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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 18:10
 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.
 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.

Il fait beau. 15 randonneurs ont décidé d'aller prendre un peu l'air frais du côté du Gorospil.

Départ réel d'une belle clairière, sise à 136 m, au bord d'un torrent jaseur. L'endroit est humide ! Une piste chemine élégamment, de pont en lacets, sous les grands arbres. Elle nous conduit vers Patzikoenborda 280 m, blanche ferme que tente de regagner une brebis égarée bêlant à fendre l'âme. Un peu plus haut, nous chevauchons la crête Haizagerri. L'Espagne est au fond de la vallée, toute proche sur la droite. A l'abri d'un buisson ardent nous avalons bananes, raisins secs et Bonne-Maman. Une formalité. L'air est vif. Direction le Gorospil que nous éviterons de justesse, n'ayant rien de sérieux à y faire, pour parvenir à Gorospil lepoa 650 m, brève incursion en Navarre. La brise du sud décoiffe. «...C'est le printemps sévère encore, mais qui par instants s'édulcore...».

 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.
 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.
 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.

Borne frontière 76, pierre couchée limite de 4 communes, monts Bizkailuze pris en enfilade, légèrement sous la suite de petites buttes vertes qui tutoient les 700 m, colonisées par des chevaux, crinières au vent, broutant l’herbage avec vigueur. La formule éculée «Panorama grandiose» reste pourtant la seule possible : le Golfe de Gascogne, le Labour, les Landes et de nombreuses montagnes, sous les nuages qui, la pluie dans leurs bagages, voyagent au sud. Nous voilà sans effort, le Mondarrain comme point d'amer, au Zuharretako lepoa 550 m. Nous récupérons le GR 10, asphodèles et violettes, pour faire halte à Herrikoborda 440 m afin d'y déjeuner dans le plus grand confort.

 

 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.
 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.
 Gorospil. Un lundi vallonné. 11 avril 2016.

Banqueter au soleil est chose agréable. Le sourire du guide, d'ailleurs vite contagieux, témoigne d'une sortie réussie. Les blagues fusent, plus fines à mesure que les bouteilles se vident. Importants flux de gâteaux autour de la table. Sieste pour certains. Revue des directeurs financiers de grandes entreprises du CAC 40 pour d'autres. La tension monte et descend, indépendante de l'intensité des débats.

Il est temps de repartir vers le col de Trois Croix 512 m, pour y constater un désastre écologique récent. Notre habituel sentier a disparu, dévoré de rage par des 4x4. Cela n'empêche pas le repos sous un arbre à proximité de Erramuntenborda 346 m. L'occupant des lieux a dressé avec fierté deux solides totems monoxyles rouges. Les panneaux ruinés de la barrière du même ton gisent au bord de la route.

Un peu de goudron, Ezpondakoborda, fort bien restaurée, dotée d'une boîte aux lettres XXL, et Fulianborda apparaît au soleil, voiture orange dans la cour.

C'est là que le moral de quelques uns faiblit un tantinet. Une courte descente technique dans le bois, terre, cailloux, racines, un franchissement d'erreka, une dernière bosse et les voitures se présentent enfin derrière les branchages.

Comme on finit de changer de chaussures, des gouttes de pluie nous signalent qu'il est temps de regagner Marouette en toute sécurité.

Belle journée dont nous remercions tous notre guide, Jacques, qui n'a perdu personne sur ce raid pourtant très complet parcourant Ainhoa, Baztan, Espelette et Itxassou. Encore un sans faute !

 

15 km : 730 m.

Jean-Louis L.

 

Plus de photos  : lien

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 15:53

Garés à Armendarits

Nous étions une plus dix ….

 

Guidés par Mireille

Nous attendions le soleil !

 

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

Passage de barrière, traversée d'un champ d'herbe haute, montée abrupte dans un bois de chênes …

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.
ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

Vue dégagée sur une campagne de prés verts, de forêts encore brunes,fougères rousses et couchées …

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

Larges chemins, sentiers à flanc de collines, descentes et montées …

Beaucoup de bavardages et quelques arrêts …

Et nous voilà arrivés

aux petits sommets

de l'Eltzaruzé.

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

Comme il y faisait frais,

Nous sommes descendus dans un pré

Plus ou moins ensoleillé

Pour déjeûner.

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.
ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

3 y sont restés se reposer.

8 ont fait la traversée

D'un petit sommet

Tout près.

De là-haut comme la chèvre de Mr Seguin coquine

Nous avons appelé nos minuscules copines

Que nous avons retrouvées

Quelques kms après.

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.
ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.
ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

Beaucoup d'anémones hépatiques dans le pré.
Blanches ou mauves, nous les avons admirées.

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

Retour par le même chemin

Belles montées, mais personne ne s'est plaint ….

ELTZARUZE  depuis Armendarits. 24 mars 2016.

12 km arpentés …

450 m montés

Au parking, les Onze sont arrivés

Très heureux de cette belle randonnée

Que Mireille nous avait concoctée …

 

Madosita.

 

Les photos :

Jean-Michel.
Mado.

 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 15:50

Ce n'est pas donné à tout le monde de visiter Isturitz, son église, son cimetière, de contempler sa maison de retraite pour contemporains et d'imaginer sa grotte sépulture de Néandertaliens.

Pourtant, Jacques a relevé ce challenge, par beau temps hésitant, dès le deuxième jour du printemps, pour 19 personnes et bonne distance…

Sur le vaste parking (120 m) où nous prenons nos marques, les services secrets nous surveillent au moyen d'antennes sophistiquées placées discrètement dans l'encoignure de la petite fenêtre d'une grande maison au porche sculpté. Peut-être qu'ils planquent pour surveiller un trafic de fromage de brebis ou de confiture de cerises ? Ils ont quand même les moyens dans ce petit coin des bords de l'Arberoue !

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.
 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

Enfin nous voilà partis pour une grande virée à travers la campagne. Notre passage est une bonne opportunité pour tous les chiens. Ils donnent tous de la voix, heureux de voir enfin quelqu'un. La volaille caquette derrière le grillage. Les hangars succèdent aux hangars, le plus souvent soulignés par des tas de fumiers. Leur béret basque, ordinairement en tôle, est quelquefois remplacé par des panneaux photovoltaïques. De temps à autre, une belle borde surgit entre les mimosas. C'est alors un ravissement.

Quelques moutons encore mal réveillés se frottent les yeux, vaguement curieux de notre allant ou de la couleur d'une casquette venue d'outre-équateur. Remarquons que chaque troupeau dispose d'une baignoire : le mouton basque est un animal très propre, peut-être encore plus que le cochon. En peu de temps, nous voilà déjà chevauchant la crête. La piste est large, le terrain dégagé.

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.
 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

Le regard n'est arrêté que par les collines lourdes, rouillées de fougères, ourlées, plus bas, de bosquets fournis le long des maigres cours d'eau.

La partie nord est parcourue à vive allure.

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

Dépassant 3 ou 4 chevaux occupés à manger, après une courte pause, nous plongeons dans un ravin, passons un obstacle boueux, franchissons Karabindegiko erreka sur pont de bois et remontons vers le sud pour gagner une nouvelle crête sur laquelle nous avancerons sagement jusqu'à l'heure du repas, à mi parcours.

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.
 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

Lieu idéal. La borde Harizmendia (275 m) va nous abriter de l'inévitable petit courant d'air. Décrire le repas est une double peine qui fait encore prendre des calories

A cette étape, une naissance est arrosée avec son cortège de douceurs et de Coteaux-du-Layon. La discussion roule aussi bien sur le poids des bébés à la naissance que sur les km déjà parcourus. Certains sont déjà préoccupés par le reste à faire! Le guide se veut rassurant mais ne rassure pas ceux qui en auraient besoin.

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.
 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

C'est reparti sous le soleil dans une légère montée (point culminant à 318 m) suivie d'un beau parcours vallonné sur chemin herbeux,

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.
 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

jusqu'à la borde Mandiara (253 m) portant la date de 1941.

Lors de la pause, à l'abri de pans de murs ruinés, une animatrice permet au commun des mortels de dialoguer avec un gros chêne. Nous parle-t-il des migrations infinies dans le ciel ou des gros nuages noirs au loin dans le sud ou sur le Baigura ? Comme l'a dit le poète «...Les coqs des clochers des villages luisent crûment sur les nuages.. .».

Nous croisons deux ou trois arpents de vigne. Un habitant plaçant la piquette au dessus du cidre basque ?

Dès lors, parcours mixte goudron-forêt, anémone, lamier ou pulmonaire sans oubler la violette très présente, évitement de tracteur, traversée de voie rapide,

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

admiration de chevreaux chevrotants et final pour deux personnes à l'arrêt de bus de la station de pompage, non loin de la chapelle Ste Eulalie qu'on ne verra pas. Pour les rescapés, reste la remontée triomphale vers les voitures, dans un chemin creux bordé de cardamine, à-travers la haie d'honneur canine de Zocobia.

Les coupeurs d'herbe municipaux partent à la douche.

 

 La longue marche d'Isturitz. Lundi 21 mars 2016.

Sous l’œil débonnaire mais pas désintéressé d'un gros toutou blanc, Hélène fête son anniversaire comme point d'orge de cette magnifique promenade (etxeko biskotxa cerise, crème et cidre non basque).

Chacun regagne ses pénates, non sans avoir remercié le guide, les grands-parents et la personne qui porte désormais avec aisance une année de plus sur ses épaules.

Notre trajectoire a tangenté deux villages en évitant les grandes routes, bien trop dangereuses. Nous avons presque toujours été en mesure de suivre notre progression dans le paysage. Une réussite.

20 km : 570 m.

Jean-Louis.

 

Photos :

Claudine A.

Mado.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 10:24

Ripaille

et cochonnaille

en Arbailles.

Le soleil, astre qui régente comme l'Homme la surface de notre planète, est déjà à la manœuvre. Les bourgeons des hêtres rosissent les pentes moussues,

     l'érythrone ( photo empruntée à Internet) dévore la vie de sa canine,

                           l'orchidée explose sur le chemin pierreux,

tandis que

 

 

 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.

l'hellébore excite

le passereau multicolore

qui vocalise avec entrain.

Anita, notre guide, a voulu nous faire profiter de ce spectacle total, à l'occasion d'un important événement annuel très personnel. Elle nous a dirigés vers le col de Napale (540 m), sorte de checkpoint entre la Basse-Navarre et la Soule, d'où le Belchou est éblouissant.

On y découvre un vaste parking-clairière.

Puis le regard est frappé par des installations de voltige pour le moins surprenantes. On dit que de hardis trapézistes se hissent dans des nids-de-pie d'une hauteur vertigineuse sur d'interminables échelles branlantes. Dans ces numéros de cirque, qui se déroulent en automne, les filets de protection sont installés verticalement. Tous les ans, on compte ainsi de nombreux blessés parmi les artistes. Les représentations journalières se déroulent pourtant à moins de 70 km de l'hôpital de Bayonne !

Sur une piste large de plusieurs coudées franches, voilà que notre petite troupe, dont beaucoup d'éléments murmurent avec le poète « …

J'ai des fourmis plein les talons... », avance tranquillement à travers la forêt décidue, dans la douce lumière du matin. Il est permis d'admirer un bref instant le terrible sommet d'Etchecortia, monstre de sucre glace. Puis nous gagnons le col de Gategorena à l’altitude de 800 m.

 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.
 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.
 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.

Une cabane portant le même nom est à cet endroit l'archétype du désordre, du tiers-monde. Le Préfet a même pris la peine de placer des pancartes pour interdire de jouer à l'oiseau bleu dans cet endroit reculé. Les sanitaires sont de bonne facture mais donnent directement sur le berceau de la Bidouze. En revanche, le bois de chauffage est illimité. Certains grands voyageurs prétendront que ce n'est pas le Pérou. C'est beau quand même, ruiniforme, fantomatique et écolo.

 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.
 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.
 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.

Il est temps de redescendre vers Napale, car Annie P., abandonnée sur place au départ, sans se tromper, à grand coups de poumons, a déjà gonflé tous les ballons requis. Le compte est bon. Si l'on ose dire, la soupe est sur le feu ! Anita et son sympathique bras droit dynamique dans l’événementiel ont fait merveille. De la fumée s'élève déjà de l'âtre.

 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.
 Col de Napale. Débourrement de printemps.  Jeudi 17 mars 2016.

Bientôt les verres en plastique s'entrechoquent, cliquetis étouffés par les denses vapeurs vagabondes de barbecue. Le repas d'anniversaire est grandiose, tant par la qualité du service que par celle des mets et des vins, variés et exquis, mais encore plus par celle du « Joyeux anniversaire ...» entonné par les convives, venus de loin.

Tout le monde retourne à Bayonne en remerciant grandement Anita pour cette belle journée où l'on aura plus levé le coude que la jambe.

 

5,5 km : environ 270 m. 19 personnes au plus fort de la journée.

 

Jean-Louis L.

 

Photos :

Claudine B. ( noms des Pics donnés par Anita. )

Jean-Louis.

Jean-Michel L.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:05

Les marcheurs seize,

Tous balèzes.

L'Érebi, l'Atxulegui

Les refuges pour la pluie.

Dans la brume, la Rhune

Restera brune.

 

 

 

Précoce, l'asphodèle    

  

A déployé ses ailes.

 

L'érythrone dent de chien

Ses pétales aériens.

Pour le narcisse trompette

Du printemps, c'est la fête.

Le sentier entre les stèles,

La pause à la chapelle.

 

 

Le Col des Trois Croix,

Le passage dans le petit bois

De houx, au nord, je crois.

Bien à l'abri, le repas,

Le chocolat, la sangria.

La variante du retour,

 

 

Le plané d'un vautour.

 

Trois sauts de clôture,

Et toujours l'aventure !

14 km et 500m de dénivelé.

Claudine A.

 

Photos Mado.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:09
LE BUT : SOMMET DU SUHALMENDI.
LE BUT : SOMMET DU SUHALMENDI.

LE BUT : SOMMET DU SUHALMENDI.

Jacques avait dit : « La pluie va (enfin) cesser lundi prochain » et on l’a cru ! C’est pourquoi, ce matin, 12 randonneurs se sont retrouvés sur le parking de l’église d’Ascain, sous une pluie fine et un ciel plombé …

L’expectative est mère de sûreté mais elle freine l’action. Marcher ? Regagner nos pénates ? La décision n’est pas facile à prendre. Mais le Bar des chasseurs, providentiellement placé sur le parking, ses boissons chaudes et un gâteau aux pommes, amandes et cannelle confectionné par Monique ragaillardissent la troupe qui opte unanimement pour la marche.

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

Nous voilà donc partis vers les pentes du Suhalmendi. Nous passons près du vieux moulin et traversons plus loin Arraioko erreka , un peu sur des cailloux, un peu dans l’eau, pas mal dans la boue. Le temps est sec, l’air très frais, le ciel gris, la montée paisible. Les langues vont bon train et les mollets sont contents.

 

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

Après avoir suivi les flancs du Bizkarzun, nous atteignons la croix du jubilé dont les colombes dessinent une jolie ronde sur la pierre blanche. Petit arrêt mais nul ne souhaite faire la pause banane.

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

Nous arrivons bientôt sur un site dédié à la découverte du porc « kintoa », porc basque pie noir. L’animal, réintroduit localement il y a une trentaine d’années dans la vallée des Aldudes, s’offre aussi depuis 2014 au randonneur curieux sur les flancs du Suhalmendi (ainsi qu’à tous les touristes empruntant le petit train de la Rhune…)

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

Un site fort bien choisi donc et proposant une dizaine de panneaux ludiques et/ou pédagogiques permettant de tout savoir sur le porc basque. La lande est plantée de jeunes châtaigniers dont les fruits agrémenteront l’ordinaire des cochons dans quelque temps. On espère du bon jambon !!!

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

La marche continue sous un ciel plus clair mais l’air reste frais. On pourrait même dire avec le poète que « la bise se rue à travers les buissons tout noirs et tout verts »…

Le petit train de la Rhune monte et descend dans la brume, sans doute à vide car le parking de la gare est désert…On sait que la Rhune est là, même si on ne la voit pas.

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

A 11h40, on arrive au lieu de notre pique-nique que nous prendrons assis sur des bancs de fortune autour d’un foyer qu’on aurait bien aimé allumer car nous sommes transis. Pas question d’ôter les bonnets ! L’auvent de la borde « Pottoka Kasko » est bien tentant…

Douceurs diverses et jus de la treille nous redonnent toutefois assez de vigueur pour reprendre le sentier.

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

Descente puis remontée qui en surprend quelques-uns (n’avait-on pas dit qu’on ne voulait plus monter sur la digestion ?) mais le soleil traverse les nues. Quelques belles vues sur l’océan et Saint Jean de Luz.

 

Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.
Suhalmendi par temps gris et ... bleuté. 29 février 2016.

Quelques violettes, des grémils toujours bleus, et des primevères jaunes ou roses agrémentent les talus. Nous voilà sur l’Esnaur dont nous frôlons le sommet jonché d’ajoncs décapités.

La descente est tranquille, entre fermes aux abords boueux et eucalyptus dénudés aux troncs bleu-vert.

Nous arrivons aux voitures après 470 m de dénivelée, environ 12 km et 4h de marche. Une bonne rando somme toute, le plein d’amitié et d’énergie et un grand merci à notre dévoué accompagnateur.

Maïté R.

 

Photos Mado.

 

Souvenirs :

1er mars 2012 : de Claudine A.

30 décembre 2013 : de Maïté R.

 

 

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 11:23
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

En boucle, au départ de Suhescun. ( Suhuskune en basque).

 

Suhescun ... késaco ? ( pardon, qu'es aco, pas de simplification d'orthographe, même en Gascon !)

 

Heureusement qu'il y a Wikipédia pour nous renseigner sur ce village à l'écart des itinéraires fréquentés, que ce soit par les touristes, ou même les randonneurs les plus affûtés.

Qui peut se vanter d'y être jamais allé ?

 

Jacques a choisi pour ce lundi prétendument tempétueux (mais il n'en fut rien) un circuit à découvert évitant ainsi tout risque de branche venant malencontreusement blesser un de ses fidèles disciples.

 

 

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Nous traversons le petit village où règne une ambiance extraordinaire … si l'on peut dire. Pas âme qui vive, pas un tracteur, pas un animal...nous le traversons incognito et garons les deux voitures un peu plus haut à l'altitude 425.

 

Jolie grimpette jusqu'au point côté 502 d'où la vue est déjà imprenable sur le Labourd et les Pyrénées.

 

Notre itinéraire d'aujourd'hui sera atypique car nous allons à plusieurs reprises perdre le dénivelé âprement gagné quelques minutes auparavant.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Nous dévalons prudemment la pente boueuse et glissante vers le Col des Palombières

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

avant de remonter vers le Col des Aubépines, le bien nommé, où les chasseurs ont établi un véritable campement en dur et une ligne Maginot qui semble infranchissable pour les malheureux volatiles.

 

Courte pause ravitaillement et descente en pente douce vers la vallée sur les flancs du Munhokobordalde.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Là-bas, dans le lointain, la petite église blanche du village de Lantabat et, disséminées dans les vertes prairies, quelques rares fermes.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Il est l'heure du déjeuner ( parfait timing de notre guide) lorsque nous arrivons à la jolie chapelle de Saint-Étienne qui jouxte la maison forte Donozteia, les deux bâtiments formant un bel ensemble architectural réhabilité par des fonds européens.

D'après un compte-rendu de J-P Dugène, même si l'extérieur de la chapelle a été restauré, l'intérieur semble avoir été saccagé...qu'en est-il au juste maintenant ? Nous n'avons pas pu la visiter.

Au passage, il semble utile de rappeler que Saint-Étienne fut le premier martyr et qu'il fut lapidé. Une statue à l'intérieur le représenterait, tenant dans ses mains les pierres pour sa lapidation. Étrange...

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Toujours est-il que notre guide-assistant a eu le privilège d'être accueilli sous le porche de la chapelle consacrée à son saint patron et qu'il a bien voulu que nous aussi profitions de ce lieu confortable pour y partager notre repas.

Un repas à la fois gourmand,comme d'habitude, et culturel... car nous avons essayé, sans grand succès il faut l'avouer, de déchiffrer les pierres tombales ancestrales où figurent des gravures à la fois en basque et en latin, semble-t-il.

En revanche, aucun problème de compréhension en ce qui concerne les apophtegmes lus par Fernand au dessert pour le plus grand plaisir de nous tous.

La randonnée ne cultive pas uniquement les muscles.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Nous reprenons notre route en passant devant la ferme Pékotchia où les pauvres brebis enfermées dans leur bergerie rêvent de brouter l'herbe déjà printanière. Car les prémices du printemps sont bien là.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Un chêne fantaisiste a déjà déployé ses feuilles et les bourgeons femelles des noisetiers ont éclos.

 

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Il nous faut parcourir environ 2,5/3 km d'asphalte pour arriver au hameau d'Ascombegui.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Une poignée de maisons dont deux en ruines, une belle croix sculptée sur le bord du chemin, une chapelle au nom énigmatique de Saint- Cyprien de Carthage et son cimetière remarquable pour ses nombreuses stèles discoïdales.

Dommage qu'elle ait été fermée car elle possède, paraît-il, de belles peintures au plafond et sur les murs.

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

Après avoir salué de vénérables et imposants employés des Ponts et Chaussés en train de restaurer l'unique rue du hameau (seuls êtres vivants que nous croiserons en ce lundi) nous retrouvons un chemin plus bucolique et nous voila, sur la digestion, obligés de remonter tout ce que nous avons descendu…

Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.
Suhescun. D'une crête à l'autre. 08 février 2016.

C'est ce que nous faisons en direction du Hocha Handia que nous contournons légèrement en contre-bas pour arriver à l'altitude 472.

Ne point se plaindre car la pente est régulière et la vue magnifique ; c'est un vaste cirque qui se dessine tout autour de nous : l'Altzamendi,

l'Artzamendi, la barrière d'Iparla, l'Autza saupoudré de neige … et toujours dans le lointain les sommets enneigés du Béarn et leur sentinelle, qui ne nous a pratiquement pas quittés, le Pic du Midi d'Ossau, qui culmine à 2884m.

 

Nous étions bien escortés avec Jacques, Étienne et "lou Jean-Pierre"!

 

Nous arrivons aux voitures vers 16 h15 après 16 km de marche, 575 m de dénivelé, le tout bouclé en 5 h 30.

 

P.S. Quelle chance nous avons eue quand on voit le temps exécrable qu'il fait aujourd'hui !

Claudine A.

 

Photos :

Claudine A.

Mado.

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 10:17
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

La recette d'une randonnée réussie.

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Prenez seize randonneuses intrépides ; ajoutez-y deux charmants marcheurs ; liez avec une guide avisée.

Déposez les délicatement au quartier Lekorne à Mendionde.

Remuez énergiquement dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre.

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Laissez-les contempler à l'envi les vallonnements qui s'étirent jusqu'aux confins du Pays Basque et des Landes

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

tout en arpentant de larges chemins qui se prennent pour des montagnes russes.

Invitez- les à deviner les noms des villages environnants.

 

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Laissez-les reprendre quelques forces sur le coup de 11H.

Repartez en direction du sud alors que le soleil se fait plus présent et la température plus clémente.

 

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Arrêtez-vous au moment où le regard peut vagabonder de l'Océan au Baïgura en passant par le Jazikibel, la Rhune, l'Ibantelli, le Mondarrain, l'Iparla…

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Dégustez ensemble, à foison, les crêpes, les gâteaux, les chocolats ...

Permettez leur de siroter quelques breuvages.

Reprenez votre chemin sur le versant sud, émerveillés par l'intensité du bleu du ciel et du vert des prairies.

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Invitez-les à admirer dans le lointain les Pyrénées enneigées, étincelantes, d'où émergent l'Anie et l'Ossau.

Faites leur grimper quelques raidillons.

URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.
URSUYA. Le grand tour. 04 février 2016.

Laissez-les fixer sur la pellicule la faune et la flore qui peuplent la montagne.

Dites leur qu'ils ont parcouru quinze kilomètres et englouti sept cent mètres de dénivelé sans sourciller ...

 

et enfournez dans les voitures 1/2 h environ !

Claudine A.

 

Photos :

Claudine A.

Claudine B.

Jean-Michel L.

Mado.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 10:25

Deux impératifs aujourd'hui: rentrer avant la pluie annoncée et arriver à Bayonne avant 17h.

Mission accomplie après une randonnée /promenade de 7 km et 300 m de dénivelé.

 

Nous prenons la direction d'Elissondo, puis celle de Beartzun où nous avions traîné nos guêtres il y a quelques semaines.

La vallée du Baztan n'aura bientôt plus de secrets pour nous.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Près d'un petit ruisseau impétueux nous garons les trois véhicules.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

La chance sourit dès le départ au seul élément masculin du groupe qui se voit gratifié par le sort d'un couvre-chef tricoté par Mado et de dix charmantes compagnes.

Quant à lui, il nous a préparé un défi pour l'heure du déjeuner... de quoi s'agit-il ? Nous le saurons au moment venu.,

 

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Cette journée sera finalement placée sous le signe du jeu car nous allons évoluer dans le domaine du parc d'aventures du Baztan, un superbe complexe sportif installé en pleine nature.

Au centre, un canyon où les eaux cristallines du torrent dévalent la montagne et sur les deux versants des installations pour les amateurs de frissons.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

La plate-forme du saut à l'élastique ( mega pendulo) accrochée à la montagne nous donne une idée des sensations extrêmes que l'on doit éprouver lorsqu'on s'élance dans le vide d'une hauteur de 140m. Nous, c'est la pause-banane que nous ferons là, en toute sécurité.

 

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Des tyroliennes s'élancent à plus de 100 m de hauteur d'un côté à l'autre de la montagne ; ce sont les "tirolinas gigantes" de 300 à 460 m de long réservées aux adultes.

Mais dès l'âge de trois ans les enfants peuvent s'amuser sur des distances comprises entre 40 et 65 m sur les "tirolinas txikis". Ils

peuvent aussi s'essayer à un saut de trente mètres , avec le "pendulo txiki".

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Une via ferrata de 200m peut-être pratiquée dès l'âge de dix ans.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Dans le fond du canyon un véritable parc aquatique avec sauts dans les piscines naturelles, toboggans aquatiques etc.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Quant à nous, nous suivons sagement un sentier qui surplombe tout d'abord le parc et nous permet d'en apprécier toutes les possibilités; puis nous descendons au niveau du torrent …

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Le passage, pourtant assez large, sur le petit barrage provoquera quelques frayeurs.

Moralité: le saut à l'élastique n'est pas à la portée de tout le monde !

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Nous voilà maintenant dans un joli sous-bois humide où mousses et lichens ont colonisé le tronc des arbres.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

Notre éminente botaniste se verrait bien déjeuner près d'une cascade mais notre guide a prévu une pause moins romantique mais plus confortable, près de l'accueil du parc.

Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.
Baztan. Parc Aventure. 28 janvier 2016.

C'est alors que deux d'entre nous doivent relever un défi lancé par Jean-Michel. Qui des trois sera le premier à écaler un oeuf dur?

Cette fois-ci le sort ne sera pas du côté de J.M., qui malgré sa préparation internet, n'arrivera qu'en troisième position.

Sans rancune, il nous offre une couronne des rois et du cidre pour fêter la nouvelle année.

Nous arrosons aussi l'anniversaire de Florence avec un excellent rosé-pamplemousse.

Le chemin du retour ne prendra pas bien longtemps et nous retrouvons les voitures en tout début d'après-midi, ce qui nous permettra de nous arrêter à Peyoland pour partager un verre et faire quelques achats.

Grâce à Anita nous avons découvert un parc "unique en Europe" comme l'annonce sa vidéo publicitaire, parc que nous pourrons à notre tour faire découvrir à nos enfants et petits-enfants.

Claudine A.

 

Les photos :

Claudine A.

Claudine B.

Jean-MicheL L.

Mado.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 15:52

Un mois jour pour jour après Noël, c'est la fête à Marouette. Le Président, service de protection allégé, a surpris son monde, en dépit de l'heure matinale, en rendant une visite appréciée au groupe du lundi. Malheureusement, personne n'avait prévu de petit compliment. Pas plus de bouquet de fleurs. La cérémonie, sobre mais empreinte de dignité ne s'est pas prolongée car tous avaient du travail sur la planche.

Se rendre à Urdax n'est pas une mince affaire. Il faut quelques fois tourner à gauche plutôt qu'à droite et traverser Peio-Land et ses constructions branlantes

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Enfin, nous voilà à 17, compris le guide tout sourire, son adjoint en stage d'aguerrissement, et l'éternel contestataire de direction, de distance ou d'altitude, réunis sur la grand-place d'Urdax, Urdazubi si vous préférez. A grosses mailles, on peut affirmer qu'on est alors à 95 m, écrasés par un nombre impressionnant de locaux difficiles à chauffer… Et au milieu coule une rivière. Le vent, certain, fait des risées jusque sur le bassin de la fontaine.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Direction le sud. Premièrement pour vérifier l'hygiène des thermes ancestraux installés dans un pré. Secondement pour rendre visite aux oies de Salaberriko borda. Ces oiseaux ne sont plus sauvages depuis longtemps et quand ils tirent la langue, on se rend compte qu'ils n'ont pas de crise de foie. Un chien affalé sur un transat surveille la basse-cour en bullant.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Cheminant sous bois, puis à travers les ajoncs fleuris, on a vite fait de gagner notre place au soleil, puis un large col à 388 m que domine l'Azkar de l'Est de ses 436 m. Une pierre levée, gravée à la gloire du lieu, permet de manger la banane plus commodément. Le vent s'en donne à cœur joie, le fripon, et c'est juste s'il fait bon pour la saison.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Ne pas s'attarder. En route sur une piste qui doit servir à tester des véhicules amphibies. C'est étrange tous ces laquets d'altitude qui ne se vident qu'en été !

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Les ânes sont toujours parqués, certains peut-être zains, ou pas. Par moment, à l'abri du vent, la promenade est tout à fait charmante, bien qu'on manque de déchausser à chaque pas.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Autour de nous, la nature fait ce qu'elle peut pour se présenter d'une manière printanière. Les bourgeons sont là, ou du moins on les devine.

Encore des flaques et nous voilà à Loiarako lepoa 441 m. Sur la gauche, la magnifique bâtisse Eltxegia. Le guide qui se proposait de nous emmener déjeuner au restaurant d'altitude Aizparaz, doit changer son fusil d'épaule. En effet, la terrasse de cet établissement est exposée au sud. Y manger serait intenable. Peut-être aussi est-il fermé. Jacques, bien avisé, nous conduit donc sur le flanc nord de l'Arleun-Azkar de l'Ouest où nous trouvons un abri assez ensoleillé mais doté d'une ventilation naturelle encore énergique (vers 490 m).

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Bivouac sans couac. Devant nous, Zugarramurdi, son ermitage San Esteban. Plus loin, Sare allongée au pied de la Rhune, tout le Labourd, une partie des Landes et du golfe de Gascogne.

Tout est servi à température. Les nombreuses naissances survenues dans le mois sont célébrées par autant de libations que d'offrandes sous forme de gâteaux. Arrive l'heure des Mages. Les couronnes en métal léger rendent le sacre difficile, après sangria, vins fins et cidre. Il fait quand même froid au point que personne n'est assez fou pour se découvrir devant le charmant couple royal.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Vient le temps de reprendre la route. Une courte montée pour basculer sur le versant sud, à travers un bois d'épineux à la santé précaire, jusqu'au chemin des fondrières, à repasser dans l'autre sens.

 

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Les mêmes ânes, qui se demandent ce que des imbéciles comme nous peuvent bien faire dans ce coin dépourvu de benta, à tourner dans tous les sens ?

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Chemin en pente, vers la gauche, que tous connaissent bien pour y être tombés au moins une fois. Petit pont de bois pour le fun. Chêne étrange, encore doré à la feuille. Brusque virage à droite, vers 290 m, avant la butte aux pylônes appelée Argandoita qui culmine à 351 m. Ruines répondant aux doux noms de Mitxelen et Maritoneko borda, passages boueux, sources, chevaux sonnants, fous et trébuchants, torrent, cascades, marmites, arbres séculaires, houx mâles et femelles, à volonté, gué... Dans ce vallon final, l'ambiance est tropicale.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

A l'entrée du village, passé le cimetière, passée la ruine légendaire, nous voilà faisant grand cas des habitudes alimentaires espagnoles. La route permet à cet endroit de dominer les assiettes de nombreux gourmands occupés à tortorer.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.

Bilan de la journée : il faut nettoyer les chaussures à la fontaine.

Merci à Jacques, notre guide, à son adjoint étoilé et aux autres qui ont tous vocation à devenir des apprentis, puis qui sait, des guides de BA.

 

10 ou 11 km : entre 280 et 420 m, selon les appareils de mesure.

Jean-Louis L.

 

Photos :

Claudine A.

Mado.

Urdax-Arleun-Express. Lundi 25 janvier 2016.
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