour-là que nous relèverons le défi, Anita, connaissant nos cœurs fragiles, préfère nous faire emprunter un chemin plus accessible qui s'élève en serpentant dans les sous-bois.

La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)

La montée est facile et moins d'une heure et demie plus tard, c'est déjà la fin de la grimpette et le moment sacré de la pause-banane. Dès lors, quasiment jusqu'à la fin du parcours, nous suivons l'étroit canal qui longe la montagne. Bien protégés du soleil, nous marchons d'un pas allègre, à peine ralentis par quelques passages où il faut jouer les funambules.

La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)
La rando des mille marches (Leitzaran)

Parvenus au point haut de l'escalier des mille marches, nous trouvons peu après le lieu idéal pour pique-niquer, entre arbres et canal. Anita profite de la pause pour briefer les participants du séjour de Marseille dont elle est l'organisatrice en chef. À entendre tout ce qui est prévu, on devine l'énorme préparation qu'a demandé ce voyage. Et l'on retient aussi qu'il faudra bien se tenir et se lever tôt. « The early bird catches the worm ! ». Maîtresse Anita est toujours aussi sévère ! ;-).

 

La rando des mille marches (Leitzaran)

Une fois rassasiés, reposés et informés, nous reprenons notre marche tranquille et la descente tout aussi tranquille avant de traverser le parc Otita où nous faisons une dernière pause avant de remonter dans nos voitures.

Dernière pause ? Que nenni ! Nous nous arrêtons dans le village – la petite ville plutôt – d'Andoain pour boire qui une bière, qui un Schweppes, qui une eau minérale gazeuse.

Bienheureux randonneuses et randonneurs !

Jean-Philippe.


Les photos.

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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 09:39

Anita avait prévu :

" La semaine dernière, vous avez été très volontaires pour monter sur les crêtes de IPARLA , jeudi prochain ça sera grimper le sommet HAUTZA -alt=1306m-, le sommet le plus haut de nos Pyrénées à partir de la côte, avec une vue à 360° sur ce site particulier, le site mégalithique comprenant une vingtaine de Mairu Hilarriak ou cercles de pierres de différentes dimensions et structures conservant les cendres de défunts.
Départ : Col ISPEGUY au dessus de ST Etienne de Baigorry -alt=672m-
Circuit agréable en AR en passant par le Col de Elorrieta (alt=831m)-, dénivelé= 750m, longueur= 10km."

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Départ brouillard !

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Lathrées clandestines au bord du chemin.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.
AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.
AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Mer de nuages, ciel bleu en sortant du bois de l'Harrigorri.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.
AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Au sommet de l'Autza. 1306 m.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Picnic qui sera suivi d'une bonne sieste pour certains.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

La descente commence.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

L'Harrigorri, 1117 m, pointe son nez. Il attend notre visite.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.
AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Au sommet de l'Harrigorri.

AUTZA 1306 M et HARRIGORRI 1117 M depuis le col d'Ispegi.

Retour au col d'Elorrieta puis descente par la belle forêt qui n'est plus dans le brouillard.

Les photos :

Jacques A.

Mado.

Le parcours.

En mai 2014.

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