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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 18:18

De bon matin, on est 13 au lieu-dit Olhatea (327 m), parking bien connu des Hauts de Bidarray, là où hurle le vent. De grands arbres, fauchés trop tôt, sont parqués à côté des voitures. A attendre quoi ? Autant de bancs rustiques permettant de se chausser pour l'aventure.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Avant la ferme Osiartea, bien blanche, le sentier à gauche de la route tombe à travers une prairie puis rebondit dans un bois.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

On atteint dans la boue le point bas du parcours (245 m). Trois ruisseaux : un gué, un saut et un pont.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Des bordes dispersées, des murs en pierres qui soulignent le chemin jusqu'au pied de la montée où un tronc couché sert de ligne de départ pour la fameuse côte de Zerkanbide.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Le sentier d’abord caillouteux s’élève rapidement à travers les ajoncs. Les montagnes environnantes se dessinent peu à peu tandis que nous marchons maintenant sur un tapis d'herbe tendre, à quelques mètres des précipices.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Nous doublons le vaste enclos de pierres, visible de partout et arrivons, dans le vent du sud jusqu'à la borde Zelhaiburu (630 m), toujours sur gazon. Nous y dévorons les bananes, alors que la brise qui prend de l'importance, soulève une partie du toit, en cadence. Les murs résistent. Nous ressentons ainsi toutes les bonnes vibrations de l'endroit. Il faut dire que nous sommes non loin du col d'Espalza (640 m), là où le GR10 tombe brutalement vers Arouchia, au grand plaisir des randonneurs.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Le vent nous conduit jusqu’au pic d'Isushi (700m). Au moment où un cycliste suréquipé nous rejoint, une volée de vautours déguerpissent d'une petite replat en herbe.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Une jument, debout, vit un moment difficile : son poulain encore suspendu semble inerte. La mère se couche, sans doute soulagée momentanément que notre survenue en nombre ait fait fuir ces rapaces déjà à l'ouvrage.

Le poulain a la tête en partie dévorée. Ses pattes avant sont encore dans la mère. Une bonne âme d'apprenti vétérinaire se dévoue, et, avec le secours musculaire d'un aide-soignant maladroit, extrait le poulain et le balance plus bas sur une corniche. Malheureusement, il est à redouter que les rapaces, dont c'est le métier, ne veuillent en réalité se régaler en priorité du placenta qui n'est pas complètement expulsé. Qu'y faire si les mammifères sont dotés d'un tel trésor de friandises ?

Impuissants, laissant l'infortunée à son sort, nous allons visiter les falaises que peuplent quelques petits vautours, attendrissants. C'est mignon quand c'est p'tit !

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Visite de la cascade, de la vasque du ruisseau d'Isushi et de son rocher discrètement gravé, peut-être par un berger amoureux d'un bélier.

Soudain, nous parvenons à la minuscule cabane assortie d'un champ clos, judicieusement disposés au débouché du chemin de Moines. Hop, une petite côte à droite, à cheval sur la crête en dos d'âne qui remonte vers le col de Meatche. Belle vue sur le terrible Irubelakaskoa. Encore un peu de neige, au loin, vers l'est. Toujours le vent !

En vue du col de Meatche, nous partons à droite pour franchir un affluent de l'erreka puis plein est jusqu'au col d'Artzatey (666 m).

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Maintenant revenus sur le GR 10, direction Mendiburuko borda (700 m) où il décidé de manger. Assis en rang d'oignons le long de la façade sud de cette grande bâtisse, face à un bois de hêtres, dans un jardin où fleurissent les jonquilles, qu'il est bon de se restaurer, vers 13 h 02, toujours dans le vent. Vins fins, biscuits fins. Café, thé (fins)… De gros nuages sombres montent aux créneaux. Il fait frais quand on reste immobile. Pas de sieste aujourd'hui.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Il est temps de reprendre notre progression vers l'est et nos voitures.

Un peu de piste puis, une pente sur un vague sentier et nous basculons (730 m) dans une petite vallée, franchissons sans mal le ruisseau, longeons un nouvel enclos et poursuivons à flanc à travers le brûlis récent, sous la boule et les rochers de l'Artzamendi de bosquet en bosquet, de ruine en borde.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Des arrêts fréquents permettent de humer le paysage, toujours prenant, comme cette Zelhaiko borda, perchée au bord de la falaise, où nous mangeâmes naguère, un jeudi.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Le passage devant Mendigaineko borda (575 m) nous propulse sur le bord du Plateau Vert. Le col de l’Âne est légèrement sur notre gauche. Un promeneur, loin devant nous avance d'un bon pas dans la lande fleurie. Nouveau talweg, cabane Eihera (530 m), puis descente tranquille vers le parking. Pas de pluie, pas de soleil. Personne n'a trouvé «la corde à tourner le vent». Dommage. Nouveaux biscuits.

Tout au long de cette sortie débridée, il a été donné de constater que nos amis paysans basques, à grands coups d'allumettes et d'atavisme festif, nous offrent la possibilité d'aller facilement aux cabinets noirs.

Merci à tout le monde pour la bonne tenue du groupe, vaillant, compact, homogène et solidaire ; une équipe, avec des avants et des arrières, à égalité de mérite. Merci à notre Président, toujours bienveillant, d'avoir bien voulu autoriser cette journée de plein-air. Quand il ne chante pas, c'est du temps qu'il nous consacre, occupé qu'il est à chercher un pâtissier susceptible de remplacer les fèves par des comprimés d'aspirine à l'occasion de la prochaine Épiphanie fêtée par BA.

Distance : 13,5 km. Dénivelé : 815 m.

Jean-Louis L.

Photos :

Jean-Michel L.
Mado.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:46
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Départ d'Ossès pour le mont Haltzamendi, pas découragés par le temps couvert et les nuages qui cachent le sommet du mont convoité.

 

HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Nous commençons notre montée à travers des pâturages bientôt remplacés par la forêt puis une '' lande '', plutôt rare dans la région, nous pouvons même nous imaginer en Ecosse.

Le sommet n'est pas totalement vaincu, du fait des nuages, mais contourné, après une bonne montée.

 

HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Arrêt pique-nique dans la fraîcheur et l'humidité, mais il faut le dire, sur un tapis d'herbe confortable et réchauffés par quelques boissons revigorantes et la bonne humeur du groupe.

La vue est superbe sur le village d'Ossès, nous avons pu aussi apercevoir Bidarray et Irissary.

HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Le retour, à travers des écobuages et par un chemin bien caillouteux, est parfois un peu rude pour nos articulations.

Après 13km et 700 m de dénivelé, notre petit groupe de 13 participants à hâte de se retrouver pour de prochaines aventures.

Marie-Claude M.

Le même parcours en septembre 2014 : Lien.

Photos :

Mado.

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:16
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Une magnifique journée s'annonce pour notre randonnée du jeudi dans la vallée du Baztan, au programme le pic Legate à 870 m d'altitude au départ du joli village de Lekaroz à proximité de Elizondo.

Les relativement nombreuses voitures, parquées tant bien que mal, 23 randonneurs gravissent une pente régulière et néanmoins raide, sous un soleil estival qui nous fait échanger nos pulls contre des chapeaux de soleil.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Nous atteignons tout d'abord le joli col d'Arkan d'où nous jouissons d' une vue sur le parc de Bertiz et au loin dissimulée dans la végétation, la maison du même nom .

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

D'impressionnants blocs de pierres s'avancent au dessus du vide. Quelques courageux s'y risquent pendant que les autres les observent avec circonspection.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Puis tout le monde repart vers le sommet, où nous avons la surprise de trouver un chemin de croix ainsi qu'un mémorial en souvenir d' un alpiniste.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Nous nous installons pour un pique nique bien mérité sous un soleil tempéré par un petit vent frais.
La vue est superbe à 360°, vers le Saioa et la chaîne des Aldudes entre autres, avec la ville d'Elizondo en contre-bas.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Restaurés, nous prenons le chemin du retour avec une petite variante à travers des brûlis.
Nous regagnons nos véhicules, avec quelques couleurs et crampes dans les mollets pour certains, ce qui n'entame pas notre bonheur après une si belle journée.

Marie Claude M.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 16:52
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Direction l'Espagne, le grand sud, la brise du Sahara, le soleil intense. 26 personnes composent un groupe du jeudi fourni qui veut absolument atteindre le fort installé au sommet de la colline San Marcos, hauteur d'Errenteria, fausse jumelle de Txoritokieta (318), à deux pas.

Roadbook précis : autoroute, sortie 12, quartier Beraun, 2 ronds-points, une école. Pas assez de places pour abandonner les 6 voitures. On va donc sur un vaste parking (260 m), à proximité du fort lui-même.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Anita nous invite à une promenade dans le sous-bois parcouru par de multiples sentiers qui courent sur les pentes fleuries : violettes, grémils, dents-de-chien, anémones hépatiques de plusieurs couleurs, et tant d'autres espèces de moindre noblesse apparente... Les arbres bourgeonnent à qui mieux mieux. Papillons qui volettent ; frissons quand un cycliste nous rase.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Visite d'un vieux fort construit à la fin du siècle XIX sur une idée de Nieva. Il est comme neuf puisqu'il n'a jamais servi. Belles photos de groupe sur le pont-levis, fixe désormais.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Agréable chemin de ronde, tout en haut (283 m). La ria de Pasaia, la Concha de Saint-Sébastien, les Trois-Couronnes ; même la Rhune pointe le bout de son antenne dans une sorte de duel amical avec celles qui embellissent le Jaizkibel.

 

Mais nous ne sommes pas là pour ça.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Retour rapide à l'aire de pique-nique, dans un verger planté sur un petit plateau herbeux, une défense avancée où, comme auraient pu le faire les commandants qui se sont succédé dans cette immense forteresse, notre cheffe célèbre son anniversaire avec ses troupes. Longue table de bois massif, nappe basque guillerette, bouteilles et victuailles en quantité autant qu'en qualité, dont un pâté maison remarqué. C'est la fête.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

D'autant qu'une sympathique habitante d'Anglet qui n'en est pas à son coup d'essai, N., a pâtissé merveilles gourmandes et crêpes légères, gourmandes, que P., aficionado distingué de tous les sports et cultures du sud de la Loire, arrose comme un forcené de différents produits de sa composition contenus dans des fioles secrètes, tandis que J.M., sportif des Hauts de Saint-Bernard, en technicien de pâtisserie accompli, luttant contre les courants d'air fripons, régule sur un réchaud boiteux à la flamme rétive posé sur des marches branlantes, les conditions qui conduisent finalement à un flambage au sopalin hors du commun, tout en endurant avec le sourire la surveillance ou les conseils de nombre de spectateurs-dégustateurs. Cette opération d'équilibre instable, a priori risquée, est une réussite totale pour ce trio attachant. Les bomberos n'auront pas à intervenir sur un écobuage sauvage, acte qui aurait été perçu comme un coup porté par un commando français sur le Royaume d'Espagne.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

( cliquez sur les mots soulignés en bleu )

Ensuite, comme partout en Pays Basque, ce ne sont que chants tristement gais et danses enlevées sous le ciel clair, animation présentée surtout par les heureux natifs de l'année 1948.

Retour à Bayonne, notre siège social, après, pour les plus téméraires, une courte immersion dans les beaux quartiers d'Errenteria.

Merci doublement à Anita et merci aux autres performants opérateurs pour cette excellente journée dont le thème était : la gastronomie française du Sud-Ouest délocalisée en terre espagnole.

Distance : 4,1 km. Montée: 190 m. Descente : plusieurs bouteilles.

Veuillez pardonner l'emploi exagéré d'adjectifs ou de superlatifs. Mais comment traduire plus sobrement une telle journée ?

Jean-Louis L.

 

« Quelques irréductibles ont prolongé cette belle journée par une heure de marche digestive bien agréable sur la plage d'Hendaye. " ( voir photos). Claudine A.

 

Photos :

Claudine B.

Claudine A.

Jean-Michel.

Mado.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:51
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Départ à l'heure dite pour les 14 participants direction la chapelle d'Olhette, où nous avons commencé à ressentir une atmosphère printanière qui nous accompagnera tout le long de ce très joli et accessible parcours .

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Un charmant chemin ombragé le long d'un ruisseau nous a conduits à une première venta Inzola.

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

puis au col Deskarga Handiko Lepoa où une pause, banane ou autre, ainsi qu'une boisson, fut la bienvenue, le soleil se mettant de la partie.
Chemin faisant, nous voici arrivés à la venta d'Inzola après avoir passé la borne marquant la frontière.
Une vue magnifique sur la côte, des Landes à l' Espagne, nous rappelle, si besoin était, la beauté du paysage entre océan et montagne.

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Après le contournement de la Rhune, nous nous dirigeons d'un pas alerte, en descente, vers notre lieu de restauration, à savoir la cabane des chasseurs de Vera, où nous avons pu poser nos sacs, nous attabler dehors et profiter de la vue vers la vallée de Vera, malgré un petit vent et le soleil qui a fait prendre quelques couleurs à certaines.

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Retour vers les voitures après 15 km et 450 m de dénivelé par un chemin quelque peu différent avec l'envie d'y revenir en été et déjeuner dans une des ventas.

Marie-Claude M.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:01

Au menu du jour, ni plus ni moins que l'ascension du Larla depuis Bidarray. Notre guide avisé sait qu'il convient d'exploiter au mieux les fenêtres météo favorables. C'est pourquoi il a prévu un parcours «non-fictif», somptueux, sportif, sortant de l'épure initiale, et applaudi par ses 14 ouailles ravies de suivre son pas volontaire, que ça monte ou que ça descende. Le soleil, caché, n'atteindra la surface de cette noble contrée qu'en de rares occasions dans la journée. Cependant, nous avons choisi un parking (80 m) qui sera ombragé quand les arbres auront des feuilles. Aire de stationnement pratique, proche de la Nive, loin de l'Adour... Ici, on ne met pas le feu aux voitures. On préfère organiser nuitamment une ronde autour d'un radar mobile, glouton que la société civile fait rôtir comme San Pansart.

Vous dire notre chemin exact est délicat, tant on est frappés par la malignité de ceux qui ont tracé toutes ces voies.

Il est avéré que nous sommes passés à côté de la gare au quai fleuri de primevères, puis sur le pont médiéval. Franchi un nouveau pont, nous avons pris la route de Salati, décorée de mimosas, de nombrils de Vénus et ainsi fait un tantinet de goudron jusqu'à rejoindre Otsandaburua.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

C'est là que ça s'est gâté. On a pris pleine bille la crête qui s'élève vers la montagne d'Ineta. Vallons des deux côtés, l'un désert, l'autre grouillant de vie, sous la haute protection de l'église. En marche ! Certes, mais en équilibre sur un fil, parmi les bruyères, les chênes tauzins, les arbousiers et les fougères.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Juste sous Ineta, le promeneur trouve un carrefour marqué par une borde (370 m). Comme il ne peut plus aller droit devant, les jambes tremblantes devant cette montagne d'énormes rochers bruns, il prend à gauche après un temps de repos et de nourrissage. Le beau chemin descend un peu (295 m), ce qui repose le groupe toujours soudé et solidaire dans l'effort. Des ruisseaux qui dévalent de Phagaldeko Pareta constituent de petits obstacles liquides facilement enjambés, tandis qu'il faut souvent constater que les portes des checkpoints à brebis doivent être ouvertes puis fermées pour protéger les hellébores fleuris.

A une station d'eau d'Arrossa (347 m), on rejoint la route brièvement pour prendre une belle piste bétonnée qui semble réservée aux filles. C'est bien, le rose. Accord parfait avec le vert, le marron et les récentes balafres rageuses au fusain, un peu plus loin. Le Zeztokokaskoa est encore plus beau que jeudi dernier.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Nous avons vite fait de rejoindre Harretxeko borda (630 m), protégée par deux arbres, son talus accueillant et son toit renforcé. Il est presque l'heure du repas. Quelques randonneurs gardent l'endroit, alors qu'un détachement entreprend de voir d'où provient l'agitation au sommet dont nous apercevons le cairn.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Le Larla (705 m) est conquis alors que des bambins basques, déchaînés par leurs mères, font une sarabande autour du tas de pierres. Peu de vent. Température printanière. Tableau admirable admiré.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Retour à la borde où le couvert est mis. Bon repas. Desserts. Blagues, bonne humeur, peut-être en raison de la haute altitude.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Il est temps de plier bagages, car on n'est pas de là. Et on cherche toujours de la graisse de marmotte de synthèse tant ces animaux sont craintifs en Basse-Navarre. Autre sujet de dispute : vaut-il mieux refroidir ou réchauffer ? Affaire de goûts et de circonstances. Descente presque par le même chemin, mais en tutoyant Kuxiborda (160 m). Au pont sur la Nive, un observateur aurait pu constater que chacun des membres de cette expédition était dans un état de fraîcheur étonnant. Le secret d'une bonne sortie : être plus en forme au retour qu'au départ. C'est réussi. Pourtant, on respire des larmes de paysage, une fine pluie de cendre qui macule aussi les trois voitures. Allez savoir pourquoi !

On se quitte en remerciant Jacques pour ce parcours plein de douceurs et en parlant de revoyure. Peut-être, d'ici-là, aurons-nous pu déguster de la langouille, charcuterie assez facile à fabriquer à la maison, pour peu qu'on ait sous la main un puits, un arbre, des allumettes, un couteau, un bœuf et un cochon.

Distance : 15 km. Dénivelé : 810 m.

Jean-Louis L.

Photos :

Mado.

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:56

En douceur sur les crêtes. 09 février 2017.

Après les pluies diluviennes et les vents impétueux des jours passés, difficile de croire aux prévisions qui annoncent un soleil resplendissant.

Et pourtant, en ouvrant les volets ce matin, force est de constater que le ciel est d'une pureté étonnante. Le soleil ourle les montagnes d'une lumière rose-orangé. La journée sera belle assurément.

Direction la vallée de la Nive, cap sur Ossès.

A Itxassou les bancs de brouillard se faufilent dans la vallée et masquent le limpide ciel bleu qui nous accompagnait depuis Bayonne. Nous voilà replongés dans la grisaille, le froid, la tristesse de l'hiver...

Quelques kilomètres après Ossès nous nous arrêtons après un ancien four à chaux.

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

La première grimpette est placée sous le signe de l'eau, humidité de l'air, boue en abondance. Le chemin malaisé est pavé de pierres incertaines, de dalles glissantes mais les quatorze marcheuses et les deux marcheurs de la troupe avancent d'un pas assuré malgré les embûches.

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

Premier "sommet", l' Acharamendi, 288m. C'est plutôt un joli plateau herbeux où nous serons largement récompensés de nos premiers efforts de la journée.

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

Le brouillard se lève et dévoile peu à peu la beauté du paysage environnant. Nous nous régalons du spectacle qui se révèle à nos yeux. Tout d'abord apparaissent l'Altzamendi, le Baigura vers le Nord. Puis à l'Ouest l'Artzamendi, légèrement saupoudré de neige les crêtes d'Iparla, l'Autza bien enneigé. Vers le sud le Larla, l'Arradoy, l'Oylarandoy...Nous sommes dans un cinéma 360 et le projectionniste distille les images au ralenti ... Quelle chance nous avons !

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

Et c'est reparti pour le deuxième promontoire, le Larramendi, 395m. Nous foulons avec bonheur un chemin moquetté de vert, dont le moelleux réconcilie nos genoux avec la randonnée. Un petit raidillon et d'autres sommets très enneigés, cette fois-ci, étincellent à l'horizon. Le Béhorléguy, l'Haouscoa, l'Orhy...

Encore quelques efforts modérés et nous atteignons l'Antzamendi,462m. Nous ne sommes plus bien loin de Saint-Jean-Pied-de-Port.( à vol d'oiseau).

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

Quelques hectomètres plus loin, nous nous installons pour déjeuner au soleil sur le domaine d'un groupe de chevaux qui nous regardent d'un air curieux...et gourmand.

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

Qu'y a-t-il dans ces besaces ? Mieux vaut se rendre compte par soi-même. Petit moment de panique quand ces équidés investissent notre domaine (qui en fait s'avère être le leur) et s'approchent des convives quelque peu effarouchés. Heureusement, notre guide Anita ne se laisse pas intimider … telle une" super héroïne," armée d'un bâton de marche, la voilà qui s'élance vers les intrus et les fait reculer sans autre forme de procès. Ouf ! nous sommes sauvés !

ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.
ACHARAMENDI ( 288 m ), LARRAMENDI ( 395 m ), ANTZARAMENDI ( 395 m ) depuis Ossés. 09 février 2017.

Le chemin du retour se fera sur le même itinéraire. La température est clémente, la vue superbe, un vol de grues repart vers le Nord …

Dans la descente qui se fait périlleuse vers la fin, la providence a placé sur notre chemin un Gilbert/Saint-Bernard bienveillant qui évitera quelques glissades sur les dalles mouillées, glissades qui auraient pu être lourdes de conséquences … « N’est-ce pas Jo ? «

A 15h30, nous sommes aux voitures après 12,5km, 450m de dénivelé, un grand bol d'air et des images plein la tête.

Tiens, un distrait a perdu sa clé de voiture dans le chemin ce matin ... et l'a retrouvée au retour.

Saint Antoine de Padoue ( transformé en Claudine B ! ) veillait sur lui.

Claudine A.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:08
Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Otsondo franchi, on laisse les bagnoles au col de Lizarmeaka (552 m) sur un parking blanc qui sent les vieilles grillades et les poubelles pleines. On se couvre vivement, surpris pas le vent et le ciel gris. On passe la barrière canadienne sur Orobidea. Goudron jusqu'au démarrage véritable du grand tour, à Junction Point (582 m). Bon chemin, même si ça colle un peu aux chaussures. Nous fréquentons le flanc nord, toujours en buvant, car il fait froid. Dans ces circonstances, on constate le grand intérêt qu'il y a à posséder des vêtements techniques, surtout achetés parfaitement à sa taille sur internet. Paysage splendide à droite.

 

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Étienne qui manage aujourd'hui, nous conduit jusqu'au bord d'une sorte de précipice oblique, sur la dernière bosse avant la vallée (749 m). C'est saisissant d'avoir ainsi le sommet et le vent dans le dos et la tête dans le vide.

 

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Court retour sur un plateau herbeux, puis, à travers un collet bien marqué, montants d'une porte naturelle, on gagne un sentier et enfin une piste dans le bois, moquettée de feuilles mortes.

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Banane un peu à l'abri car ça décoiffe toujours ! On débouche sur le versant sud (745 m). Mélèzes à proximité.

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Pointillisme de neige sur l'Auza. Étendues blanches sur d'autres sommets plus éloignés. Il est encore tôt pour aller, en rang, au réfectoire. C'est pourquoi on fait route à l'ouest jusqu'à rattraper le GR 11 (725 m).

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.
Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Un peu de sud en légère montée, puis plein nord pour rendre visite à la croix couchée, au sommet d'une butte : Atxuela (800 m). Les 16 randonneurs sont ravis de la trouver à la même place et dans le même état de grâce que la dernière fois.

 

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

On voit très bien le sommet de l'Alkurruntz. C'est un sujet de grande satisfaction.

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.
Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.
Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

En sinuant entre les bunkers, nous nous rendons d'un pas enjoué, je n'ose pas dire d'un pas de sénateur tant cette fonction vitale pour notre Pays finit par être dévalorisée dans la société civile, dans notre cabane habituelle, gardée par des petits chevaux dont on ne sait que dire sinon qu'ils ont forci du ventre ces derniers temps. Sympas, même quand par aventure on leur p.... sous le nez.

Une maison à l'intérieur bien tenu est le gage d'un bon repas. La grande tablée mange et boit plus que correctement. On se rend compte que la finance n'est plus l'ennemie du régime, même camouflée en madeleine. De la sangria améliorée, des fruits secs, des biscuits, du vin, du fromage, des gâteaux, du chocolat, de la boisson au gingembre, véritable coup de cravache, du café et j'en passe pour ne pas me fatiguer le bout des doigts.

 

De temps en temps le soleil éclaire la grande pièce à travers les larges baies vitrées transparentes.

 

Après avoir entonné un chant basque portant sur des ailes qu'on voudrait couper mais que finalement on ne coupe pas, avec la précision d'un chef de gare de l'ancien temps, Étienne siffle le départ à 13 h 30.

Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.
Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.
Grand tour de l'Alkurruntz. Lundi 30 janvier 2017.

Tout a été nettoyé, comme remis à neuf (voir Blanche Neige et la maison des Nains). Descente en douceur et en lacets vers le point de jonction du matin, en évitant les chutes d'aéronefs qui se produisent parfois dans ce coin.

Un cheval semble retenu en prison. Encore une mise en examen ou une garde à vue. On a pourtant le sentiment qu'il lui serait aisé de se faire la belle. Mais pour aller où, puisque la foire au pottok d'Espelette se tenait la semaine dernière ?

Dernière difficulté : des bovins patibulaires occupent le goudron. Mâles et femelles manifestent pacifiquement contre l'insémination assistée par vétérinaire. Ils revendiquent le droit à disposer de leur corps et à une reproduction par les voies et moyens naturels. Sans l'aide des CRS absents ni du GIGN retenu par ailleurs, nous franchissons gaillardement les bouses dont ils ont fait des barricades.

Enfin, un pasteur, bonhomme, se désole à coups de bottes du travail de mottes des taupes dans son champ. Mais qu'y faire ?

Quelques fleurs, mais pas de quoi en faire un paragraphe.

Belle journée. Guidage au cordeau. Esker mila Étienne. Et vive la pâtisserie zéro calorie !

Les personnes intéressées pourront faire parvenir une note de lecture sur ce compte rendu à la personne titulaire du blog (pas plus d'une demi page). Un collège d'experts comprenant des profs émérites de lettres, d'anglais ou des épouses désœuvrées, désignera le meilleur texte. Le vainqueur sera immédiatement embauché par BA en CDI avec un salaire de 5000 € brut/mois. Annonce sérieuse. Le Prince et la Princesse de Galles ne sont pas admis à concourir.

Distance : 13 km. Dénivelé : désolé, la montre de P. ne donne pas cette mesure.

Jean-Louis L.

Photos.
Claudine B.

Mado.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 09:32
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.

Nous voilà partis pour notre escapade neigeuse, de bonne heure, par un temps frisquet mais beau, très motivés bien que peu nombreux, nous étions 6 accompagnés par Anita.
Arrivés vers 10 h, nous avons pris le temps de boissons chaudes et viennoiseries, histoire d'attaquer au meilleur de notre forme cette première randonnée neigeuse et à une altitude nettement plus impressionnante que lors de nos sorties locales.

ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.

Le temps de nous équiper nous voilà en piste devant un paysage époustouflant à 1450 m, avec vue sur La Pierre Saint Martin et le pic d’Anie.

ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.

Nous cheminâmes tranquillement, en prenant le temps d'admirer le paysage et d'apprécier pleinement notre bonheur d'être dans un si bel endroit.

ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.

Pas encore très affamés, nous avons néanmoins fait une pause déjeuner assis dans la neige, sous les arbres.
Notre repas a bien entendu été accompagné par un excellent Bergerac. ( Merci Paul ! ).

ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.

Nous voilà repartis pour passer cette fois aux choses sérieuses,

ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.

LAISSEZ DEFILER LES PHOTOS ….

 

à savoir la grimpette sur le sommet du mont Issarbe à 1565 m.Le contournement par la crête, absolument magnifique, a demandé quelques efforts et parfois même la maîtrise du vertige.
De retour aux voitures, après 10 km et 450 m de dénivelé, et quelques chutes sans gravité, nous étions heureux et fiers de nos exploits.
Après un petit réconfort, nous voilà sur la route du retour, impatients de recommencer.
Marie Claude M.

ISSARBE. Journée raquettes. MAGNIFIQUE. 26 janvier 2017.
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:27
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Quelques plaques de verglas plus loin que Marouette, dans le Pays Basque profond, on fait la belle rencontre d'une bourgade du nom de Mendionde. Église, équipée d'une horloge Etchegaray d'Espelette et d'un clocher original, cimetière, frontons : rien de très nouveau te dis-tu. C'est pourtant entre la mairie et l'hôtel Dermit qui ne sera bientôt plus qu'un squelette de bois tant on en extrait des tonnes de gravats, que Jacques, notre guide a décidé de donner le départ à une bande de 19 affamées de montagne (165 m).

Pour certains, il s'agit non moins que de tenter une course hivernale pour vaincre enfin la cime de l'Ursuya. D'autres ont à l'esprit que faire le tour du massif serait plus sportif.

La température est faible. Le vent est de la partie. Heureusement, le soleil est au rendez-vous du lundi ; pas comme la semaine dernière où il nous avait laisser choir !

Lecteur ! Tu perds ton temps et tu t'uses les yeux à lire ces compte rendus ineptes. Contemple plutôt les belles photos de gens qui sourient dans l'effort ou celles de beaux paysages verdoyants que Mado publie sur son blog.

Mais, si tu es maso, si ça t'intéresse vraiment l'Ursuya, bois le calice jusqu'à la lie.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Direction NO par de bons chemins, pour rejoindre au plus vite (274 m) la Route Napoléon. Je renvoie Napoléon et Roland dos à dos question hyperactivité. On descend plus qu'on ne monte, ce qui agit sur le moral de la troupe.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Comme on mange la banane à proximité de Garatekoborda et d'un captage nickel-chrome (296 m), un indigène botté, pensant nous étonner, installe un escabeau à l'arrière de sa camionnette pour faciliter l’embarquement de son chien. Peut-être une coutume locale ; en tout cas la marque d'un grand respect pour les animaux.

On se fait la côte qui conduit en peu de temps à l'élégante borde rénovée installée dans une patte d'oie (438 m). Cette partie, au nord, est assez fraîche. Si la pente se raidie, la route ne se désélargit pas. Elle est en outre bien bornée. Un milan royal batifole dans l'azur.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Vite fait, nous passons au col où s'est implanté un pylône, fonctionnel jusque dans son esthétique (570 m). Nous contournons la face nord,

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

survolons la cascade gelée qui sourd d'Irigibeleko Iturria,

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

et d'un bon pas (comme toujours), gagnons le sommet tant désiré (681 m). Les accros mettent un petit caillou sur le cairn déjà volumineux en faisant travailler leur imagination.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Quand la bise souffle du nord, tu le sais, il faut t'installer sur le versant sud, ensoleillé. C'est exactement ce qui est fait. Des rochers qui affleurent sont autant de sièges confortables. On domine ce qui reste des remparts de Mokorreta.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Des nuages passent et repassent sur le sommets voisins. Les villages blancs se sont éparpillés dans les vallées. C'est comme d'habitude : beau.

Trois bouchons sautent. Gobelets. Les soupes coulent des thermos. Le reliquat de truffes, la galette rescapée BA, les biscuits, le chocolat. Le thé, le gingembre, le café. Il y en a pour tous les goûts !

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Le ventre plein, nous quittons ce lieu providentiel qui nous a permis de survivre à ces hautes altitudes. Vers l'est le long de la bosse, dans l'herbe si belle, si fine, qu'on n'ose y poser le pied. Virage au sud (486 m) pour descendre en direction de la ville considérable de Macaye dont on aperçoit le croisement de la 45ème rue avec la 5ème avenue. On suit la Marque Jaune. Pas de risque de se tromper. Au moment de prendre à gauche (370 m), nos cœurs se serrent. Jacques, chuchotant, nous fait part d'un grand danger. Les chiens de Mehaka sont terribles : on est mal, Patron ! Étrange ; nul aboiement. Quelqu'un pense que ces fauves ont pu être victimes de la grippe aviaire. Nous passons sans encombre. Ouf !

Ce n'est que partie remise. Avant Etxebarnea, deux fauves, les yeux injectés de sang par la fureur, foncent sur notre avant-garde. L'un, surtout, veut absolument en découdre. A force de douceur et de tendresse, n'ayant pas d'escabeau ni de camionnette à disposition, nous arrivons à les renvoyer dans leur etche à chien, équipement pratique en hiver, qui en français se dit «niche».

Sauvés, nous remercions le Seigneur en passant devant le clocher à peigne du matin, à Lekorne.

Tout le monde est content. Un bémol pour ceux qui espéraient faire le grand tour et qui n’ont fait qu'un demi tour, tout court. Encouragement : les premières fleurs sur les talus, modestes pour le moment.

 

Comme la randonnée est en somme un passe-temps assez voisin du rugby professionnel en top 14, il me souvient d'une jolie poésie dont l'auteur est peut-être anonyme mais assurément du XXème siècle. Je te la livre tout à trac :

 

«Les avants boivent du vin blanc,
Les demis boivent du whisky,
Les trois-quarts boivent du Ricard,
Et l'arrière et l'arrière,
Se saoule à la bière.»

 

Que tout le monde soit remercié, à commencer par Jacques qui, fin psychologue et préparateur mental, a pu emmener tout le monde visiter le sommet.

Distance : 13,5 km. Dénivelé : 650 m.

Jean-Louis L.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

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