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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 14:59

Une randonnée à hauts risques :

Des vaches sauvages.

Des vautours chassant en meute.

Un pantalon déchiré

( pas par une charge des bovins cités ci-dessus ).

Deux familles de touristes

encombrées de neuf enfants (!) perdues sur nos montagnes.

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Partis du parking non loin du fronton isolé après le col de Légarré, nous (les sept randonneuses et quatre randonneurs guidés par Carmen) gravissons d'un pas vif le premier raidillon qui part à l'assaut des pentes du Mondarrain.

 

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Un panneau au début du sentier nous a prévenus : nous entrons sur le territoire des Betisuak, ces petites vaches sauvages qui vivent ici -même et sur le Choldocogagna. Il ne faut pas les approcher, ne surtout pas les provoquer ... Leurs petites cornes acérées pourraient faire des dégâts.

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Nous les croisons bientôt et passons notre chemin le plus discrètement possible. Ne nous y « fillons « pas !

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Nous contournons le Mondarrain par son flanc Est sur un sentier qui serpente sous des hêtres centenaires, traverse de timides rus, se faufile entre de vénérables blocs de rochers et débouche sur un col :

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Zuharreteako lepoa (560m).

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Quelques efforts supplémentaires et c'est le Bizkayluze que nous atteignons bientôt. De sa croupe herbeuse nous profitons d'une vue exceptionnelle sur le pays Basque proche et même les Landes. ( les marais d'Orx miroitent dans le lointain). Plus près de nous vers l'ouest l'Atxulegui, l'Errebi, puis la Rhune, l'Ibantelli, l'Atxuria, et vers l'Est, le Goramendi, le Goramakil, l'Irubelakaskoa,

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

l'Artzamendi…

( Je vous surveillais " Du pont-A  "... ! ! ! )

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Sans oublier la côte qui se déroule des Landes jusqu'à Hondarribia en passant par Biarritz, Bidart, Guétary, Saint-Jean-De-Luz. L'océan, d'un bleu intense ( je n'ose écrire « marine « ), se « mélanchone « dans l'horizon.

Un belvédère incomparable qui se prolonge sur le Gorospil en « hamon « , encore quelque temps et dont nous ne nous lassons pas.

 

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Après une halte au monolithe couché, il est temps de s'installer pour déjeuner. Le vent glacial qui balaie les crêtes nous force à trouver un abri ; « lassalle « confortable faisant défaut, une déclivité naturelle fera l'affaire. Bien installés, réchauffés par un soleil généreux , nous passons un agréable moment. Les conversations vont bon train à trois jours de la Présidentielle.

Carmen avait prévu de revenir par le GR 10 mais les violentes rafales nous font rebrousser chemin et choisir le sentier en écharpe qui serpente sur le versant ouest du massif. Nous avançons d'un bon pas tout en contemplant le camaïeu de verts illuminé par les aubépines en fleurs.

Ces sentiers sont très fréquentés en cette période de vacances ; quelques vttistes, beaucoup de marcheurs, et en particulier ces deux couples accompagnés de neuf enfants complètement perdus... Garés au col de Pinodieta, avec comme guide "les sentiers d'Émilie", après avoir contourné l'Errebi et l'Atchulégui, ils voulaient retourner à leurs voitures mais fonçaient tout droit vers le Gorospil ... à l'opposé de la bonne direction. Heureusement pour eux, la Providence nous avait placés sur leur chemin…

Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.
Massif du Mondarrain, Bizkailuze (702m) et Gorospil.(657m). 20 avril 2017.

Un peu plus loin trois pottoks nouveaux-nés nous attendrissent, surtout un petit roux qui semble ne pas savoir ou pouvoir se servir de ses pattes toutes neuves...Espérons que sa mère saura le protéger des redoutables rapaces qui planent, à l'affût.

Il nous reste encore un bon bout de chemin à « cheminader « : passer devant l'Ourrezti, contourner le Mondarrain, redescendre vers le fronton en affrontant à nouveau les petites vaches aux cornes en lyre qui semblent bien paisibles aujourd'hui.

Nous arrivons aux voitures vers 16h après 15km et 600m de dénivelé.

Merci Carmen pour cette belle balade . Nous te faisons de gros « poutous. «

Et merci Mado de publier macron-ique sur le blog.

Claudine A.

 

Et beaucoup d'autres belles photos de :

Jean-Michel L.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:59
TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.

Arrivés sur le parking, déjà bien fréquentés par d'autres randonneurs, vacanciers ou locaux, du très joli hameau d'Urdos, nous nous préparons, par un temps magnifique, à attaquer la montée vers le mont Toutoulia .


 

TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.
TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.
TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.

Le trajet jusqu'au col s'effectue par un chemin forestier, raide mais agréablement ombragé .

TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.
TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.

La vue commençant à nous offrir une jolie perspective et le sol un tapis bien tentant, certaines s'arrêtent pour attendre confortablement le retour des courageux motivés par l'ascension du sommet.


 

TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.
TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.
TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.

Nous ne sommes plus à l'abri des frondaisons aussi le soleil tape-t-il fort, le sentier est ardu mais praticable et nous faisons une arrivée triomphale sur le fameux Toutoulia qui nous offre une magnifique vue à 360 degré sur les monts, que j'espère ne pas citer dans un trop grand désordre .
Très au loin, la Rhune avec l'océan deviné en arrière plan, viennent ensuite, l'Ursuya, l'Iparla, l'Astate, Buztancelhay, le Gorramendi, le Larla, le Baigura,
puis le Jara, l'Anie et L'Orhy.
St Jean Pied de Port se distingue dans la brume.

TOUTOULIA depuis Urdos. 13 avril 2017.

Après une petite conversation avec un groupe d'Urrugne, arrivé par un sentier plus escarpé, nous redescendons au col pour enfin … déjeuner.
Retour aux voitures, après une pause sur le mode lézard, au choix à l'ombre ou bien au soleil, par le même sentier, un peu plus glissant à la descente, 2 chutes sans gravité nous ont rappelés à la prudence sur ce type de terrain.
Nous reprenons nos véhicules, un peu plus bronzés qu'au départ, après avoir grimpé nos 800m et effectué 11km500 environ, pour ceux qui sont allés au sommet.
Merci à Carmen pour ce bel itinéraire.
Marie-Claude M.

Un petit supplément :

" Sur les  pentes raides et rocailleuses du Toutoulia, un évènement EXCEPTIONNEL  s'est produit.

Par 3 fois, une randonneuse expérimentée, face à une témoin(e) assermentée par la Haute Autorité, m'a dit:

                                        << OUI, TU AS RAISON !!!>>

Perturbé pour le reste de la journée, j'en suis tombé à la renverse ....tout comme la chapelle.

                                          QUE DU BONHEUR    "

De qui est ce texte ?

 

Plus de détais sur la rando

avec les belles Photos

de :

Jean-Michel.

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:37
ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Départ

Etchalar

Brouillard.

 

 

Chemin montant encaissé.

Puis chemin dans forêt.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Mélèzes.

On s’met à l’aise.

Vêtement enlevé.

Plus léger pour monter

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Quelques arrêts

Pour se désaltérer.

 

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017
ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Quelques sommets émergent des nuages

Magnifiques paysages.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Herbes bien vertes sur la crête.

Ciel bleu au-dessus de nos têtes.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017
ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017
ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

A 300 m du sommet.

Arrêt pour admirer …

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Un sommet de plus vaincu.

Avons atteint notre but !

 

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Gâteau de Paqui et autres pâtisseries

Vins, Sangria de Michèle Ri

Agrémentent le repas de midi …

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017
ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Descente.

Belle pente.
 

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Forêt.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Sentier.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Arrêt.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

ETXALAR.

Chanson ...

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Devant, Jacques Le Breton

Balance son bâton

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Arbre bizarre.

 

 déraciné, tronc couché,

branches vers le ciel lancées ...

Le grémil fou

Vous fait les yeux doux.

 

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

L'ancolie

est si jolie !

 

Le polygala

Se cache par là.

 

L'arum tacheté

ou gouet 

est parfait.

 

Bien jaune est ce lamier

Illuminant le bord du fossé.

ASKOA ( 786 m ) depuis Etxalar. Lundi 10 avril 2017

Cheval blanc dans un pré.

Encore une belle randonnée

Sous un beau soleil printanier !

 

Grand merci à Jacques !

Il a plus d’une rando dans son sac !

 

Madosita.

 

Photos.

Mado.

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:24

 

Départ à une quinzaine de marcheurs pour une grande journée au pays basque sous un bon brouillard qui cache les sommets .Traversée de St.Jean Pied de Port direction Ispoure, petite commune de 500 habitants environ.

Nous arrivons au pied de l'église sur un parking en contrebas et surprise, au lieu du traditionnel cimetière, voici des vignes bien alignées, et bien entretenues, sans doute pour le vin de messe ! Il faut dire que nous sommes tout près d'Irouléguy, le seul vignoble basque renommé.

 

ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .
ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .

Le programme de la journée consiste à escalader le sommet de la montagne proche, sur un long chemin appelé des contrebandiers, en direction du pic d' Arradoy (660m) jusqu'à la table d'orientation près du sommet. Le chemin fait des longues boucles et on part ensuite à gauche sur le sentier du génie en prenant au passage un grand plaisir à découvrir toutes sortes de fleurs, des plus modestes violettes aux asphodèles avec leurs grandes hampes. Une experte en la personne de Mado nous initie aux euphorbes et aux géraniums à Robert qui ressemblent à des impatiences, les Véroniques nous rappellent les bleuets en plus discrets, et même les cardamines, semblables à du cresson.

ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .
ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .

Arrivés à mi-pente nous avons le plaisir de voir les nuages s'effilocher et Carmen nous montre le Jara au loin qui apparaît en beauté quelques minutes, il fait le beau puis disparaît à nouveau sous le brouillard la brouillarta comme on dit ici. Mais ensuite bonne montée, le ciel se dégage, la chaîne de montagne se dévoile à nouveau et nous longeons de longs murs bien solides et bien rustiques qui protègent des chutes. Le panorama est superbe et nous voici au sommet de l'Arradoy. On aperçoit le pic d'Anie enneigé et quelques autres aux noms exotiques ( basques quoi ! ) le Behorléguy et bien d'autres.

ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .
ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .

Arrêt pour le pique- nique tout en haut. Dégustation de bons vins offerts par des âmes généreuses en plus des douceurs au dessert. Nous sommes à 660 m.

ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .
ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .
ARRADOY. Lundi 3 Avril 2017   .

Après une courte pause, descente un peu plus rude dans les chemins qui serpentent dans les rochers, puis traversée des vignobles bien ordonnés sur des pentes fort raides et retour au village, non sans admirer au passage des maisons anciennes dont certaines datant de1830 et en bon état. Voilà une belle et agréable journée.

Distance parcourue : 12,8 km.

Dénivelé : 630 m.

Bonne fin de semaine à toutes et à tous et merci à Carmen, notre charmante accompagnatrice.

Marie-Claude C.

Photos :

Jean-Michel L.

Mado.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 18:18

De bon matin, on est 13 au lieu-dit Olhatea (327 m), parking bien connu des Hauts de Bidarray, là où hurle le vent. De grands arbres, fauchés trop tôt, sont parqués à côté des voitures. A attendre quoi ? Autant de bancs rustiques permettant de se chausser pour l'aventure.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Avant la ferme Osiartea, bien blanche, le sentier à gauche de la route tombe à travers une prairie puis rebondit dans un bois.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

On atteint dans la boue le point bas du parcours (245 m). Trois ruisseaux : un gué, un saut et un pont.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Des bordes dispersées, des murs en pierres qui soulignent le chemin jusqu'au pied de la montée où un tronc couché sert de ligne de départ pour la fameuse côte de Zerkanbide.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Le sentier d’abord caillouteux s’élève rapidement à travers les ajoncs. Les montagnes environnantes se dessinent peu à peu tandis que nous marchons maintenant sur un tapis d'herbe tendre, à quelques mètres des précipices.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Nous doublons le vaste enclos de pierres, visible de partout et arrivons, dans le vent du sud jusqu'à la borde Zelhaiburu (630 m), toujours sur gazon. Nous y dévorons les bananes, alors que la brise qui prend de l'importance, soulève une partie du toit, en cadence. Les murs résistent. Nous ressentons ainsi toutes les bonnes vibrations de l'endroit. Il faut dire que nous sommes non loin du col d'Espalza (640 m), là où le GR10 tombe brutalement vers Arouchia, au grand plaisir des randonneurs.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Le vent nous conduit jusqu’au pic d'Isushi (700m). Au moment où un cycliste suréquipé nous rejoint, une volée de vautours déguerpissent d'une petite replat en herbe.

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Une jument, debout, vit un moment difficile : son poulain encore suspendu semble inerte. La mère se couche, sans doute soulagée momentanément que notre survenue en nombre ait fait fuir ces rapaces déjà à l'ouvrage.

Le poulain a la tête en partie dévorée. Ses pattes avant sont encore dans la mère. Une bonne âme d'apprenti vétérinaire se dévoue, et, avec le secours musculaire d'un aide-soignant maladroit, extrait le poulain et le balance plus bas sur une corniche. Malheureusement, il est à redouter que les rapaces, dont c'est le métier, ne veuillent en réalité se régaler en priorité du placenta qui n'est pas complètement expulsé. Qu'y faire si les mammifères sont dotés d'un tel trésor de friandises ?

Impuissants, laissant l'infortunée à son sort, nous allons visiter les falaises que peuplent quelques petits vautours, attendrissants. C'est mignon quand c'est p'tit !

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Visite de la cascade, de la vasque du ruisseau d'Isushi et de son rocher discrètement gravé, peut-être par un berger amoureux d'un bélier.

Soudain, nous parvenons à la minuscule cabane assortie d'un champ clos, judicieusement disposés au débouché du chemin de Moines. Hop, une petite côte à droite, à cheval sur la crête en dos d'âne qui remonte vers le col de Meatche. Belle vue sur le terrible Irubelakaskoa. Encore un peu de neige, au loin, vers l'est. Toujours le vent !

En vue du col de Meatche, nous partons à droite pour franchir un affluent de l'erreka puis plein est jusqu'au col d'Artzatey (666 m).

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Maintenant revenus sur le GR 10, direction Mendiburuko borda (700 m) où il décidé de manger. Assis en rang d'oignons le long de la façade sud de cette grande bâtisse, face à un bois de hêtres, dans un jardin où fleurissent les jonquilles, qu'il est bon de se restaurer, vers 13 h 02, toujours dans le vent. Vins fins, biscuits fins. Café, thé (fins)… De gros nuages sombres montent aux créneaux. Il fait frais quand on reste immobile. Pas de sieste aujourd'hui.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Il est temps de reprendre notre progression vers l'est et nos voitures.

Un peu de piste puis, une pente sur un vague sentier et nous basculons (730 m) dans une petite vallée, franchissons sans mal le ruisseau, longeons un nouvel enclos et poursuivons à flanc à travers le brûlis récent, sous la boule et les rochers de l'Artzamendi de bosquet en bosquet, de ruine en borde.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Des arrêts fréquents permettent de humer le paysage, toujours prenant, comme cette Zelhaiko borda, perchée au bord de la falaise, où nous mangeâmes naguère, un jeudi.

 

Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.
Le Zerkanbide ( Zargambide ) - Ichusi depuis Olhatea. Lundi 27 mars 2017.

Le passage devant Mendigaineko borda (575 m) nous propulse sur le bord du Plateau Vert. Le col de l’Âne est légèrement sur notre gauche. Un promeneur, loin devant nous avance d'un bon pas dans la lande fleurie. Nouveau talweg, cabane Eihera (530 m), puis descente tranquille vers le parking. Pas de pluie, pas de soleil. Personne n'a trouvé «la corde à tourner le vent». Dommage. Nouveaux biscuits.

Tout au long de cette sortie débridée, il a été donné de constater que nos amis paysans basques, à grands coups d'allumettes et d'atavisme festif, nous offrent la possibilité d'aller facilement aux cabinets noirs.

Merci à tout le monde pour la bonne tenue du groupe, vaillant, compact, homogène et solidaire ; une équipe, avec des avants et des arrières, à égalité de mérite. Merci à notre Président, toujours bienveillant, d'avoir bien voulu autoriser cette journée de plein-air. Quand il ne chante pas, c'est du temps qu'il nous consacre, occupé qu'il est à chercher un pâtissier susceptible de remplacer les fèves par des comprimés d'aspirine à l'occasion de la prochaine Épiphanie fêtée par BA.

Distance : 13,5 km. Dénivelé : 815 m.

Jean-Louis L.

Photos :

Jean-Michel L.
Mado.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:46
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Départ d'Ossès pour le mont Haltzamendi, pas découragés par le temps couvert et les nuages qui cachent le sommet du mont convoité.

 

HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Nous commençons notre montée à travers des pâturages bientôt remplacés par la forêt puis une '' lande '', plutôt rare dans la région, nous pouvons même nous imaginer en Ecosse.

Le sommet n'est pas totalement vaincu, du fait des nuages, mais contourné, après une bonne montée.

 

HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Arrêt pique-nique dans la fraîcheur et l'humidité, mais il faut le dire, sur un tapis d'herbe confortable et réchauffés par quelques boissons revigorantes et la bonne humeur du groupe.

La vue est superbe sur le village d'Ossès, nous avons pu aussi apercevoir Bidarray et Irissary.

HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.
HALTZAMENDI  par temps gris. 20 mars 2017.

Le retour, à travers des écobuages et par un chemin bien caillouteux, est parfois un peu rude pour nos articulations.

Après 13km et 700 m de dénivelé, notre petit groupe de 13 participants à hâte de se retrouver pour de prochaines aventures.

Marie-Claude M.

Le même parcours en septembre 2014 : Lien.

Photos :

Mado.

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:16
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Une magnifique journée s'annonce pour notre randonnée du jeudi dans la vallée du Baztan, au programme le pic Legate à 870 m d'altitude au départ du joli village de Lekaroz à proximité de Elizondo.

Les relativement nombreuses voitures, parquées tant bien que mal, 23 randonneurs gravissent une pente régulière et néanmoins raide, sous un soleil estival qui nous fait échanger nos pulls contre des chapeaux de soleil.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Nous atteignons tout d'abord le joli col d'Arkan d'où nous jouissons d' une vue sur le parc de Bertiz et au loin dissimulée dans la végétation, la maison du même nom .

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

D'impressionnants blocs de pierres s'avancent au dessus du vide. Quelques courageux s'y risquent pendant que les autres les observent avec circonspection.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Puis tout le monde repart vers le sommet, où nous avons la surprise de trouver un chemin de croix ainsi qu'un mémorial en souvenir d' un alpiniste.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Nous nous installons pour un pique nique bien mérité sous un soleil tempéré par un petit vent frais.
La vue est superbe à 360°, vers le Saioa et la chaîne des Aldudes entre autres, avec la ville d'Elizondo en contre-bas.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.

Restaurés, nous prenons le chemin du retour avec une petite variante à travers des brûlis.
Nous regagnons nos véhicules, avec quelques couleurs et crampes dans les mollets pour certains, ce qui n'entame pas notre bonheur après une si belle journée.

Marie Claude M.

Pic de Legate ( 870 m ) depuis le village de Lekaroz. 16 mars 2017.
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 16:52
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Direction l'Espagne, le grand sud, la brise du Sahara, le soleil intense. 26 personnes composent un groupe du jeudi fourni qui veut absolument atteindre le fort installé au sommet de la colline San Marcos, hauteur d'Errenteria, fausse jumelle de Txoritokieta (318), à deux pas.

Roadbook précis : autoroute, sortie 12, quartier Beraun, 2 ronds-points, une école. Pas assez de places pour abandonner les 6 voitures. On va donc sur un vaste parking (260 m), à proximité du fort lui-même.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Anita nous invite à une promenade dans le sous-bois parcouru par de multiples sentiers qui courent sur les pentes fleuries : violettes, grémils, dents-de-chien, anémones hépatiques de plusieurs couleurs, et tant d'autres espèces de moindre noblesse apparente... Les arbres bourgeonnent à qui mieux mieux. Papillons qui volettent ; frissons quand un cycliste nous rase.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Visite d'un vieux fort construit à la fin du siècle XIX sur une idée de Nieva. Il est comme neuf puisqu'il n'a jamais servi. Belles photos de groupe sur le pont-levis, fixe désormais.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Agréable chemin de ronde, tout en haut (283 m). La ria de Pasaia, la Concha de Saint-Sébastien, les Trois-Couronnes ; même la Rhune pointe le bout de son antenne dans une sorte de duel amical avec celles qui embellissent le Jaizkibel.

 

Mais nous ne sommes pas là pour ça.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

Retour rapide à l'aire de pique-nique, dans un verger planté sur un petit plateau herbeux, une défense avancée où, comme auraient pu le faire les commandants qui se sont succédé dans cette immense forteresse, notre cheffe célèbre son anniversaire avec ses troupes. Longue table de bois massif, nappe basque guillerette, bouteilles et victuailles en quantité autant qu'en qualité, dont un pâté maison remarqué. C'est la fête.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

D'autant qu'une sympathique habitante d'Anglet qui n'en est pas à son coup d'essai, N., a pâtissé merveilles gourmandes et crêpes légères, gourmandes, que P., aficionado distingué de tous les sports et cultures du sud de la Loire, arrose comme un forcené de différents produits de sa composition contenus dans des fioles secrètes, tandis que J.M., sportif des Hauts de Saint-Bernard, en technicien de pâtisserie accompli, luttant contre les courants d'air fripons, régule sur un réchaud boiteux à la flamme rétive posé sur des marches branlantes, les conditions qui conduisent finalement à un flambage au sopalin hors du commun, tout en endurant avec le sourire la surveillance ou les conseils de nombre de spectateurs-dégustateurs. Cette opération d'équilibre instable, a priori risquée, est une réussite totale pour ce trio attachant. Les bomberos n'auront pas à intervenir sur un écobuage sauvage, acte qui aurait été perçu comme un coup porté par un commando français sur le Royaume d'Espagne.

 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.
 Forteresse San Marcos. Errenteria. Jeudi 09 mars 2017.

( cliquez sur les mots soulignés en bleu )

Ensuite, comme partout en Pays Basque, ce ne sont que chants tristement gais et danses enlevées sous le ciel clair, animation présentée surtout par les heureux natifs de l'année 1948.

Retour à Bayonne, notre siège social, après, pour les plus téméraires, une courte immersion dans les beaux quartiers d'Errenteria.

Merci doublement à Anita et merci aux autres performants opérateurs pour cette excellente journée dont le thème était : la gastronomie française du Sud-Ouest délocalisée en terre espagnole.

Distance : 4,1 km. Montée: 190 m. Descente : plusieurs bouteilles.

Veuillez pardonner l'emploi exagéré d'adjectifs ou de superlatifs. Mais comment traduire plus sobrement une telle journée ?

Jean-Louis L.

 

« Quelques irréductibles ont prolongé cette belle journée par une heure de marche digestive bien agréable sur la plage d'Hendaye. " ( voir photos). Claudine A.

 

Photos :

Claudine B.

Claudine A.

Jean-Michel.

Mado.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:51
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Départ à l'heure dite pour les 14 participants direction la chapelle d'Olhette, où nous avons commencé à ressentir une atmosphère printanière qui nous accompagnera tout le long de ce très joli et accessible parcours .

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Un charmant chemin ombragé le long d'un ruisseau nous a conduits à une première venta Inzola.

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

puis au col Deskarga Handiko Lepoa où une pause, banane ou autre, ainsi qu'une boisson, fut la bienvenue, le soleil se mettant de la partie.
Chemin faisant, nous voici arrivés à la venta d'Inzola après avoir passé la borne marquant la frontière.
Une vue magnifique sur la côte, des Landes à l' Espagne, nous rappelle, si besoin était, la beauté du paysage entre océan et montagne.

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Après le contournement de la Rhune, nous nous dirigeons d'un pas alerte, en descente, vers notre lieu de restauration, à savoir la cabane des chasseurs de Vera, où nous avons pu poser nos sacs, nous attabler dehors et profiter de la vue vers la vallée de Vera, malgré un petit vent et le soleil qui a fait prendre quelques couleurs à certaines.

Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.
Flancs de Rhune depuis la chapelle d’Olhette vers la cabane des chasseurs de Vera. 27 février 2017.

Retour vers les voitures après 15 km et 450 m de dénivelé par un chemin quelque peu différent avec l'envie d'y revenir en été et déjeuner dans une des ventas.

Marie-Claude M.

 

Photos :

Claudine B.

Mado.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:01

Au menu du jour, ni plus ni moins que l'ascension du Larla depuis Bidarray. Notre guide avisé sait qu'il convient d'exploiter au mieux les fenêtres météo favorables. C'est pourquoi il a prévu un parcours «non-fictif», somptueux, sportif, sortant de l'épure initiale, et applaudi par ses 14 ouailles ravies de suivre son pas volontaire, que ça monte ou que ça descende. Le soleil, caché, n'atteindra la surface de cette noble contrée qu'en de rares occasions dans la journée. Cependant, nous avons choisi un parking (80 m) qui sera ombragé quand les arbres auront des feuilles. Aire de stationnement pratique, proche de la Nive, loin de l'Adour... Ici, on ne met pas le feu aux voitures. On préfère organiser nuitamment une ronde autour d'un radar mobile, glouton que la société civile fait rôtir comme San Pansart.

Vous dire notre chemin exact est délicat, tant on est frappés par la malignité de ceux qui ont tracé toutes ces voies.

Il est avéré que nous sommes passés à côté de la gare au quai fleuri de primevères, puis sur le pont médiéval. Franchi un nouveau pont, nous avons pris la route de Salati, décorée de mimosas, de nombrils de Vénus et ainsi fait un tantinet de goudron jusqu'à rejoindre Otsandaburua.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

C'est là que ça s'est gâté. On a pris pleine bille la crête qui s'élève vers la montagne d'Ineta. Vallons des deux côtés, l'un désert, l'autre grouillant de vie, sous la haute protection de l'église. En marche ! Certes, mais en équilibre sur un fil, parmi les bruyères, les chênes tauzins, les arbousiers et les fougères.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Juste sous Ineta, le promeneur trouve un carrefour marqué par une borde (370 m). Comme il ne peut plus aller droit devant, les jambes tremblantes devant cette montagne d'énormes rochers bruns, il prend à gauche après un temps de repos et de nourrissage. Le beau chemin descend un peu (295 m), ce qui repose le groupe toujours soudé et solidaire dans l'effort. Des ruisseaux qui dévalent de Phagaldeko Pareta constituent de petits obstacles liquides facilement enjambés, tandis qu'il faut souvent constater que les portes des checkpoints à brebis doivent être ouvertes puis fermées pour protéger les hellébores fleuris.

A une station d'eau d'Arrossa (347 m), on rejoint la route brièvement pour prendre une belle piste bétonnée qui semble réservée aux filles. C'est bien, le rose. Accord parfait avec le vert, le marron et les récentes balafres rageuses au fusain, un peu plus loin. Le Zeztokokaskoa est encore plus beau que jeudi dernier.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Nous avons vite fait de rejoindre Harretxeko borda (630 m), protégée par deux arbres, son talus accueillant et son toit renforcé. Il est presque l'heure du repas. Quelques randonneurs gardent l'endroit, alors qu'un détachement entreprend de voir d'où provient l'agitation au sommet dont nous apercevons le cairn.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Le Larla (705 m) est conquis alors que des bambins basques, déchaînés par leurs mères, font une sarabande autour du tas de pierres. Peu de vent. Température printanière. Tableau admirable admiré.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Retour à la borde où le couvert est mis. Bon repas. Desserts. Blagues, bonne humeur, peut-être en raison de la haute altitude.

Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.
Bidarray-Larla. Lundi 20 février 2017.

Il est temps de plier bagages, car on n'est pas de là. Et on cherche toujours de la graisse de marmotte de synthèse tant ces animaux sont craintifs en Basse-Navarre. Autre sujet de dispute : vaut-il mieux refroidir ou réchauffer ? Affaire de goûts et de circonstances. Descente presque par le même chemin, mais en tutoyant Kuxiborda (160 m). Au pont sur la Nive, un observateur aurait pu constater que chacun des membres de cette expédition était dans un état de fraîcheur étonnant. Le secret d'une bonne sortie : être plus en forme au retour qu'au départ. C'est réussi. Pourtant, on respire des larmes de paysage, une fine pluie de cendre qui macule aussi les trois voitures. Allez savoir pourquoi !

On se quitte en remerciant Jacques pour ce parcours plein de douceurs et en parlant de revoyure. Peut-être, d'ici-là, aurons-nous pu déguster de la langouille, charcuterie assez facile à fabriquer à la maison, pour peu qu'on ait sous la main un puits, un arbre, des allumettes, un couteau, un bœuf et un cochon.

Distance : 15 km. Dénivelé : 810 m.

Jean-Louis L.

Photos :

Mado.

 

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