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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:41
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

  

Quand on a traversé les Champs-Élysées Peio, oppressante enfilade de dépôts de marchandises qui s'étalent maintenant des deux côtés de la route, comme les mors d'un étau géant et commercial, juste après la frontière, c'est toujours un soulagement, un plaisir, de se retrouver à 22 sur la place d'Urdax-le-Pont (98 m), à l'ombre de cet imposant monastère de Salvador. Pas Henri, l'autre, devenu San.

Fontaine, torrent et bief tentent de réchauffer l'atmosphère austère de ruines et de grosses bâtisses navarraises. En ce matin de brise fraîche, laminak et autres inventions extraordinaires ont déjà regagné les grottes voisines pour prendre quelque repos pendant que les humains du cru tâchent déjà à réparer les conséquences de leurs facéties de la nuit.

Après une dégustation de crêpes, excellentes pour donner de l'élan, nous remontons la rive gauche d'Orabideko erreka, fil rouge mais bleu du jour.

 

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

Tout le monde avance en silence, d'un bon pas le plus souvent, même si de la boue tenace entrave souvent la progression, dès la sortie du village. La colonne visite un élevage d'oies. Elles ne nous prennent pas en grippe. A l'avant, la discussion est animée : Jeanne Bécu qui n'aimait peut-être pas le chou-fleur et un défunt curé de Landabat qui adorait sa bonne doivent alors avoir les oreilles qui sifflent dans leurs paradis respectifs.

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

Attentive, l'avant-garde change souvent de direction, dans la forêt ou sur des pentes récemment moissonnées de leurs fougères, pour finalement faire halte-banane sur un plateau entre un mont Azkar et les vestiges de l'enclos qui complète Elizagoieneko borda (388 m).

La piste qui dessert cet édifice nous conduit à Loirako lepoa (441 m) en sinuant, à plat et tranquillement, entre Sansinenea et Arleun, de flaques en ornières noyées. Ânes et chevaux sont au rendez-vous, batifolant sous le soleil. Au moment où nous passons, la borde restaurée dans le coin fait l'objet d'une expertise de la part des ses occupants inquiets de l'état de pylônes en vrai bois d'arbre.

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

Nous ne nous attardons pas. lancés comme nous sommes à la poursuite d'un groupe qui nous précédera jusqu'à Urbiako lepoa (434 m), sis entre Mendibil et Aizparaz aussi appelé Urbia, montagnes considérables encore dépourvues de neige.

Le programme initial est alors renégocié, comme cela se pratique généralement après les élections, quand les élus sont sûrs du résultat. Pour cette fois, nous tirons à gauche, à la conquête de l'Ouest, et parcourons lestement un sentier suspendu dans les bois et les fougères. Vues superbes sur le paysage d'automne, les prés en terrasses, les fermes et l'écheveau de chemins tapissant la vallée.

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

Il est l'heure de manger (420 m), près de barbelés et d'un pneu, qui assis sur un chouette tapis vert, qui sur une pierre branlante, en bordure du bois, près de gros objets recouverts de plastique, non loin d'une borde dont on aperçoit la toiture un peu plus haut, au débouché de la tourbière d'Ibaineta, invisible, suspendue au-dessus de nos têtes. Sangria, pâtisseries, chocolat du Pérou ou à l'orange. C'est énorme ! Il fait si chaud que les tee-shirts sont de sortie.

Après une brève et intéressante prise de parole d'Anita, notre guide qui nous a juré qu'elle reviendra de Pau, il faut se résoudre à reprendre la route car tout le monde tient à revoir Urdax sous son plus beau jour.

 

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

Tiens, voilà Mendiondoko borda, notre point le plus à l'ouest !  Descente sous des chênes qui sont autant de pots de fleurs. Des clairières, des pistes, des chemins. Crocus d'automne partout. Rencontre d'une maison cossue, pimpante mais déserte. Le Navarrais rénove à tour de bras, n'épargnant pas sa peine. Il est vrai que le grès rouge ne manque pas dans ces contrées. Mais enfin, il faut bien entasser les pierres les unes sur les autres pour obtenir un mur. Et quand le mur est arrondi, c'est encore plus joli ; mais quel boulot ! Sur le parvis de Doloreko borda (310 m), près du ruisseau, le pottok entretient par un bout la pelouse qu'il enrichit par l'autre. Cet animal surveille placidement, l’œil en coin, la cloche et le fer à cheval disposés en bonne place sur la façade pour faire fondre de bonheur la passante, sans souci.

 

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.
Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

A force de descendre, les ruisseaux forcissent. On patine sur le béton des gués aménagés, ce qui est très amusant. On voyage dans le bois, presque au fond de la vallée. Un agréable enfer vert. La progression de notre troupe est laminaire. Pourtant, souvent, l'arrière-garde turbule. Les chiens aboient aussi quand notre caravane passe.

Urdax-Loiara-Urbia et autres lieux circonvoisins. Jeudi 17 novembre 2016.

Sans effort, dans un virage, entre les arbres, nous sommes soudain saisis par la paix du soir qui règne sur notre village de départ. Le héron admiré ce matin dans la pâture s'en est allé.

Après, tout va très vite, comme à la fin d'une fête quand on replie tables et bancs et qu'on démonte le décor. Le reste des crêpes, encore meilleures le soir, est avalé. Il est vrai que la crêpière va encore se régaler d'un gros bolet déniché sur le parcours. Les bâtons « télescopiqués », les chaussures décrottées, les bagages embarqués. Les remerciements croisés exprimés avec toujours autant d'émotion. Les au revoir lancés.

 

Journée réussie pour tous. Merci Anita de nous avoir ramenés au complet.

 

Distance : 15,7 km. Dénivelé : 630 m.

Jean-Louis.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

 

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