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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 15:07
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Ce lundi 16 juin 2014, départ habituel de Marouette. Golf de Bassu et Itxassou pour achever le ramassage scolaire. Nous serons 10 : ainsi en a décidé ce petit matin frais. Les 2 voitures parcourent prudemment la D 918, puis la D 119. Elles atterrissent enfin sur un emplacement tranquille situé à droite, peu après une fromagerie (qui ferait aussi musée), au milieu des prés (280 m). La bonne humeur est générale. Il fait beau temps. Les paquetages sont vérifiés en autocontrôle. Tout le monde dispose des équipements ad hoc.

Nous ne manquons pas de saluer fort civilement un agriculteur qui passe son chemin, dans un sens puis dans l’autre ; il ne s’agit pas d’indisposer l’indigène dès notre arrivée sur son territoire.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

L’air embaume l’herbe fraîchement coupée. Les odorats les plus exercés repèrent la senteur si particulière des châtaigniers fleuris. Peu après notre départ, nous rencontrons un petit groupe d’ovins bariolés retenus prisonniers dans un enclos qui barre notre route en déblai. Sont-ce des otages ? Quoi qu’il en soit, il est décidé de ne pas leur permettre de rejoindre leurs congénères qui croquent l’herbe à belles et pleines dents dans le champ voisin. Les portillons sont ouverts et refermés avec précaution et aucun de ces carnavaleux n’a le temps de s’évader... Nous rencontrons le caille-lait mais également la noisette de terre ou conopode.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Le sentier monte en bordure de bois puis sous des épineux plantés serrés pour rejoindre une bergerie (433 m). De grands arbres la protègent qui sont aussitôt identifiés avec précision.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Un bout du «sentier  découverte», pour voir comment se porte le dompte venin et pour visiter la célèbre tourbière aux droséras. Il se trouve qu’une de ces charmantes ogresses s’apprête à absorber un papillon imprudent ou suicidaire. Mado filme une partie de ce qui est peut-être un drame pour le papillon mais une excellente affaire pour la droséra.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Quelques vautours nous survolent occupés à la surveillance de leur couloir aérien souvent emprunté par de silencieux parapentistes. Pas étonnant, puisque posé sur un rocher, un de ces oiseaux surveille son petit dont on ne voit que la tête.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Peu après un amas de rocs formant une petite caverne sans ours, nous sommes soudain en vue du sommet. Nous voilà arrivés au col en sortant de la pente herbeuse. La brise de noroît, agréable pendant la montée, donne une bonne idée de ce que peut être la Sibérie en hiver. Pas question de lambiner. Les tables d’orientation sont rapidement dépassées.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Sous le contrôle de ses parents, un jeune pottok cabotin se prête de bonne grâce au travail du photographe officiel de notre sortie.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Enfin, nous parvenons au sommet du Baigura (897 m) dans un fouillis de cabanes en béton et d’antennes dépareillées. Le sfumato de midi rend les lointains mystérieux et le proche paysage splendide.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Le ravin désert, au sud-est, fermé par le Laina (869 m), nous présente ses plus beaux atours. Pourtant, pas question de nous attarder dans cet endroit pour les pauvres êtres électro-sensibles que nous sommes.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Retour vers l’Erreguelu (865) dont nous évitons le point extrême de manière à nous mettre à l’abri pour manger.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Bon repas d’altitude. Arrosé de vin blanc d’une région ultramontaine mais voisine. Pendant que les merveilleux gâteaux secs circulent, pour ne pas perdre de temps, nous révisons les fondamentaux comparés des grammaires anglaise et française et quelques rudiments de floristique. Pendant tout ce temps de repos, la chaleur restituée par les roches sur lesquelles reposent nos muscles fessiers est la bienvenue. Des excursionnistes de passage nous demandent avec confiance des renseignements que nous leur donnons bien volontiers.

Le vent vient de changer de secteur. C’est le moment de lever le camp, d’autant que des nuages grisonnants s’approchent assez vite de notre salle à manger. La colonne au complet fait maintenant route au sud-est sur la crête Curutzeko Pareta qui culmine à 772 m. Les nuages derrière nous se font moins menaçants. On aperçoit un cycliste sportif qui nous suit.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Un jeune Pottok, sans doute cousin du premier rencontré, nous fait du charme.

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Ensuite, c’est au nombril de Vénus ou salade des murailles de s’étaler au creux d’une roche, environné par toutes sortes d’autres fleurs bien connues. A l’altitude de 620 m, nous allons vers le nord jusqu’au col voisin situé à la cote de 592 m. Le cycliste dont la roue AR est maintenant crevée est passé de dessus à dessous sa monture et marche devant nous le vélo sur l’épaule. Bon courage !

Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.
Et un  Baigura, un,  pour bien commencer la semaine ! 16 juin 2014.

Sans rendez-vous, nous avons la chance de rencontrer la jolie brunelle commune, sorte de plante à tout faire. Puis nous cheminons vers l’est en contournant habilement une bosse jusqu’au col (499 m) qui commande l’accès au fameux pic de Soylandochip (551 m). Ce sommet est attirant en dépit de la pluie qui menace toujours. Mais nous le délaissons à droite pour descendre par de bons sentiers vers la chapelle Saint-Vincent, havre de paix (298 m).

De ce haut lieu religieux et culturel, où les hortensias fleurissent plus bleu que bleu, nous regagnons en quelques pas les voitures qui n’ont pas changé de place. Des gouttes de pluie ne font même pas tomber la poussière du chemin au passage de deux convois agricoles menés par de joyeux paysans.

Un arrêt dans une sorte de venta « gasconne » à Itxassou conclut la journée de fort belle manière. Le chocolat y est aussi délectable au lait qu’à l’eau !

Le parachutage au golf de Bassu de membres du commando et le retour vers Bayonne se fait par grand beau temps.

Une bien belle journée organisée à l’initiative de notre guide qu’il nous faut remercier infiniment.

Distance environ 11 km et dénivelé de l’ordre de 620 m. Le tout en douceur tant Etienne possède ce don inouï de transformer les pentes les plus raides en légers plats montants.

 

Jean-Louis L.

 

Plus de photos : lien

 

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