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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:27
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Quelques plaques de verglas plus loin que Marouette, dans le Pays Basque profond, on fait la belle rencontre d'une bourgade du nom de Mendionde. Église, équipée d'une horloge Etchegaray d'Espelette et d'un clocher original, cimetière, frontons : rien de très nouveau te dis-tu. C'est pourtant entre la mairie et l'hôtel Dermit qui ne sera bientôt plus qu'un squelette de bois tant on en extrait des tonnes de gravats, que Jacques, notre guide a décidé de donner le départ à une bande de 19 affamées de montagne (165 m).

Pour certains, il s'agit non moins que de tenter une course hivernale pour vaincre enfin la cime de l'Ursuya. D'autres ont à l'esprit que faire le tour du massif serait plus sportif.

La température est faible. Le vent est de la partie. Heureusement, le soleil est au rendez-vous du lundi ; pas comme la semaine dernière où il nous avait laisser choir !

Lecteur ! Tu perds ton temps et tu t'uses les yeux à lire ces compte rendus ineptes. Contemple plutôt les belles photos de gens qui sourient dans l'effort ou celles de beaux paysages verdoyants que Mado publie sur son blog.

Mais, si tu es maso, si ça t'intéresse vraiment l'Ursuya, bois le calice jusqu'à la lie.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Direction NO par de bons chemins, pour rejoindre au plus vite (274 m) la Route Napoléon. Je renvoie Napoléon et Roland dos à dos question hyperactivité. On descend plus qu'on ne monte, ce qui agit sur le moral de la troupe.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Comme on mange la banane à proximité de Garatekoborda et d'un captage nickel-chrome (296 m), un indigène botté, pensant nous étonner, installe un escabeau à l'arrière de sa camionnette pour faciliter l’embarquement de son chien. Peut-être une coutume locale ; en tout cas la marque d'un grand respect pour les animaux.

On se fait la côte qui conduit en peu de temps à l'élégante borde rénovée installée dans une patte d'oie (438 m). Cette partie, au nord, est assez fraîche. Si la pente se raidie, la route ne se désélargit pas. Elle est en outre bien bornée. Un milan royal batifole dans l'azur.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Vite fait, nous passons au col où s'est implanté un pylône, fonctionnel jusque dans son esthétique (570 m). Nous contournons la face nord,

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

survolons la cascade gelée qui sourd d'Irigibeleko Iturria,

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

et d'un bon pas (comme toujours), gagnons le sommet tant désiré (681 m). Les accros mettent un petit caillou sur le cairn déjà volumineux en faisant travailler leur imagination.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Quand la bise souffle du nord, tu le sais, il faut t'installer sur le versant sud, ensoleillé. C'est exactement ce qui est fait. Des rochers qui affleurent sont autant de sièges confortables. On domine ce qui reste des remparts de Mokorreta.

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Des nuages passent et repassent sur le sommets voisins. Les villages blancs se sont éparpillés dans les vallées. C'est comme d'habitude : beau.

Trois bouchons sautent. Gobelets. Les soupes coulent des thermos. Le reliquat de truffes, la galette rescapée BA, les biscuits, le chocolat. Le thé, le gingembre, le café. Il y en a pour tous les goûts !

 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.
 Mendionde-Ursuya-Lekorne. Lundi 23 janvier 2017.

Le ventre plein, nous quittons ce lieu providentiel qui nous a permis de survivre à ces hautes altitudes. Vers l'est le long de la bosse, dans l'herbe si belle, si fine, qu'on n'ose y poser le pied. Virage au sud (486 m) pour descendre en direction de la ville considérable de Macaye dont on aperçoit le croisement de la 45ème rue avec la 5ème avenue. On suit la Marque Jaune. Pas de risque de se tromper. Au moment de prendre à gauche (370 m), nos cœurs se serrent. Jacques, chuchotant, nous fait part d'un grand danger. Les chiens de Mehaka sont terribles : on est mal, Patron ! Étrange ; nul aboiement. Quelqu'un pense que ces fauves ont pu être victimes de la grippe aviaire. Nous passons sans encombre. Ouf !

Ce n'est que partie remise. Avant Etxebarnea, deux fauves, les yeux injectés de sang par la fureur, foncent sur notre avant-garde. L'un, surtout, veut absolument en découdre. A force de douceur et de tendresse, n'ayant pas d'escabeau ni de camionnette à disposition, nous arrivons à les renvoyer dans leur etche à chien, équipement pratique en hiver, qui en français se dit «niche».

Sauvés, nous remercions le Seigneur en passant devant le clocher à peigne du matin, à Lekorne.

Tout le monde est content. Un bémol pour ceux qui espéraient faire le grand tour et qui n’ont fait qu'un demi tour, tout court. Encouragement : les premières fleurs sur les talus, modestes pour le moment.

 

Comme la randonnée est en somme un passe-temps assez voisin du rugby professionnel en top 14, il me souvient d'une jolie poésie dont l'auteur est peut-être anonyme mais assurément du XXème siècle. Je te la livre tout à trac :

 

«Les avants boivent du vin blanc,
Les demis boivent du whisky,
Les trois-quarts boivent du Ricard,
Et l'arrière et l'arrière,
Se saoule à la bière.»

 

Que tout le monde soit remercié, à commencer par Jacques qui, fin psychologue et préparateur mental, a pu emmener tout le monde visiter le sommet.

Distance : 13,5 km. Dénivelé : 650 m.

Jean-Louis L.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:43

LA BALADE DES JOURS FRILEUX.

(après la balade des jours pluvieux).


La ballade de la balade donc …

Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.

Notre montagne est une merveille

Où Anita nous guide com' elle veut

Je viens te chanter la ballade

La balade des jours frileux

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux.

Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.
Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.

Dans le group' c'est la débandade

Nous ne sommes que neuf courageux

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux ...

 

Des degrés la dégringolade

Découragea les plus frileux

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux…

Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.
Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.

Sur les sentiers les glissades

Furent souvent évitées de peu

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux...


 

A midi, c'est la cavalcade

Pas assez de place, c'est fâcheux

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux...


 

Le soleil nous fait une oeillade

Il nous réchauffe de son feu

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux…

Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.

Près la borde, les camarades

Ont déjeuné sous le ciel bleu

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux...

Grand tour de l'Erebi et de l'Atchouleguy. Jeudi 19 janvier 2017.

Les blancs cristaux d'une cascade

Et nous frôlons le merveilleux,

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux...


 

Aux clôtures les dégringolades

Furent évitées grâce à Dieu

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours pluvieux...


 

Pottoks, vautours en escouades

Nous suivent d'un regard curieux

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux....


 

Aux voitures c'est l'accolade

Nous voilà tous vraiment heureux

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux...


 

Presqu' six cents mètres d'escalade

De distance un peu moins d' quatre lieues

Je viens te chanter la ballade

La ballade des jours frileux

Je viens de chanter la ballade

La ballade des jours frileux.

Claudine A.

 

Les photos :

Claudine A.

Mado.


 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 10:01

Belle et très agréable rando à Irissary.

3 cavaliers, à côté de leur cheval de fer, ne daignent pas nous prendre en photo au sortir de Marouette. Un scandale !!!

IRISSARY. Fête de 29 reines et rois. 12 janvier 2017.

Nous sommes à l'heure face à la cancha du fronton d'Irissary. (altitude 201m). Comme le conseillent tous les coaches sportifs, il faut bien s'hydrater et s'alimenter avant tout effort. Nous suivons donc les généreuses petites mains avec entrain jusqu'à la salle des Fêtes.

IRISSARY. Fête de 29 reines et rois. 12 janvier 2017.

Après un temps d'installation, nous voici, tous ensemble couronnés, prêts à l'échauffement.

Fait rarissime,

tout le monde suit,

aucune retardataire.

C'est exceptionnel !

IRISSARY. Fête de 29 reines et rois. 12 janvier 2017.
IRISSARY. Fête de 29 reines et rois. 12 janvier 2017.

Puis c'est l'ascension du premier sommet (204,72m ) pour un pique nique à l'abri du vent . Le service et les serveuses sont excellents, tout comme le menu. Vu les difficultés, la pause banane a été supprimée.

IRISSARY. Fête de 29 reines et rois. 12 janvier 2017.

Puis certains, insatiables, ont gravi les quelques mètres supplémentaires (214,56m) pour accéder aux belles pièces de bois de la commanderie de Malte. (anciennement Ospitaléa XII siècle)

Un grand merci pour cette "dure" et jolie rando.

 

Jean-Michel L.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 15:51

Ingrédients :

2 pâtes feuilletées

140 g de poudre d'amande

100g de sucre en poudre

2 œufs

75g de beurre mou mais non fondu

1 jaune d'oeuf

Placer une pâte dans un moule. La piquer.

Mélanger la poudre d'amande, le sucre, les 2 œufs et le beurre mou.

Mettre le mélange sur la pâte et recouvrir avec l'autre pâte.

Badigeonner la pâte avec le jaune d'oeuf.

Cuire a 200 degrés pendant 20 à 30 mn.

Bon appétit !

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:22

 

Dernier jour de beau temps avant longtemps selon Madame et Monsieur Grenouille. Il faut en profiter pour faire le tour de ces installations bizarres qui font le charme désuet des contreforts de l'Ibanteli, qu'on nomme ici palombières, pour la raison qu'un oiseau bleu y laisse des plumes.

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.
  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Quinze de BA (et non de l'AB 15, car on y serait encore), parmi les meilleurs marcheurs, infatigables, s'élancent de la clairière bien connue aménagée dans le bois (117 m), au bord de la route qui, partie de Sare, basculera plus loin en Espagne au col de Lizarrieta. Quelques nappes de brouillard : sans plus. Air vif : comme il convient en pareil endroit.

Une piste qui s'enquille facilement (110 m). Un peu de boue dans la première montée pour donner des semelles de plomb.

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

L'eau domestiquée coule partout.

 

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.
  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Quelques virages plus loin, on sort de la forêt.

On mange la banane, un peu à l'improviste, comme sur un coup de tête. A ce propos, on retiendra, qu'avant Monsanto-Bayer, des poètes locaux, gourmands de bananes, avaient assez bien réussi leur jardin :

« Le buis se fait la barbe avec un sécateur ;

Les lauriers sont coupés ; les lys ont des tuteurs ;

Le gazon est aussi vert que les sauterelles ;

Et les roses n'ont pas un puceron sur elles. »

Douce grimpette sur sentier. La brume se dissipe. L'énorme face sud de la Rhune à droite nous nargue de toutes ses brèches. On aperçoit une rangée de lumières intrigantes scintiller en plein jour dans le calme bassin de Sare.

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.
  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

On débouche à l'ouest de l'Ibanteli sur un petit col venteux (605 m), non loin d'une borne frontière. On y stationne un petit moment histoire d'admirer le Mendaur et de détailler les autres sommets. Pas question pour autant de faire de l'hyperventilation trop longtemps !

 

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.
  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Descente vers le col (441 m). C'est inouï de penser qu'on peut assurer durablement le contact entre deux pays par une simple agrafe de 50 cm posée sur la ligne de fracture, comme sur une cicatrice. Une venta fermée et une guérite de guetteur verte complètent les équipements de cette station automnale.

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Nous prenons le repas sur table et bancs en faux béton ciré. La cabane (477 m), assortie aux meubles extérieurs se trouve être en Espagne et a reçu un pré-équipement électrique normalisé haute montagne.

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Quelquefois, le soleil daigne paraître. Dans ces courts instants, la couronne de la Reine et de son Roi de Midi se met à briller. Pâté maison, truffes…

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.
  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Et ça repart. Le long de la frontière. On dirait que les francs-tireurs ont abandonné le combat. Une trêve annuelle, faute d'adversaires. Cependant, les installations guerrières demeurent, car dans ce domaine le désarmement unilatéral n'est pas à l'ordre du jour.

Narbalatz et son plateau très couru en été. Que dire de plus ? Sinon ajouter un paisible retour jusqu'au trio de voitures par le gué pour les plus intrépides ou par le pont (104 m) sur Hiruetako erreka.

  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.
  Palombières. Encore plus loin que Sare, vers la frontière. Lundi 9  janvier 2017.

Imaginez l'orgie de galettes maison ou pas et de cidre rosé ou pas. Des Reines et des Rois du Soir partout, qui s'embrassent et guerroient joyeusement à coups de mandibules. Une esquisse de la future société française, quand on tirera les Présidents ?

 

Les participants à ce trip circulaire remercient vivement Jacques (qui vient d'encaisser 1 an avec le sourire), non seulement pour l'intendance qui fut parfaite, mais encore pour le parcours qui fut superbe. Cet homme ouvre les nuages comme Moïse les eaux.

Distance :13 km. Dénivelé : 600 m.

Jean-Louis L.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:37
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

C'est l'hiver. En effet, au bord de la Nive à Bidarray, il fait - 4 ° C. Mais adresser toutes sortes de vœux, ça réchauffe, au moins le cœur. Cependant, à Olhatea (327 m), il fait un temps plutôt agréable pour les 15 baroudeurs qui s’équipent à la hâte. Nous sommes dans une molle. C'est une bonne surprise de plus. Anita fait sa rentrée : ça va saigner !

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Nous partons sur la piste vers Mehatse Cette voie royale penche d'abord doucement vers les dépendances de l'énorme ferme Osiartea. Les occupants de ce lieu nous ont préparé une patinoire qui est finalement évitée.

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Après, c'est un jeu d'enfant de suivre la piste et ses méandres, de s'émerveiller d'un fier lama expatrié économique, d'ânes non bâtés dont plusieurs portent leur croix, de chiens joyeux et de cochons (qui s'en dédit), tous animaux servant loyalement sous les couleurs de Mendiburua et de ses élégants panneaux solaires. En fait, il fait beau. Le soleil va et vient. Nous avançons d'un bon pas dans des conditions aussi favorables. Ami lecteur, tu l'auras compris, plus on monte, plus le couloir est ventilé de secteur est.

 

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Arrêt banane à l'abri d'une cabane installée près d'un précipice. Deux chèvres blanches sont épinglées sur la paroi d'en face. Elles vivent durement le libéralisme et risquent leur vie pour un peu de pitance.

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Plus avant, Anatxeko borda est superbement retapée. Le tuyau d'échappement brille sur le toit. Bel ermitage des temps modernes. Vers la cote 680, brusque virage à droite. Quelque hêtres ont organisé une résistance au changement climatique, près de murs ruinés.

 

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Pleine crête vers un captage en amont d'un talweg (vers 730 m). Les participants au raid sont soudain épuisés par une telle débauche d'efforts, plus habitués aux gueuletons de 4 heures, les pieds sous la table, devant un plateau de foie gras ou des danseuses nues, la peste et le choléra du randonneur.

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Il faut se rendre à l'évidence. Nous sommes au bout du monde. Des vies sont en danger. Il est temps d'opérer un repli stratégique sans trop de débandade vers l'enclos de Zelhaiko borda (650 m) pour s'y taper la cloche.

 

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Tout est savoureux. Le gâteau basque crémeux. Nous ne sommes plus en péril et, dans les discussions, entre deux rasades, il est plus question des mots d'esprit de Roselyne Bachelot qui font même rigoler l'arbre mort, que des nobles aventures de Jean-Louis Étienne.

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Le camp levé, descente de la crête en espérant rejoindre le grand chemin. Que nenni. Trop pentu. Renoncement au bord de rochers (vers 500 m).

Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.
Tentative de gagner le Plateau Vert par le flanc sud de l'Artzamendi. Jeudi 6 janvier 2017.

Au bout du rouleau, nous remontons vers Ezkina pour retrouver la piste du matin vers 615 m.

Retour à Olhatea en suivant les petits cailloux semés par précaution à l'aller. Les chiens, les ânes, le lama, le film à l'envers. Belle journée d'hiver. Beaux paysages. Des vautours, as usual. Terrain sec : c'est pas bon pour les articulations.

Tout le monde remercie vivement Anita pour ce choix de rentrée 2017.

Distance :13,5 km. Dénivelé : 760 m.

Jean-Louis L.

 

Photos :

Claudine B.

Jean-Michel L.

Mado.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:44
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

Point de départ : un vague hameau qui se développe à l'abri de son arbre de Noël métallique. En dépit de sa forte population, on le nomme encore Larretchekoborda (175 m), comme au temps des brebis. Treize randonneurs vont suivre plus ou moins docilement Mireille qui sait très bien où elle va. Beau temps et fameux gâteau conçu par N., dégusté au sortir des voitures.

 

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

Direction Xoldokogaina, sommet arrondi (486 m), atteint juste après la banane dévorée sur un petit promontoire rocheux. Souffle d'air. Panorama. Des touristes espagnols tentent de déchiffrer pour notre compte une inscription où il serait question de vent, de Sud et de Nord. La petite sculpture est pour une fois en inox !

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

Par le sud, descente vers le col d'Osin (371 m), puis celui de Pitare (316 m), important nœud routier. Nous y rencontrons des connaissances. Les embrassades, genre Stanley-Livingstone, réjouissent la troupe et la rendent plus agressive dans la montée qui rejoint par la GR10 le col des Joncs (421 m). Un nuage voile le soleil, le vent forcit. Les joncs viennent de déserter l'endroit ! Il faut dare-dare s'équiper contre le froid.

Le sentier se dirige vers l'Espagne, à flanc, dans la vallée du Lizarlan. Moins d'air, Quelques sources timides.

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

A un col, nous parvenons sur la crête. Azkope à droite, vers la vallée de la Bidassoa. Le mont Faalegi derrière, porte une belle chevelure de hêtres (495 m). Le soleil est de retour et le vent est supportable. Quelques pas à gauche vers la BF 7 (520 m) et ses entrées de mines envahies par les ronces. Puis facilement, BF 8 (550 m).

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

A peu de distance, sur le versant espagnol, survivent les restes d'une borde qui vont tenir lieu de restaurant. C'est un endroit bien connu car bien exposé. Beau carrelage au sol. Comme c'est la période d'anniversaire de J., le champagne rosé coule à flot. Et ça chante, à faire fuir les vautours qui vaquent gracieusement à leurs occupations. Gâteaux, etc.

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

Passons par la Redoute de la Baïonnette, BF 9, point culminant du Mandale (573 m), dont un bulldozer tente de combler les fossés. Panorama bis. Quelqu'un a coupé l'alimentation de l'imprimante qui dessine inlassablement, à grand bruit, sur la montagne format XXL, l'indien ou son mustang, année après année. C'est reposant. Toujours sur la crête, nous poursuivons jusqu'aux cromlechs avant de prendre à gauche une petite portion montante du GR10.

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

Grosse descente sur l'herbe vers le barrage, en évitant le Munhoa, pauvre petite bosse. Du houx partout, avec ses petites boules rouges bien tentantes. Nous sommes sur le chemin qui fait le tour du plan d'eau (260 m). Deux ou trois gués, visite d'une borde bien disposée. Maintenant, laissant le lac à droite, nous fonçons vers le Filtre, sur un sentier horizontal bien pavé de mauvaises intentions envers nos chevilles.

Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.
Xoldokogaina et Mandale. Jeudi 15 décembre 2016.

Encore pleins d'énergie, nous voilà, orants, à la chapelle du Calvaire (277 m), levant les yeux au ciel : que nous puissions encore faire de nombreux kilomètres dans des conditions aussi favorables.

Merci à Mireille pour sa compétence discrète et finalement sa bonne humeur.

Points forts : vues sublimes sur une grande partie du Pays basque et sur la Côte atlantique où le regard finit par se perdre, pottoks et betizus vivants.

Points faibles : lignes HT, carrières, autoroute, souriants chevaux morts, ajoncs affûtés.

A Marouette, constatons, ébahis, que sous un vague prétexte, pompiers casqués et policiers casquettés tentent d'organiser des bouchons sur et sous un pont routier. Bigre !

Distance : 16km. Dénivelé : 660 m.

Jean-Louis L.

Photos :

Jean-Michel L.

Mado.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 17:14
Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.
Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.

Jacques a écrit :

« Balade assortie du pique-nique XXL de Noël : nous partirons d'Amaiur-Maya, direction la cabane d'Itzulegi Lepoa. Parcours en boucle d'une quinzaine de kms et 500m de dénivelé (environ 4h15). « 

Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.
Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.
Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.
Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.

« Comme le bon vin, nos réunions festives s'améliorent avec le temps !! Et la sortie d'hier fut une réussite ! Tout y était parfait : les préparations savoureuses, les vins fort aimables, les douceurs au top et les décorations de table du meilleur effet !!! Et l'ambiance bien sympathique !! « 

Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.
Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.

Le retour.

Amaiur-Maya vers Itzulegi lepoa. Festin de Noël. 12 décembre 2016.

Les participants.

«  Merci à tout le monde

pour cette participation

     à ce moment festif ! « 

Bonnes fêtes à toutes et à tous et à très bientôt.

             Jacques R.

 

Les photos :

Claudine B.

Mado.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 08:06

Lundi dernier, comme chacun le sait, sous la conduite de Jacques, téméraire, à partir des hauts de Saint-Étienne-de-Baigorry, abandonnant les voitures à proximité d'une décharge fumante (285 m), nous avions, à 19, vaincu le col de Buztanzelhay (843 m), et pour certains, poussé jusqu'au terrible pic d'Aintziaga (905 m), tout en profitant des histoires de saint-bernard, du ciel bleu, d'un théâtre montagnard escarpé et de tronçons du GR10. Un bien beau projet abouti de près de 12 km.

Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.

Ce jeudi, c'est Mireille qui a les clés du camion. Déjà grand beau quand les 12 du jour partent de l'excellent parking-belvedère de Pasaia-Donibane. La rue principale, l'église, le gros navire de la marine qui nous frôle, la place tout aussi principale, la basilique, le chantier naval, le château Isabel, et nous voilà dans le vallon de Kalaburtza, sur un chemin en béton, bientôt abandonné :

Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.

à gauche  un sentier de racines sous les arbres, qui débouche (270 m) sur la grande mer qui s'étend dit-on jusqu'aux Amériques…

Après, on tourne un peu sur de l'herbe tendre, on prend la banane, passe un ru sec et on coupe la route (250 m) en direction de la première tour de guet. Alors, toujours en équilibre sur la crête ou peu s'en faut, nous évitons les chevaux, les tours hexagonales, la croix en ciment armé, les vélos, les coureurs et les piétons espagnols venus se dégourdir les jambes sur ces pentes douces. Le petit vent du sud-est ne nous quittera que dans de rares moments. Mais le soleil brille, brille, brille de tout son spectre.

 

Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.

Après bien des efforts, de franchissements de barrières hasardeux, d'évitements de rochers et d'antennes massives, nous parvenons au sommet (543 m). C'est superbe, comme d'habitude d'être juchés sur la cour martiale de ce qui reste du fort San Enriqué. Le spectacle est partout...Un jeune espagnol déluré fait la joie de son probable géniteur en postant force messages dans les 2 boîtes astiquées à cet effet.

Déjeuner à l'abri mais à l'ombre, assis sur des pierres dispersées par le temps qui usa cette redoutable forteresse. Nous avons presque les pieds dans l’océan, plaque métallique où des risées et des bateaux gravent leurs trajectoires fugaces. Nous faisons face à l'étonnante sculpture de Remigio Mendiburu en acier rouillé, jetée sur une petite colline.

Mireille fête son anniversaire à grands coups de getariako txakolina Txomin Etxaniz, et comme d'habitude il y a moult desserts.

Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.
Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.

Comme on ne peut plus monter, on redescend, toujours en admiration. Notre première betizu de la journée broute au calme non loin du sentier. Brave bête, bien encornée ! Quand nous rejoignons la route, notre guide prend des mesures de sécurité. Le trafic est important, les conducteurs ont bien mangé, et peut-être bien bu. Ils peuvent être de ce fait éblouis autant par la boisson que par le jour qui baisse sur l'horizon.

 

Pasaia – Donibane - JAIZQUIBEL. Jeudi 8 décembre 2016.

Le kilomètre sur route est vite avalé, en file indienne. Au premier lacet (225m), une piste cool, un coup de sifflet pour rameuter, une maison semi-enterrée, des jardins suspendus, une chapelle naïvement « compostellée » qui domine la ria, des escaliers et nous sommes vautrés à la terrasse d'un bistrot de la place principale. Soleil couchant derrière les vilains immeubles de Pasaia-San Pedro.

En pareille circonstance, il convient de citer un habitué du lieu :

« ...Quand l'eau profonde monte aux marches du musoir. »

Remercions Mireille qui conduit merveilleusement ce groupe puissant, toujours avec la plus grande prudence, appuyant même sur le frein en montée.

Distance : 16,7 km. Dénivelé : environ 650 m.

Jean-Louis L.

 

Photos :

Jean-Michel.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 16:16

Le compte – rendu, j’ai attendu …

Il n’est pas venu …

Un très beau parcours, sportif, aérien …

Buztancelhay depuis St Etienne de Baigorry. 05 décembre 2016.
Buztancelhay depuis St Etienne de Baigorry. 05 décembre 2016.
Buztancelhay depuis St Etienne de Baigorry. 05 décembre 2016.

Allez voir les photos :

Claudine B.

Mado.

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