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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 11:23
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

En boucle, au départ de Suhescun. ( Suhuskune en basque).

 

Suhescun ... késaco ? ( pardon, qu'es aco, pas de simplification d'orthographe, même en Gascon !)

 

Heureusement qu'il y a Wikipédia pour nous renseigner sur ce village à l'écart des itinéraires fréquentés, que ce soit par les touristes, ou même les randonneurs les plus affûtés.

Qui peut se vanter d'y être jamais allé ?

 

Jacques a choisi pour ce lundi prétendument tempétueux (mais il n'en fut rien) un circuit à découvert évitant ainsi tout risque de branche venant malencontreusement blesser un de ses fidèles disciples.

 

 

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Nous traversons le petit village où règne une ambiance extraordinaire … si l'on peut dire. Pas âme qui vive, pas un tracteur, pas un animal...nous le traversons incognito et garons les deux voitures un peu plus haut à l'altitude 425.

 

Jolie grimpette jusqu'au point côté 502 d'où la vue est déjà imprenable sur le Labourd et les Pyrénées.

 

Notre itinéraire d'aujourd'hui sera atypique car nous allons à plusieurs reprises perdre le dénivelé âprement gagné quelques minutes auparavant.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Nous dévalons prudemment la pente boueuse et glissante vers le Col des Palombières

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

avant de remonter vers le Col des Aubépines, le bien nommé, où les chasseurs ont établi un véritable campement en dur et une ligne Maginot qui semble infranchissable pour les malheureux volatiles.

 

Courte pause ravitaillement et descente en pente douce vers la vallée sur les flancs du Munhokobordalde.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Là-bas, dans le lointain, la petite église blanche du village de Lantabat et, disséminées dans les vertes prairies, quelques rares fermes.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Il est l'heure du déjeuner ( parfait timing de notre guide) lorsque nous arrivons à la jolie chapelle de Saint-Étienne qui jouxte la maison forte Donozteia, les deux bâtiments formant un bel ensemble architectural réhabilité par des fonds européens.

D'après un compte-rendu de J-P Dugène, même si l'extérieur de la chapelle a été restauré, l'intérieur semble avoir été saccagé...qu'en est-il au juste maintenant ? Nous n'avons pas pu la visiter.

Au passage, il semble utile de rappeler que Saint-Étienne fut le premier martyr et qu'il fut lapidé. Une statue à l'intérieur le représenterait, tenant dans ses mains les pierres pour sa lapidation. Étrange...

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Toujours est-il que notre guide-assistant a eu le privilège d'être accueilli sous le porche de la chapelle consacrée à son saint patron et qu'il a bien voulu que nous aussi profitions de ce lieu confortable pour y partager notre repas.

Un repas à la fois gourmand,comme d'habitude, et culturel... car nous avons essayé, sans grand succès il faut l'avouer, de déchiffrer les pierres tombales ancestrales où figurent des gravures à la fois en basque et en latin, semble-t-il.

En revanche, aucun problème de compréhension en ce qui concerne les apophtegmes lus par Fernand au dessert pour le plus grand plaisir de nous tous.

La randonnée ne cultive pas uniquement les muscles.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Nous reprenons notre route en passant devant la ferme Pékotchia où les pauvres brebis enfermées dans leur bergerie rêvent de brouter l'herbe déjà printanière. Car les prémices du printemps sont bien là.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Un chêne fantaisiste a déjà déployé ses feuilles et les bourgeons femelles des noisetiers ont éclos.

 

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Il nous faut parcourir environ 2,5/3 km d'asphalte pour arriver au hameau d'Ascombegui.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Une poignée de maisons dont deux en ruines, une belle croix sculptée sur le bord du chemin, une chapelle au nom énigmatique de Saint- Cyprien de Carthage et son cimetière remarquable pour ses nombreuses stèles discoïdales.

Dommage qu'elle ait été fermée car elle possède, paraît-il, de belles peintures au plafond et sur les murs.

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

Après avoir salué de vénérables et imposants employés des Ponts et Chaussés en train de restaurer l'unique rue du hameau (seuls êtres vivants que nous croiserons en ce lundi) nous retrouvons un chemin plus bucolique et nous voila, sur la digestion, obligés de remonter tout ce que nous avons descendu…

Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. Lundi 08 février 2016.

C'est ce que nous faisons en direction du Hocha Handia que nous contournons légèrement en contre-bas pour arriver à l'altitude 472.

Ne point se plaindre car la pente est régulière et la vue magnifique ; c'est un vaste cirque qui se dessine tout autour de nous : l'Altzamendi,

l'Artzamendi, la barrière d'Iparla, l'Autza saupoudré de neige … et toujours dans le lointain les sommets enneigés du Béarn et leur sentinelle, qui ne nous a pratiquement pas quittés, le Pic du Midi d'Ossau, qui culmine à 2884m.

 

Nous étions bien escortés avec Jacques, Étienne et "lou Jean-Pierre"!

 

Nous arrivons aux voitures vers 16 h15 après 16 km de marche, 575 m de dénivelé, le tout bouclé en 5 h 30.

 

P.S. Quelle chance nous avons eue quand on voit le temps exécrable qu'il fait aujourd'hui !

Claudine A.

 

Photos :

Claudine A.

Mado.

 

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