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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:51

Jeudi 30 janvier 2020 – 12 km théoriques (14km réels) – dénivelé de 320 m

« Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin » serine-t-on à celles et ceux qui s'élancent vers Saint-Jacques de Compostelle, « et encore moins le randonneur », ajoute-t-on à Bayonne Accueille.

Ce dernier jeudi de janvier, sur le coup de huit heures et demie du matin, alors que la pluie tombe dru sur Marouette, il faut cependant être sacrément optimiste pour croire aux prédictions d'Anita qui nous a promis un temps agréable pour la randonnée qu'elle a préparée dans la vallée du Baztan.

       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan

Et pourtant, incroyable mais vrai, lorsque nous parvenons au village d'Amaiur-Maya, le point de départ de la randonnée, une quinzaine de kilomètres après Dancharia, la pluie a cessé. Entre les nuages qui s'effilochent, on peut même deviner quelques rayons de soleil. Une nouvelle fois, sainte Anita a justifié sa réputation de faiseuse de miracles ou, plus prosaïquement, de beau temps !

Une sainte qui sait se montrer ferme en rappelant à sa petite troupe qu'une route à grande circulation se traverse en groupe...

La leçon étant retenue (au moins jusqu'à la prochaine fois), la randonnée proprement dite peut alors démarrer. Comme en Galice et, plus près de nous en Bretagne, les sentiers sont bordés de pierres et, comme au Pays Basque (c'est drôle, nous y sommes !), ont tendance à s'élever et à descendre en permanence sans jamais connaître le plat.

       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan

Après Urrasun, le deuxième des six villages, le chemin nous conduit devant un charmant moulin à eau en très bon état où l'on accède par un pont de pierre. Après une rapide visite, nous repartons par un sentier serti de gros cailloux qui monte assez

durement et qui doit nous conduire jusqu'à Azpilkueta dont nous apercevons, tout là-haut, le clocher de l'église ainsi que, plus inhabituel, le bras jaune d'une pelleteuse. Nous nous en approchons jusqu'au moment où, prêts à la contourner, nous sommes apostrophés par un ouvrier qui nous lance un ferme « halte, personne ne passe ». Il ne nous le dit pas ainsi et beaucoup plus aimablement mais le résultat est le même : la tranchée qui barre le chemin rend le passage impossible, il nous faut faire demi-tour.

LE FRONTON D' AZPILKUETA. LA VUE DU FRONTON.
LE FRONTON D' AZPILKUETA. LA VUE DU FRONTON.
LE FRONTON D' AZPILKUETA. LA VUE DU FRONTON.

LE FRONTON D' AZPILKUETA. LA VUE DU FRONTON.

Empruntant un itinéraire bis qui rallongera la randonnée d'un kilomètre, voire deux, nous finissons tout de même par arriver à Azpilkueta dont le village entier se révèle un vaste chantier. Nous découvrons, derrière l'église et son fronton de pelote basque accolé, l'endroit idéal pour pique-niquer : une vaste terrasse baignée de soleil, bordée de murets en pierre sur lesquels nous pouvons nous asseoir pour nous restaurer et reposer nos jambes.

       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan

Après la traditionnelle photo de groupe, nous repartons en direction d'Apaoia. Nous passons devant l'ermitage Francisco Javier avant de continuer le chemin qui descend et qui, tout au long, nous fera découvrir de magnifiques et gigantesques maisons basques. Nous traversons une forêt de chênes puis arrivons au Baztan, la rivière qui donne son nom à la vallée, et atteignons Arizkun.

       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan

Une double curiosité nous y attend : une vieille ferme en activité au cœur du village et, en face, l'imposant monastère Notre-Dame-des-Anges. Nous aimerions en savoir plus et, justement, alors que nous nous sommes arrêtés, nous avisons une sœur conduisant une brouette. « ¡Hola !, ¿que tal? », la plus hispanophone des randonneuses l'interviewe : les sœurs se reposent, si nous avions la patience d'attendre 17 heures, nous pourrions visiter la chapelle. À nos montres, il est à peine 15 heures, nous décidons de continuer.

A partir de là, nous aurions pu chanter « singing in the mud » (chantant dans la boue). Les sentiers qui se succèdent jusqu'à l'arrivée, une heure et demie plus tard, ne sont en effet que flaques et boue, boue et flaques. Mais comme l'écrivait Françoise Sagan, « la terre seule [nous] rassure, quelle que soit la part de boue qu'elle contient. » Il n'empêche : au retour, guêtres et pantalons iront direct dans la machine à laver et les chaussures, pour lesquelles un passage au lave-linge n'est pas conseillé, devront faire l'objet d'un décrassage approfondi.

       Le tour de six villages de la vallée du Baztan
       Le tour de six villages de la vallée du Baztan

Mais qu'importe, nous voilà revenus à Amaiur-Maya où nous retrouvons les voitures. Un dernier verre au café du village et nous repartons vers Bayonne où nous arrivons à la nuit tombée. Encore une très belle randonnée qui nous a permis de découvrir un territoire peu connu du Pays basque. Merci Anita !

Jean-Philippe.

 

Les photos :

Marie France.
Jean Yves.
Jean-Philippe. ( dans le texte ).

 

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