Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 08:51

169 / 660 m
14 km.
 
O   TEMPORA   O  MORES
traduction :
 
- même pas mal !
- même pas déshydraté !
- même pas de prolongation de la rando au lit !
 
haletants  /fringants
grimaçants /souriants
claudicants /clopin-clopant
rampant /gambadant
se taisant / babillant
 
Ce n'était pas un jour à critiquer son voisin ; mais un jour où  "Tout le monde il est beau... Tout le monde il est gentil ! "
  00.depart ds brouillard
Donc, 17 randonneurs en goguette, prirent allègrement, à 9H30, dans un léger brouillard, la direction du PIC d' ARRADOY.

Le rythme fut d'abord soutenu sur une route puis un chemin au milieu de fermes.
 
Avant de bifurquer sur la droite , très beau panorama sur le Munhoa,  dans un joli voile de brume.
01.munhoa dans brume
 
Assis sur des pierres, en demi-cercle, face à une ligne de Pontifes, devant le brasier éteint ;
on aurait dit une séance plénière du KU KLUX KLAN !
mais, comme ce jour, il n'y avait personne à juger, les cagoules furent remplacées par des bananes. 02.bananes
 
Table d'orientation très intéressante, commentée par notre GUIDE.
 
La montée, très régulière reprit dans une ambiance primesautière, dans un cadre bucolique, parfois ombragé, qui incita à de fréquents arrêts .
Pour boire ?
certes oui ! car , " chat échaudé "  a des réminiscences ...
 et ......notre Meneuse de Revue de nous le rappeler !
mais, plus encore,  pour rapporter les derniers potins récoltés chez la coiffeuse ....les petits secrets d'alcove de connaissances commune ...... quelques histoires drôles .... :   tout ce qui nourrit les conversations d'un groupe décontracté, nonchalant, ayant envie de se donner du bon temps.
 
03.galle du chene
Quelques chênes tauzins sur la gauche, avec des fruits (NON ! cliquez sur : galle du chêne  ...  Mado.) comme des oeufs de caille peints.

 
Après avoir salué quelques pottoks et un adorable poulain, nous empruntâmes le chemin militaire du GENIE ( quelle époque ??).
04.pottoks
 
Quelques derniers lacets pour atteindre le sommet : 660m et commencer les agapes. 05.agapes
Toujours en cercle ( pas vraiment rond ) ; les uns en haut : les " HUILES " sans doute et, à leurs pieds, le petit peuple, pas stressé ni en dépression pour autant .

 
Après que JEAN LUC nous eut transportés dans les îles polynésiennes ( lieu de prochaines randos ), nous reprimes la descente, avec plus d'indolence encore et beaucoup de petits  groupes de conciliabules.
 
ANNIE reçut, coup sur coup, un bouquet de marguerites de deux prétendants : Lequel choisir ?
Heureusement, elle ignora qu'ils avaient renoncé à se battre pour elle, ayant convenu qu'il valait mieux être à deux sur une bonne affaire que tout seul  sur une mauvaise !
  06.vignes
Avant de retrouver ISPOURE  et nos attelages, très jolie traversée d'un cirque couvert de vignes récemment sulfatées.
 
Lors du dernier cercle, au café des remparts, les marguerites, baignant dans l'eau d'un cendrier  se refermèrent tristement.....
et  la Princesse comprit ainsi que les avances de ses pseudo amoureux n'étaient pas sincères !
 
En résumé
Après la retraite de LANTABAT ( dont tous gardons un excellent souvenir ), ce fut une jolie rando printanière, parcourue par de joyeux lurons laissant libre cours à leur bonne humeur et à leur fantaisie.
 Paul D.
Les photos de Jean-Luc B : link
 
 
 
Par madosita - Publié dans : les randos
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 08:43

....après le Grand Nord Canadien,  le Grand Sud Marocain, la verdure en prime.
  
La météo annonce une chaude journée pour la saison : 32 degrés sous abri.
Dix-huit randonneurs quittent Marouette à 8 heures en direction de la paroisse de Behaune qui fait partie de Lantabat avec Saint Martin, Saint Etienne et Ascombeguy.

00.parking

Nous allons parcourir un vaste cirque en suivant la ligne de crête. Objectif : sept heures de marche et dénivelé cumulé de 970 m.
  Malgré la chaleur qui se fait sentir dès le départ, le groupe avance d'un bon pas et fait fi des raidillons qui s'enchaînent . Il faut dire que le panorama est magnifique. Le regard porte loin sur les villages ( Iholdy, Armendarits), les montagnes (Ursuya, Baigura, Jara) .
  Onze kilomètres sont avalés en quatre heures et nous déjeunons au Col des Palombières au pied des "chatars".( C'est de là-haut que les chasseurs rabattent les vols de palombes vers leurs filets en lançant les leurres en bois pour les effrayer).


03.repas   L'ombre fraîche est appréciée de tous et nous en profitons pour nous reposer et nous rehydrater. Il est 13h30 et la température s'est considérablement élevée...
  Nous aurions bien profité plus longtemps de cette ombre salutaire mais une longue marche nous attend encore et il faut attaquer la montée vers le col de l'Aubépine qu'on le veuille ou non.


01.en route   Le soleil darde inexorablement ses rayons sur les vaillants "séniors". Combien fait-il? Certainement plus de 35 degrés. Heureusement un petit vent vient nous rafraîchir de temps en temps et booster notre énergie.
Etonnées, de belles blondes d'Aquitaine et des familles de Pottoks nous regardent passer tout en dégustant l'herbe tendre du mois de mai.


02.vaches Sur l'horizon, encore enneigés se dressent l'Orhy, l'Anie et le Jean-Pierre ( surnom donné par les Ossalois au Pic du Midi d'Ossau qui culmine à 2884m).
Trois heures supplémentaires seront nécessaires pour arriver au col d'Iparlaze sur la route d'Ostabat. Ouf ! Il était temps !  Les gourdes sont à sec et les mécaniques mises à rude épreuve. Mais les séniors n'ont pas dit leur dernier mot : alléchés par le menu du Restaurant du Trinquet à Larceveau, neuf d'entr'eux termineront la journée dans la convivialité et la bonne humeur avant de reprendre la route pour Bayonne. Les autres privilégient la douche revigorante à la maison. A chacun ses priorités !
Finalement, malgré cette canicule exceptionnelle encore une belle journée de randonnée.

Claudine A.

Ses photos : link


Anita ajoute :

"  J'ai eu grand plaisir de vous faire connaitre le coeur du PAYS BASQUE  où je suis née, à travers cette belle rando, toute  en crêtes, mais longue ; dommage pour  ces températures étouffantes malgré le petit vent présent.
Nous avons tous manqué d'eau, et, dorénavan, nous porterons en cette saison,  2 l d'eau ds nos sacs .
Vous avez été nombreux à apprécier cette sortie et à connaitre une auberge typique de ce village isolé LANTABAT, dans cette salle en pierre, toute fraîche où le service a été très généreux pour une modique somme.
Bravo à tous et merci pour vos messages de remerciement "

Par madosita - Publié dans : les randos
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 17:00

  04 vert tendre heetres

Départ de la venta Besabi, après Urnieta (297 m). Nous montons par le col d’Eteneta, où nous trouvons notre premier cromlech, enrichi d’un magnifique monolithe très fin de 3m de hauteur.

12 monolithe

Cette pierre a en réalité été retrouvée couchée et remise en place (mais sa position ne prêtait pas à confusion, d’après les archéologues). Sur les flancs de cette montagne, les cercles de pierres sont, en tout, presque 70 et ils sont distribués sur 14 ensembles.

19 Adarra+vent

La montée au sommet (820 m) s’effectue par un petit raidillon, et là-haut, le vent souffle ! Mais la vue est superbe sur les montagnes de Gipuzkoa, et la côte.

17 vue ocean

De là, nous pouvons apercevoir un ensemble de 3 cromlechs tumulaires, sur une croupe en dessous : Tximistako Egia.

Nous faisons une pause pique-nique à l’abri du vent, un peu en dessous du sommet, avant d’attaquer la descente, par le col de Matale. Là encore sur les croupes des cromlechs sont visibles : Tximista, et surtout le beau cromlech tumulaire d’Elurzulo.

20 cromlech Elurzulo

La descente se continue par l’ancien refuge d’Abbalari, où les vaches nous laissent en paix…

Compte tenu de la quantité de cromlechs sur ce site, un petit texte tiré de J. Blot (centre de documentation archéologique d’Arthous) ne semble pas superflu.

Le cromlech simple consiste, en Pays Basque, en un cercle de pierres ou plus souvent de dalles, enfoncées verticalement dans le sol, et dont le diamètre varie entre 5 et 7 m.; la surface circonscrite est plane, au niveau du sol environnant, ou très légèrement surélevée par rapport à lui. Il s’agit généralement d’un monument funéraire, destiné à des urnes d’incinération.

Parfois, le cercle de pierres (ou péristalithe) entoure un tertre de terre ou de pierres, dont la hauteur, variable, n’excède jamais un mètre. II s’agit, dès lors, d’un «cromlech-tumulaire».

A côté de ces «cromlechs» et «tumulus-cromlechs», on décrit des «tumulus simples», très semblables aux tumulus-cromlechs, mais sans le péristalithe; ces amas de terre ou de pierres en forme de coupole peuvent atteindre 9 à 13m. de diamètre pour 0m80 de hauteur.

Grace aux éléments retrouvés sur place, des datations au carbone 14 ont souvent pu être effectuées, elles donnent des dates qui commencent vers 1 000 ans av JC (fin âge de bronze, âge du fer)… et vont pour certains jusqu’à 1 000 ans après JC.

Ce type d’architecture funéraire semble être un phénomène général propre aux transhumants de ces époques. Mais la montagne imprime un caractère particulier aux monuments basques : dimensions beaucoup plus modestes qu’en plaine, utilisation de dalles périphériques au lieu des galets habituels dans les Pyrénées, absence presque totale de mobilier.

Mag et Jean Jacques.

 

Et pour mieux voir les photos : link

 

 

 

Voir également le site suivant qui décrit les cromlechs de la région où nous étions :

 

link

 

 


Par madosita - Publié dans : les randos
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 18:46

A quelques heures de Pékin : PINGYAO.


Ville classée au patrimoine de l'Unesco depuis 97, c'est une ville fortifiée qui date de l'époque Ming bâtie en 1370 sur l'emplacement d'un premier fort militaire construit il y a 2700 ans. 04.Pingyao avril 2012
Sa caractéristique est son plan en forme de tortue, porte au sud ( bouche ) ,porte au nord ( queue ) et 2 portes de chaque côté à l'ouest et est ( pattes ) alors que les villes chinoises n'ont que 4 portes partout ailleurs. Pourquoi tortue ? C'est un symbole de longévité. Le dessin en carreaux des rues, imite les écailles de la carapace. 2 puits de part et d'autre de la porte sud matérialisent les yeux .Entourée de remparts de briques de 10 m de haut, interrompus par des tours de guet :(72) autre chiffre symbole des disciples de Confucius.
Pingyao était une ville commerçante où est née la première succursale bancaire (1823)
Ville qui est restée intacte et qui a échappé aux affres de la révolution culturelle ;
05. Pingyao avril 2012
une Chine d'un autre temps où la beauté et l'architecture des maisons et le rouge des lanternes nous font parfois regretter cette Chine nouvelle qui se construit à coup de grandes tours de verre et de béton dénuées d'âme. Loin d'être une ville-musée, elle vit et le spectacle est aussi dans la rue pour le plus grand plaisir des yeux. 
02. Courtyard famille Wang avril 2012

L'ancienne résidence de la famille Wang (dynastie Qing) mérite le détour :

03.Courtyard famille Wang avril 2012

une espèce de château fait d'un réseau de bâtiments et de cours où rien dans la décoration n'est laissé au hasard. Tout y est symbole et raffinement pour bien montrer sa réussite et sa puissance.
Décor similaire au film de Zhang Yimou "épouses et concubines": un film à voir ou revoir qui nous replonge dans ces images.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  PHOTOS : link

 

 

Cité interdite : une merveille.


720.000 m2...999 salles ( le chiffre 9 est le préféré des Chinois ), autant vous dire qu'une journée ne suffit pas pour le visiter mais c'est le plus bel ensemble des bâtiments de Pékin et le mieux préservé.

01.cite interdite

Cité interdite : coupée du monde jusqu'en 1924, date à laquelle le dernier empereur Pu Yi en fut chassé. Aujourd'hui, c'est le musée du palais.
Deux dynasties s'y sont succédées les Ming et les Qing. C'est sous la dynastie des Ming que la capitale fut transférée à Pékin .
L'empereur Yongle(Ming)  décida de sa construction et celle ci dura 14ans de 1407 à1420 ;200.000 ouvriers furent mis à contribution .
Tous les bâtiments sont fait de bois peints, entraînant de nombreux incendies suivis de reconstructions.
Fin du 18 siècle : 9000 personnes y vivaient, certaines salles étaient interdites aux femmes sauf à l'impératrice le jour de son mariage.
L'empereur avait plusieurs femmes et beaucoup de concubines ( Qianlong par ex avait 2 femmes officielles et 29 concubines ). Les concubines étaient sélectionnées dans les meilleures familles Manchoues. Chaque soir, une était désignée.Celle-ci était préparée, épilée et du nombre de fois qu'elle était choisie dépendait sa sécurité et son statut social.
La tradition de castration des serviteurs remonte à 2000 ans. Les testicules étaient momifiés et conservés, rendus lors de leur enterrement . Corruption,  intrigues et vengeances personnelles étaient courantes. La dynastie Qing avait commencé avec 9000 eunuques, puis ce nombre s'était réduit à 1500 vers début 1900.
Certains étaient traités très durement, exécutés au moindre faux pas.
Selon son statut, chaque rang se voyait attribuer une vaisselle de couleur, seul l'empereur et l'impératrice utilisaient l'or ou le jaune pour leur vaisselle en porcelaine.
Le choix du successeur était tenu secret jusqu'à la mort de l'empereur. Celui-ci détenait un document dont une copie était gardée dans un coffre scellé. Les deux noms désignés devant correspondre pour valider la succession.
Le dernier empereur Pu Yi, monté sur le trône à l'âge de 3 ans,  fut forcé d'abdiquer en février 1912 mais retenu dans les murs jusqu'en 1924. Durant ces années, son tuteur Anglais, Reginal Johnston fut le seul Européen à vivre dans la cité et lui offrit sa première bicyclette.

 

  Palais d'été Yihe yuan.


Au NO de Pékin,l'empereur Qianlong (18°s) transforma un simple jardin impérial en un immense palais d'Eté, suite de temples, pagodes, tours, jardins, canaux, ponts et un immense lac au milieu de collines. La cour s'y retrouvait là pour fuir la chaleur accablante de la cité impériale l'été. 00.palais éte
Aujourd'hui, c'est un lieu d'évasion pour les citadins en quête de verdure, lieu prisé pour le week end et malgré les espaces gigantesques à disposition, impossible de fuir sa condition de fourmi. C'est donc au milieu d'une foule incontournable qu'il faut visiter les lieux, une sorte de demi-revanche pour eux puisque nous, les vilains Français, nous avons mis à sac les bâtiments avec nos copains Anglais de l'époque pendant la deuxième guerre de l'opium 1856-1860. L'impératrice Cixi le fit restaurer en détournant  l'argent de la marine ,compensant symboliquement par la construction d'un bateau de marbre.
Non contents de ça, on en a remis une couche en 1900 pendant la révolte des Boxers en incendiant le palais. Cixi le fit à nouveau restaurer.
Les Chinois ne nous ont pas pardonné, peut-être leur désir de devenir LA grande puissance du monde naît-elle des ces humiliations ?

 

Et allez voir les photos : link

 

Quand la Chine s'éveille. 7 avril 2012.

Au parc Hangzhou.

 

23.eventail.jpg Ici, la grasse matinée est très mal vue, d'ailleurs, dans le vocabulaire, on traduit par " dormir fainéant". Le Chinois aime se lever tôt ,(et se coucher tôt aussi).
Dès le petit matin ,on investit les parcs qui sont le siège d'exercices de tout poil, tai ji quan, chant, danses variées, exercice à l'épée.

25.diabolo.jpg

 

Diabolo et éventails ou autres instruments  s'agitent frénétiquement au son des enregistrements musicaux perso .

 

 

Là, inutile de vous dire que les tableaux sont exotiques et bien surprenants pour nous, parfois très cocasses, mais à y réfléchir, on pourrait bien s'en inspirer. Après tout, cela participe à l'entretien du corps et à la sociabilité et ainsi, l'intérêt et l'harmonie du collectif sont préservés.

 

24.epee.jpg Les personnes âgées ne sont plus isolées comme chez nous, tous se retrouvent au parc, le matin, font de l'exercice physique selon leur niveau et prennent le temps de parler tout en sirotant leur thé ou infusion de chrysanthème, prenant le temps de vivre sous les premiers rayons de soleil du printemps, au lieu de s'enfermer avec la télé pour seule compagnie ... Vers 10h, tout le monde rentre chez soi pour d'autres activités. Quelques photos valant mieux qu'un long discours, je vous laisse les découvrir.  Imaginez en plus la musique aux accents orientaux dont quelques aigus égratignent parfois nos tympans.

 

 

 

 

 

 

 

Un monsieur met à l'eau son oie qui promène son poussin attaché par une ficelle. 26. 0ie.jpg

Dans son sac, il a une télécommande et s'amuse à faire faire des trajectoires compliquées à son volatile de jouet... Jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse !

 

 

 

 

 

 

 

 

27.militaire.jpg

 

 

Et dans cet univers surgit un militaire qui met en route son magnéto et entame une chorégraphie très gracile malgré ses grosses chaussures, sur une musique pas du tout militaire.

Vision surréaliste ! Voilà une voie originale pour nous réconcilier avec l'uniforme !!! ( lol ! )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour voir plus de photos : la chine s'éveille : link

 

 

 

Par madosita - Publié dans : les nouvelles
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 17:27

Du côté de l'Atxuria
Nous voilà partis du petit village de Zugaramurdi. Nous montons par un large chemin, à travers les bois.

Comme la végétation explose !!!... Le printemps est bien là.

Arrivés au col d' Ibaïneta, nous sommes dans le brouillard. Les pottoks sont là ; nous entendons leur cloche et leur hennissement, mais où sont-ils ?

Nous ne ferons pas le sommet aujourd'hui ! Nous suivons un petit sentier qui nous conduit jusqu'au 3 Bornes. Le temps s 'éclaircit mais toujours le brouillard au sommet.

Nous faisons demi-tour. Au bord de notre chemin de belles pierres rouges, idéales comme sièges pour notre pause repas. Près de nous, beaucoup de pottoks. Ils hennissent et galopent dans tous les sens, mais qu'est-ce qu'ils ont aujourd'hui ? Le retour se fera par le col de Urbia puis descente par la route pour retrouver le village.

Claudine.

Pas le temps d'insérer des photos aujourd'hui ... Vous les verrez ci-dessous.Madosita.

  Les photos :

Alain R : link

Mado  link

Claudine :link

Par madosita - Publié dans : les randos
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 10:11

Jaizquibel, géologie et TVPI.
    
      Mais quel est donc le point commun entre ces trois éléments ? Tout simplement une balade à thème filmée par le caméraman de  notre télévision locale et proposée par Anita.


       Voilà donc le groupe " sur son 31" prêt à jouer les vedettes (...!!!) qui se retrouve à Marouette sous un soleil radieux.
       Les voitures sont garées au-delà de Nuestra Senora de Guadalupe, après le kilomètre 12. Les vingt- trois marcheurs et leur reporter Lionel, abordent la descente vers la mer.

00. descente vers mer.jpg

La vue est magnifique ..  L'océan et le ciel d'un bleu intense, les barres rocheuses, les rochers tourmentés par l'érosion éolienne, les pins et les ajoncs en fleur évoquent la Méditerranée ( mais pour moi, la Bretonne, avec en plus l'odeur des algues, j'étais en Bretagne ! ) ; mais nous sommes bien en Euskadi à peu près à mi-chemin entre Hondarribia et Pasaia. 09.descente rochers.jpg
        Chemin faisant nos botanistes nous font découvrir quelques discrètes fleurs qui émaillent la pelouse maritime au bord du sentier : scilles, potentilles des montagnes, gazon d'Olympe ( armeria maritime) et plein de petites trompettes de méduse jaunes ....

01.armeria.jpg
        

 

 

 

 

02.potentille.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au fur et à mesure de la descente, notre géologue Jean-Jacques explique, carte détaillée à l'appui, les différentes roches et leur origine.


04.explications.jpg         Mais le clou de la sortie se situe au-delà de la Punta Biosnar, dans une magnifique crique, protégée des regards, qui ne s'offre qu'aux amoureux de la nature et de ses secrets. Là, à notre grande surprise, nous découvrons un paysage lunaire : des Paramoudras aux formes étranges semblent posés là comme par enchantement.

03. crique et paramoudras.jpg

Nous retournons en enfance et imaginons des tortues, un dauphin, un dinosaure, un profil de Basque coiffé de son bérêt, des boules de bowling aux formes parfaites...(Pour celà, allez voir les photos ...) à côté, de nombreuses cavités sphériques semblent avoir été vidées de leur contenu... 

05. belle boule
      

 

 

 

 

06.trou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

L'endroit,  propice au repos et nous en faisons un restaurant de luxe !

07.resto.jpg

Nous nous y attardons, prenons des photos, lézardons et entonnons quelques chants basques enregistrés par Lionel et Madosita.

08. retour
         Puis, c'est le retour par un chemin qui grimpe raide sous le soleil de début d'après-midi. Quelle chaleur pour un mois de mars !
         Nous arrivons aux voitures vers 15h30 après une marche de 10km et surtout après avoir percé quelques-uns des mystères des Paramoudras du Jaizquibel...mystères que nous  faisons partager avec plaisir à tous ceux qui liront ce blog.


 Claudine A.

 

 

PARAMOUDRAS (définition de l’université du Havre)

 

Mot issu du gaëlique signifiant poire de mer (peura muireach).

À l’origine, ces formations ont été décrites dans des dépôts calcaires.

10.paramoudra baie de somme

Il s'agit de silex ayant une forme tubulaire. Les tubes vont de quelques millimètres à une trentaine de centimètres de diamètre et peuvent atteindre une dizaine de mètres de longueur. En coupe, le silex présente une structure annulaire. Au centre, se trouve un tube de 1 à 2 cm de diamètre de craie lithifiée. Le tube peut être vertical (cylindrique, piriforme, en forme d'obus, annelé) ou horizontal. Dans certains cas, on remarque un cylindre en U.

Il s'agit visiblement d'une trace organique à l'origine, celle d'un organisme fouisseur, creusant un terrier. La profondeur de pénétration est parfois assez grande (jusqu'à 3 mètres) et est difficilement explicable. L'organisme ou la trace sont désignés sous le nom de Bathicnus paramoudrae.
 Bromley pense qu'à l'origine le terrier était gainé d'un tube et qu'il servait d'abri à l'animal (filtreur ou prédateur). L'espèce pouvait appartenir à uneAnnélidepolychète, à unPogonophoreou un Némerte.
 Au cours de la diagénèse précoce, des minéraux prennent naissance dans la roche et se concentrent autour du tube du bioturbateur. L'animal pénètre dans la boue bien au-dessous de la zone de réduction des sulfates. Il se nourrit de bactéries et fait circuler dans son terrier de l'eau de mer fraîche. En présence d'oxygène et de sulfate, les bactéries décomposent la matière organique. Le métabolisme des bactéries altère les fluides intersticiels autour du terrier. Des zones concentriques à redox différent se développent autour du terrier et il s'y précipite des minéraux.

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Les paramoudras du Jaizkibel , étudiés et décrits par Michel Molia et Carlos Galán, ne correspondent pas exactement à cette définition : ils ne se forment pas dans la craie crétacé, mais dans les bancs gréseux du flysch d’âge Eocène (45 millions d’années).

Cependant, le processus de formation est probablement semblable.

13.boules dans roches

Ces structures sont parfaitement rondes ou cylindriques, montrant que la gravité n’a pas agi : elles se sont donc développées au sein du sédiment en milieu profond (talus ou pied de plateau continental).

11.canal

La canalisation centrale est présente et visible dans de nombreux cas.

Les boules et cylindres présents sont plus durs que les sédiments encaissants, ils restent donc apparents avec l’érosion.

12.trou et canal

On arrive donc au schéma de formation suivant :

- dépôt du sédiment encaissant

- terriers d’animaux fouisseurs (vers marins) vivant sous quelques décimètres de sédiments.

14.boule et trou.jpg

  • ces terriers sont reliés au fond de l’eau par des conduits ou des tubes chitineux (aujourd’hui disparus) favorisant la circulation d’eau, donc les sels minéraux. Des carbonates vont vraisemblablement diffuser de façon centrifuge par rapport au terrier, et permettre la « cimentation » de la roche en forme de cylindre si cela a lieu le long d’un terrier, ou en boule si cela se forme à partir d’un point.

Jean-Jacques D.

Information recueillie auprès de 2 géologues :

Pierre Mauriaud et Jean Choignard

 

 

 

Les photos :

Jean Jacques : link

Jean Luc : link

Mado : link

 

Mise en page et texte en vert : Madosita.

 

Et pour ceux qui veulent en savoir encore plus : link

 

 


Par madosita - Publié dans : les randos
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 17:32

Beaucoup d'absents aujourd'hui.

Certains sont en voyage ... D'autres ont des obligations ...

Nous ne sommes que 6 randonneurs.

Mais ... il fait beau et nous comptons bien en profiter !

Température fraîche à Marouette mais très douce au col de Lizarrieta. 00. chemin palombieres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques nous mène sur le chemin des palombières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Très bonne visibilité pendant tout le parcours.

01.panorama

Superbes vues donc sur les montagnes qui nous entourent. Même la Rhune n'a pas sa coiffe du nuages !

03.rhune.jpg


Quelques fleurs sur le parcours ...

Les euphorbes ont grand ouvert leur collerettes jaunes. Les daphnées lauréolés protègent leurs bouquets de fleurs sous une couronne de feuilles. Les érythrones dents de chien baissent toujours leur tête.

04.trompette de meduse.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les narcisses bulbocodium jouent de la trompette !

 

 

 

 

 

Et ... rassemblement de jonquilles sous les mélèzes qui recommencent à verdir. Les violettes étaient très violettes ...

02.trois bornes

Les 3 bornes sont toujours au col des 3 bornes. Nous y faisons notre pause.

Sentiers ravinés, caillouteux mais secs.

05.ruisseau.jpg

Petit ruisseau à traverser et après une jolie petite grimpette, nous nous arrêtons au soleil pour le picnic.

06.repas.jpg

07.vue du repas

Vue sur Rhune, col d'Ibardin, Ibantelli ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Et c'est le retour.

08.retour.jpg

Il fait chaud comme en été mais un agréable petit vent .... 

Madosita.


Le mot de Jacques : Hier, nous avons parcouru 13 kms avec un dénivelé total de 270m environ, le tout en 4 heures et sous un beau soleil. et n'oublions pas que nous avons vu - un bref instant - un magnifique chevreuil !


 

Les photos :

Alain R : link

Mado : link

 

 

 

Par madosita - Publié dans : les randos
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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 07:40
00. en route.jpg
Nous étions nombreux pour partager cette journée !
 
Nous doutions de la présence du soleil ?
Il a brillé ardemment et ne nous a pas quittés de la journée...
  01.objectif munhoa.jpg
Nous voulions atteindre le sommet du MUNHOA ?
Certes, le dénivelé était remarquable, mais quel plaisir de le gravir !
 

02.sommet munhoa.jpg
Arrivés tout là-haut,un splendide 360° s'offrait à nos yeux admiratifs;
c'est là que nous nous sommes installés pour notre pique-nique, tout en identifiant les sommets qui nous entouraient.
03.repas au soleil.jpg

 
Lors de la descente, quelques écobuages fumaient encore au loin, alors que nous devions quitter à regrets cette belle montagne de Munhoa.
04.sur le retour.jpg
 Gisèle S.
 

 

 

Notre guide Anita ajoute :

Quel plaisir d'avoir allégrement monter avec vous tous, ce 1000 m : LE MUNHOA 1021 m altitude et avec ce beau temps  !!!!
départ :le village de LASSE  204 m
circuit du GR 10
le MUNHOA est contitué de 3 sommets
         BEHARRIA  à l'EST  :880 m
         ARTZAINHARRIA  au nord  971 m
         MUNHOA  au sud  : 1020 m
Le MUNHOA est l'une des plus jolies montagnes du chainon inter -Nives, entre la NIVE DES ALDUDES et la NIVE d'ARNEGUY
dénivelée :  820 m

 

 

 

Photos de

Jean Jacques : link

Mado : link

 

 

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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 10:45

00.vers Mondarrain.jpg

Partis du col de Légarré ( 340 m ),guidés par Jacques, nous avons contourné l'Escondray ( 550 m ) jusqu'au col d'Amezketa ( 476 m ) pour ensuite arpenter le flanc est du Mondarrain ( 749 m ), s'attaquer au pic d'Ourrezti ( 690 m )....

01.pente ourezti.jpg

descendre au col de Zuharreteako ( 586 m ) pour mieux remonter sur le sommet herbeux du Biskaylus ( 702m ) et admirer le panorama à 360°...

04.sur bizkaylus.jpg

Au Gorospil : picnic. Un Espagnol arrive en 4x4 pour apporter des bottes de foin à ses vaches ...... 02.vache et foin

Descente au col de Gorospil pour emprunter  le GR10, petit sentier qui serpente et nous rejoignons les col de Zuharreteako pour suivre un autre sentier qui contourne le Mondarrain ouest.

03.vautours se regalant

Nous admirons les vautours qui planent au-dessus de nous et surtout au-dessus du col d'Amezketa où c'est la curée !!! Nous nous en approchons pour mieux voir ...

Quel spectacle !

Mais il faut rentrer ...

Nous avons pu admirer quelques fleurs : beaucoup d'érythrones (dent de chien), quelques sablines et 1 narcisse ...

Nous regagnons nos voitures après avoir parcouru 15 kms, 450 m de dénivelé en 5 h 15 de marche ...

Madosita.

Pour en savoir plus,  allez voir les photos :

Claudine : link

Mado : link


  Et ci-dessous : le film

 

 

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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 16:43
mer-bleu.jpg
Aujourd'hui, 8 mars, c'est la journée de la femme.
A l'appel, au parking Marouette, 11 femmes répondent présentes contre 1 seul homme ! 
Unanimement, nous décidons d'appeler ce jour, la journée de l'homme car Etienne aura le dur labeur d'encourager, stimuler, protéger ses onze randonneuses !!!
Départ donc de Marouette sous un crachin breton. La météo annonçant un temps clément nous gardons le moral et nous partons,en voiture, jusqu'au phare de Fontarrabie. De là, nous prenons hardiment le GR 121 qui longe la falaise. 
08.abri picnic.jpg
Le temps se dégage alors, ce qui nous permet d'admirer un paysage grandiose : des roches sculptées par l'érosion, une mer bleu marine avec quelques voiliers à l'horizon et à nos pieds, tout en bas des falaises, des rochers formant de belles piscines semblables à celles dans lesquelles nous avons appris à nager dans notre enfance !

Le sentier est situé parfois à quelques mètres à peine de l'océan. Il demande une attention soutenue et un pied sûr (gare à celles qui souffrent de vertige ! ).
 
Arrivés à PUNTA BIOSNAR nous nous posons pour un pique- nique convivial . Humeur et temps au beau fixe.  
01.punta-Biosnar.14.09.09.jpg
 
Ensuite, retour par un sentier qui s'écarte de la côte mais offre aussi de belles échappées vers l'océan.
 
Ce fut une balade merveilleuse de 15kms et nous avons marché pendant 5 heures.
 
 Michèle R
Quelques photos d'Anita : link
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