Blog des randonneurs de l'association " Bayonne Accueille ", heureux de se retrouver une ou deux fois par semaine et de partager le plaisir de la rando dans ces si belles montagnes basques.
16 AU 23 MAI 2026.
Une histoire corse
Il était une fois, il y a fort longtemps, un pays qui s'appelait la Baionie. L'adjectif « accueillante » était alors systématiquement accolé à son nom, tant y vivre était doux et agréable. Ses nombreuses habitantes et moins nombreux habitants vivaient en parfaite intelligence. Jamais de querelles, ni de prises de bec, encore moins de racontars, tout n'était que paix et amour.
De nos jours où tout commence par des insultes et finit par des bombes, cela paraît d'autant plus incroyable que la Baionie Accueillante était à la fois un royaume et une république. La reine Anita régnait en reine tandis que le président Lionel, beau comme un Dieu, présidait en président, assisté des ses deux ministresses à tout arranger Maïté et Pierrette.
Notre histoire commence quand un jour de mai, Reine Anita fut visitée dans son sommeil par un ange qui lui reprocha de n'avoir jamais déplacé sa cour jusqu'à sa plus lointaine province, la Corse. À la décharge de la Reine, il faut expliquer que la Corse était une île perdue au milieu de la Méditerranée, au plus loin du royaume. Piquée au vif, Reine Anita publia le matin suivant une ordonnance conviant ses courtisanes et courtisans à préparer leurs armes et bagages pour s'envoler jusqu'à cette île dite de beauté.
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Le voyage fut long et difficile, il fallut se lever de très bonne – rectifions de très mauvaise ! – heure et endurer toute une journée les babillages de ses voisines et voisins sans compter le monologue d'un cocher corse que, comme le barde Assurantourix, les Bayonnais eussent aimé bâillonner mais en vain.
Tout cela fut vite oublié quand les courtisans se découvrirent royalement installés dans un château au jardin planté d'arbousiers. Ils se félicitèrent que la Reine, appuyée par le Président, eût pris la décision de les envoyer si loin. Jamais ils n'avaient vu une mer si bleue et un soleil si dardant à défaut d'être ardent les premiers jours.
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La ville où ils avaient pris leurs quartiers répondait au nom de Calvi. Bâtie sur un promontoire, sa citadelle dominait une baie en demi-lune dominée par des montagnes enneigées.
La reine souhaitait que ses courtisans découvrissent quelques-uns des magnifiques trésors recelés par cette île magique. Aussi le dimanche 17 mai 2026, elle convia les plus valides d'entre elles et eux (tous ne l'étaient pas) à l'accompagner à l'hommage qu'elle voulait rendre à Notre-Dame-de la Serra. Ce jour-là, ils étaient 25 à suivre leur reine. Il faisait beau, la température douce et agréable, le vent léger, toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette journée une réussite. La montée vers la chapelle se fit par un étroit sentier bordé d'arbustes odorants et de fleurs colorées qu'en l'absence de Mado l'incollable, personne ne savait nommer. De la chapelle, la vue sur Calvi et sa baie était magnifique. Les courtisans ébahis apprirent alors que Notre-Dame de la Serra avait été édifiée au XVe siècle sur l’emplacement d’un sanctuaire. Détruite par les Anglais lors du siège de 1794, elle fut reconstruite entre 1850 et 1860 avant d'être restaurée en 2017 et 2018. En 2022, la foudre détruisit la statue qui surplombait le paysage. Une nouvelle sculpture, reprenant à l'identique la précédente fut installée un an plus tard. À croire les ex-votos cloués au mur qui ceinturait le sanctuaire, Notre-Dame de la Serra semblait apporter le bien à ceux qui l'honorent et même opérer des miracles. Après cet hommage et un portrait de groupe vite fait bien fait, la reine proposa de poursuivre la marche jusqu'au phare de Revellata perché sur la presqu'île du même nom. Le cortège s'élança comme un seul homme (bien qu'il y en eût, exceptionnellement, davantage). Construit en 1838 sur ordre du roi Louis-Philippe et mis en service en 1844, le phare fut érigé pour guider les navires naviguant le long de la côte corse. Initialement équipé d'une lampe à huile et électrifié en 1932, il émet un feu à deux éclats blancs toutes les 10 secondes, avec une portée lumineuse de 18 milles marins (environ 33 kilomètres). Le sentier pour y accéder ne présentait aucune difficulté pour les courtisans habitués à suivre la reine dans ses aventures les plus folles. Le phare, hélas, n'était pas ouvert au grand public, fut-il mené par une reine, et le cortège dut rebrousser chemin. Il se consola en s'arrêtant quelques centaines de mètres plus loin pour pique-niquer à l'ombre de grands arbres. Le retour se fit de manière tranquille par un sentier en balcon longeant les plages d'Oscelluccia et de l'Alga.
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Une fois revenu à Calvi, le cortège s'arrêta dans une taverne où les plus assoiffés (tous) purent se désaltérer. Ils pouvaient se glorifier d'avoir marché sur près de 19 kilomètres avec une élévation de 500 m.
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LUNDI 18 MAI 2026.
la Reine et le président s'étaient entendus pour emmener l'ensemble des courtisans et des républicains en journée de découverte du Cap Corse et de ses plus beaux villages. Le scribe de cette chronique s'étant alors mis en grève, le récit de la journée vous est fait par Françoise. Jean-Philippe.
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8 h 30, nous quittons Les Arbousiers pour une journée de tourisme, à la découverte du Cap Corse.
De Calvi à Bastia
Impossible de passer par le golfe de Saint Florent en raison de l'effondrement d'un pont, ainsi notre chauffeur opte pour une traversée Ouest/Est par une route de montagne. On s'enfonce dans la Balagne profonde, les virages s'enchaînent offrant du grandiose sur les cimes environnantes.Urtaca, Novella... Ponte Nuovo avec les vestiges d'un pont gênois, témoin poignant d'une bataille qui mit fin aux rêves d'indépendance de Paoli...
A Biguglia, nous voici sur la plaine orientale, la lagune annonce l'arrivée sur Bastia.Courte halte pour une pause-café sur la grand place. Dans la puissance du marbre,Napoléon s'impose, en empereur romain...
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Jean-Marie tient à rafraîchir ses souvenirs, voir le vieux port et la cathédrale encadrés par de hautes maisons aux façades bien colorées. Un somptueux escalier à double volée de marches tente Jocelyne.Vite, montons ! A la découverte d'un jardin, romantique à souhait, le jardin Romieu avec ses statues, ses entrelacs de ferronnerie et ses vases de pierre. Un belvédère suspendu entre citadelle et grande bleue La Côte orientale
La route alterne des caps, des anses de sable fin protégées par des banquettes de posidonie. Nous traversons de vieilles pierres, des maisons aux toits de lauzes, des villages.
Erbalunga ! Pietracorbara! Une tour de guet veille sur chacun d'eux.
A 13 heures, pique-nique au port de Macinaggio. Sur les lignes de crête, tout un site idéal pour un parc d'éoliennes et au loin , la silhouette de l'île d'Elbe.
La Côte Ouest
La pointe franchie au Moulin de Matéi la route se corse -oui- c'est le cas de le dire... La roche tombe à pic dans la mer et la mer se fracasse en contrebas sur un littoral découpé, inaccessible. Pour le chauffeur, c'est un défilé de virages serrés qui l'oblige à utiliser le klaxon comme signal de sécurité. Pour nous, un spectacle inoubliable.
A Nonza, notre groupe s'ébroue parmi d'autres touristes et des motards vers la Paolina, tour carrée perchée sur un piton rocheux qui semble protéger les jardins de cédratiers et tout en bas, la plage, grise de rejets industriels...
Rue Padovani à la recherche d'un café ombragé, et en visitant l'incontournable église dédiée à Sainte Julie martyrisée, crucifiée et bienfaitrice du village..
Au Col de Teghime, vue jusqu'à Bastia. Un mémorial nous rappelle le rôle des goumiers marocains pour la libération de la Corse en 43...
Et à Ponto Nuovo tout le monde descend du car pour découvrir un surprenant village miniature, travail colossal, tout en pierres locales, un concentré de l'architecture corse...
20h 45, nous revoilà aux Arbousiers, et on se dit que le Cap Corse lui aussi...<<c'est un roc ! c'est un pic, c'est un cap ! que dis-je c'est un cap ? c'est une péninsule !>> FL
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MARDI 19 MAI 2026.
Sortis du lit encore une fois à potron-minet, les courtisans marcheurs baillaient à s'en décrocher la mâchoire. La veille, la journée avait été longue, très longue et il fallait qu'il remissent le couvert ou plutôt les bâtons pour une découverte de la vallée de Bonifatu, traversée par le fleuve la Figarella. Heureusement, un demi-coche avec un cocher demi-mutique (ouf !) les attendait pour les conduire à l'auberge de la Forêt, point de départ de la marche.
Marie-Jeanne commença à râler parce que celle-ci (la marche) commençait par une descente, ce qui sous-entendait une remontée au retour, mais retrouva vite le sourire à la vue de la passerelle qui enjambait le fleuve et surtout du petit sentier qui s'élevait sur le flanc de la montagne à travers le maquis. Maquis que le prince Roland Bonaparte décrit ainsi dans son « Excursion en Corse » : « Le maquis, l'impénétrable maquis [est] formé de chênes verts, de genévriers, d'arbousiers, de lentisques, d'alaternes, de bruyères, de lauriers-tins, de myrtes et de buis, que relient entre eux, les mêlant comme des chevelures, les clématites enlaçantes, des fougères monstrueuses, des chèvrefeuilles, des cistes, des tamarins, des lavandes, des ronces, jetant sur le dos des monts une inextricable toison. »
Le soleil tapait fort et les courtisans étaient fort aise de grimper à l'ombre de tous ces arbres, arbustes et plantes formant ledit maquis. Un instant, le cortège croisa même le GR20, mythique chemin de randonnée qui traverse une partie de la Corse du Nord au Sud et d'Ouest en Est. Le panorama, est-il besoin de le préciser, était splendide, le regard portant à des dizaines de kilomètres et donc sur la mer. Sur le coup de midi, la Reine proposa à ses sujets de s'arrêter pour se restaurer. Certains eurent aimé prolonger la pause par une sieste mais non, ce ne fut pas autorisé. La vie de courtisan n'est pas de tout repos, loin s'en faut. La descente se fit à pas tranquilles sans à-coups avant de retrouver la Figarella sur les berges de laquelle lézardaient quelques autochtones cherchant à bronzer. L'invite à plonger dans le courant ne trouvant aucun amateur dans le cortège, celui-ci poursuivit son chemin jusqu'à l'auberge de la forêt où les assoiffés purent s'abreuver avant de reprendre le demi-coche qui les ramena à leur lieu de villégiature.
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MERCREDI 20 MAI 2026.
rebelote. C'est reparti pour un lever à potron-minet et un convoyage en demi-coche jusqu'à un site distant de cinq lieues. La Reine avait prévu de rendre visite à trois villages perchés au-dessus de la plaine d'Aregno : Corbara, Pigna et Sant Antonino où une rencontre était prévue avec celles et ceux qui préféraient le coche à la marche à pied. Au total 14 km avec un dénivelé de 610 mètres. Le ciel était bleu azur et le soleil encore plus ardent que la veille. Certains courtisans commencèrent par commettre le pire crime de lèse-majesté qui fût : partir droit devant sans se soucier de la Reine qu'ils osèrent laisser derrière eux. Les malheureux ! les goujats ! La punition fut immédiate : à la bifurcation suivante, la Reine les laissa prendre une cinquantaine de mètres d'avance avant de les rappeler. Que personne ne l'oublie : non seulement la Reine règne mais la Reine doit rester à jamais la première ! Très vite, le chemin commença à s'élever et les courtisans à transpirer. Mais la félicité se lisait sur les visages tant marcher dans un tel cadre était un plaisir.
Parvenu à Corbara, le cortège s'enfonça dans le village en direction de la chapelle Notre-Dame des Sept-Douleurs, haut perchée à son sommet. Aménagée au XVIIIe siècle sur les vestiges d’une ancienne fortification, celle-ci a été bâtie à l’emplacement de la salle d’armes de l’ancien « castel » des seigneurs Savelli, construit au Moyen Âge et achevé vers 1375. La chapelle elle-même fut établie en 1700, puis bénie en 1702.
Le cortège n'alla pas jusqu'à elle, la Reine préférant ménager les forces de ses sujets. L'on redescendit alors jusqu'au parvis de l'église A Nunziata où un nouveau portrait de la troupe fut pris. Classée monument historique, l’église possède de très belles œuvres, comme un superbe ensemble composé de trois autels en marbre de Carrare de style baroque (1747-1751) classé, attribué au maître Pietro Cortesi. Des toiles de l’école italienne de Gênes (2e moitié du XVIIe siècle) ornent les chapelles latérales. Mais aussi une chaire en bois sculpté polychrome de 1750 classée à l’inventaire des monuments historiques ; ou encore un orgue baroque (1890) œuvre des facteurs d’orgues Agati-Tronci et dont la tribune a été réalisée par Antone Giuseppe Saladini de Speloncato au cours de la première moitié du XIXe siècle.
Après une légère collation, le cortège repartit en direction de Pigna. Perché à 224 mètres d’altitude, ce village aux maisons de pierre et aux volets bleus a su préserver son âme. Entièrement piéton, il invite à la flânerie dans son dédale de ruelles pavées, les “ricciate”. Il est devenu un refuge pour de nombreux artisans et musiciens. Cette vocation artistique et culturelle a permis la renaissance du village, qui a mis en place une rénovation respectueuse des techniques anciennes. Aujourd’hui, cette dynamique se traduit par une vie locale animée et un patrimoine soigneusement entretenu, faisant de Pigna une étape singulière en Corse.
Il restait encore à visiter le dernier village de la journée, Sant'Antonino qu'on atteignit par un beau sentier de montagne offrant une vue magnifique sur la côte. Nid d'aigle accroché à un piton de granit à près de 500 mètres d'altitude, Sant'Antonino est l'un des plus ancien villages de Corse et l'un des plus hauts de la Balagne. Ruelles, passages couverts et maisons se fondent avec le roc. Depuis les vestiges de l'ancien castello, la vue sur la plaine et sur la mer était splendide. La Reine permit à ses sujets de s'égailler dans le village, libre à chacun de choisir son lieu pour se restaurer. Comme prévu, le cortège des courtisans marcheurs retrouva celui des non-marcheurs arrivé par coche. Après moult effusions, les premiers entamèrent leur redescente vers Pigna par un autre sentier beaucoup plus pentu et caillouteux qui, le traître, fit tomber Maïté, la ministresse secrétaire. Elle se releva fort égratignée mais reprit le chemin, courageusement.
Après une courte visite de Pigna, les courtisans poursuivirent leur descente pour retrouver leur coche qui les attendait là où il les avait déposés le matin. Sur le trajet, l'on s'esbaudit au spectacle de tondeurs de moutons qui s'acquittaient de leur tâche avec une rapidité et un maestria étonnante : moins de 40 secondes pour un rasage intégral de la tête aux pattes, maillot compris !
Les jambes étaient lourdes et les organismes fatigués, ce fut avec bonheur que les courtisans posèrent leur séant sur les coussins rembourrés du coche. Ils avaient tout de même parcouru près de 14 kilomètres avec un dénivelé de quelque 600 mètres !
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JEUDI 20 MAI 2026.
la Reine avait laissé quartier libre à ses courtisans, chacun put choisir son activité sportive, touristique ou fainéante.
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VENDREDI 20 MAI 2026.
. Pour la dernière journée pleine en Corse, la Reine avait décidé de ménager ses sujets avec une marche, longeant à fois la pinède et la mer, afin de découvrir les vestiges du patrimoine bâti, la tour carrée de Caldanu et la tour ronde de Spano. L'on prit une drôle de double calèche montée sur rail qui avançait on ne sait trop par quel sortilège (il n'y avait pas de chevaux) qui déposa les courtisans quelques lieues plus loin. Ils prirent alors un sentier qui serpentait le long de la côte. Il faisait chaud, le vent qui soufflait les premiers jours était tombé et les courtisans transpiraient à grosses gouttes. L'on arriva assez rapidement à la tour de Caldanu. Érigée entre 1591 et 1592 pour protéger la population des raids barbaresques, elle se distingue par son architecture carrée, contrairement à la majorité des autres tours de l'île qui sont rondes. Détruite en grande partie par la marine anglaise en 1794, elle ne fut jamais reconstruite. Après une courte pause, le cortège repartit en direction de la tour de Spano où ils furent récompensés par une vue imprenable sur l'horizon infini de la Méditerranée. Là, les falaises rocheuses se dressaient fièrement , tandis que les embruns salés dansaient dans l'air, créant une atmosphère vibrante et revigorante. Perchée sur les falaises abruptes de la pointe de Spano, la tour génoise témoignait du riche héritage historique de la Corse.
Le cortège poursuivit sa marche entre rochers, sables et plages jusqu'à parvenir à une crique qui faisait face à une minuscule île que seuls des oiseaux peuplaient. Il était tôt, très tôt, onze heures venaient à peine de sonner mais ordre fut donné de se restaurer. Les courtisans s'éparpillèrent à travers les rochers, profitant du soleil qui réchauffait leur peau et jouissant de la magnifique vue sur la baie de Calvi.
Après une longue pause, le cortège prit le chemin inverse afin de regagner leur château non sans faire un long et nouvel arrêt dans une taverne bâtie au bord de l'eau permettant aux plus intrépides de se tremper dans l'élément liquide et au président de clamer sur son postérieur que oui, s'il y en avait un qui était beau comme un Dieu, c'était lui. La reine ne prit pas ombrage de son hubris, préférant inviter ses sujets à profiter de leur félicité. Après une pause, Reine, président et sujets reprirent la double calèche qui les avait convoyés le matin.
Le soir, vêtus tout de blanc et rouge comme on le faisait dans leur province basque lors des fêtes, les courtisans célébrèrent leur dernière soirée ensemble en Corse, remerciant la Reine pour ses innombrables bienfaits ainsi que les ministresses du président qui avaient beaucoup œuvré pour la réussite de cette expédition. L'on ne pleura pas mais à la pensée de se séparer beaucoup de cœurs se serrèrent. L'on jura de se retrouver bientôt !
Jean Philippe.